<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155</id><updated>2012-02-10T14:32:18.661+01:00</updated><category term='Psychiatrie Française'/><category term='Chögyam Trungpa'/><category term='Amour'/><category term='A voir'/><category term='Lacan'/><category term='Zen'/><category term='Francisco Varela'/><category term='Bouddhisme Actualités'/><category term='Mindfulness'/><category term='Non-Moi'/><category term='Psychologie Bouddhiste'/><category term='Bouddhisme et Médecine'/><category term='Méditation'/><category term='Ecole Occidentale de Méditation'/><category term='Psychanalyse'/><category term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><category term='Association Jeunes-Psy'/><category term='Philosophie'/><title type='text'>Psychologie et Méditation</title><subtitle type='html'>L'espace de l'écoute ouverte et de la parole juste</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>61</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-2353092423951139716</id><published>2012-02-08T22:18:00.003+01:00</published><updated>2012-02-08T22:28:48.352+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><title type='text'>Les prisons privées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Xc_MPj7tmnw/TzLogmMo98I/AAAAAAAAAN8/iN9UfJj42HY/s1600/bouddhageneve.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 298px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Xc_MPj7tmnw/TzLogmMo98I/AAAAAAAAAN8/iN9UfJj42HY/s400/bouddhageneve.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706879324538861506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une fois n'est pas coutume, j'ai la grande joie d'ouvrir ce mois-ci la rubrique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychologie&amp;amp;Méditation&lt;/span&gt; à ma chère collègue Anne-Céline Karli, qui nous livre ce passionnant article sur nos "prisons privées". Qu'elle soit ici remerciée chaleureusement pour son travail !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …nous fervents tueurs d’êtres réels dans la personne successive de notre chimère. Magie médiate, imposture, il fait encore nuit, j’ai mal, mais tout fonctionne à nouveau. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;René Char, Partage Formel&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Rêve et réalité se livrent parfois un combat acharné qui, comme le dit le poète, nous fait tuer le réel au profit d'une chimère ; loin de nous libérer, ce mouvement nous emprisonne. Les prisons de notre esprit sont privées car, à moins de souffrir d’une grave maladie psychique, les menottes et les chaînes de notre folie intime ne se voient pas. Elles ne se voient pas de l’extérieur, et nous y sommes aveugles nous-mêmes. Comme des êtres nés en captivité, nous ignorons l’immensité du monde en dehors de la cellule qui nous a vus naître. Pourtant, nous avons tant et plus de moments où, absorbés dans la douce chaleur d’un rayon de soleil filtrant de la fenêtre au sommet du haut mur, nous goûtons à cet abandon hors de la conscience de soi, qui enfin abroge les limites -conceptuelles- entre soi et l’autre, soi et le monde, soi et la réalité. Naît-on vraiment en captivité ? Disons que la liberté dans laquelle nous naissons est à soutenir, tandis que tout le matériel pour construire les murs d'enceinte est à disposition. Comment se retrouve-t-on coupé de l’immensité et de l’intensité de la réalité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Construction de la prison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La fuite devant l’intensité de la réalité de la souffrance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Observons ce qu'il se passe au travers d'un exemple, la tristesse. Un enfant vit un drame intime, et pleure à chaudes larmes. La réaction de l’adulte, qui ne peut vivre sa propre tristesse, déjà emmurée, hypothèque celle-ci et tente le divertissement, la consolation ou la réprimande. Des manèges qui, à leur manière particulière, laissent entendre à l’enfant que vivre la tristesse dans sa plénitude est une attitude à bannir. Salutaire affirmation des enseignements bouddhistes (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dharma&lt;/span&gt;) qui proclament la réalité de la souffrance et nous guérissent d’une publicité mensongère et omniprésente pour le bonheur standardisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’identification aux pensées qui nous traversent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un air de musique en tête, si lancinant… une ritournelle… voici ce que sont nos pensées. Sans que l’on ne s’en aperçoive, nous leur donnons figure de réalité, et allons agresser quelqu’un contre lequel nous avons des griefs imaginaires. Dans sa nouvelle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Terrier&lt;/span&gt;, Franz Kafka nous invite à regarder le phénomène tout à fait stupéfiant du solipsisme, l’enfermement solitaire. Fabrice Midal en a donné une lecture passionnante lors de son séminaire « Cessez de Rêver les yeux ouverts, pour une spiritualité laïque », en août 2011. Le malaise que nous ressentons à la lecture du texte est saisissant, car Kafka réussit à nous placer en observateurs de notre propre esprit, cet esprit incessamment aux aguets, telle une bête traquée dans un labyrinthe. Le discours intérieur de l’animal nous attendrit car nous reconnaissons bientôt la vaine agitation de notre esprit tentant de se prouver à lui-même qu’il existe : « Cogito ergo sum ». C’est la claustrophobie de la logique donnant un sens de certitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La passion que nous vouons à cette image de nous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Chögyam Trungpa parle d’une tour de contrôle, qui nous scrute en permanence. La psychanalyse parle de Surmoi tyrannique qui nous hait, que nous haïssons, et à qui nous faisons mine de prêter allégeance… Cela nous occupe tant que nous oublions que rien de tout ceci n’a la moindre consistance. C’est le leurre le plus profond et le plus dangereux de l’humain. Il condamne à l’agression et à la défense, à l’esprit de vengeance et à un rapport comptable, évaluateur, entre les êtres. Jacques Lacan, dans son texte célèbre des Ecrits « Le Stade du miroir comme formateur de la fonction du Je » aborde la problématique de l’enfant se découvrant et s’aliénant tout à la fois dans l’image de lui perçue dans le miroir. Cette image devient « l’instance du moi (…) dans une ligne de fiction, à jamais irréductible pour le seul individu (…) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coupés de la tristesse et de la souffrance qui nous traverse tous en tant que nous sommes humains, enivrés de rêveries qui viennent nous donner l’illusion que nous sommes bien vivants, et amoureux passionnés de l’image de nous qui en résulte, nous sommes ainsi agités dans l’espace bien restreint de notre prison. Le désespoir, l’angoisse et le sentiment d’être privés de direction dans un monde clos nous asphyxie. Là est le véritable drame. Nous avons besoin d’air ! La psychanalyse et la pratique de la méditation, dans sa tradition la plus haute, pensent tant cet enfermement que les moyens de s’en délivrer. L’une et l’autre comportent le risque de bouleverser les croyances que nous avions construites : vivre est dangereux, le « moi » existe, les pensées sont la réalité. C’est le prix à payer pour connaître une plus grande liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La psychanalyse : écouter la parole qui parle, se libérer du discours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse ouvre un espace qui est un lieu utopique, au sens positif du mot, le lieu du mythe et de l’inconscient. L’espace analytique est singulier car il n’appartient en propre à aucun des protagonistes de la scène. Le divan, dispositif si étrange et si plein d’intuition de Freud, élude la confrontation des deux partenaires du couple analytique. La tentation d’avoir raison – raison sur un point, mais aussi et surtout raison de l’autre qui agresse, dans sa différence, la certitude que je suis tout –, active dans le face à face banal du quotidien, n’a là plus aucune prise. L’écart entre le thérapeute et son patient va constituer cet espace « non-moi » dont parle le psychanalyste anglais D.W. Winnicott : « Il est utile, selon moi, d’envisager une troisième aire de l’existence qui n’est ni dans l’individu, ni au-dehors, dans le monde de la réalité partagée. On peut imaginer que ce mode d’exister intermédiaire se situe dans un espace potentiel, niant l’idée d’espace et de séparation entre le bébé et la mère ainsi que tout ce qui résulte de ce phénomène. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet espace, nous ne considérons pas qu’il soit conditionné à la relation primaire mère-enfant, mais existe en tous lieux de l’expérience humaine. Dans l’analyse, le dispositif encourage cet espace potentiel, lieu d’émergence de la créativité, comme une toile blanche… qui sera aussitôt remplie de fantasmes et de paroles. Les interprétations de l’analyste éclairent d’un sens nouveau tout le dit et le su, les rotondes et les impasses du terrier. Cette petite entaille répétée dans l’édification de la statue à la gloire de notre moi, à mesure qu’elle se produit, irrite, interpelle, puis désarme. Le discours est, au plan du langage, l’équivalent des murs de la prison névrotique ou des parois du terrier de Franz Kafka. La parole qui parle, déprise du moi imaginaire qui se défend, sourd de ce lieu autre, provoque libération et émerveillement. Elle crée. A la parole déployée dans l’espace de la cure psychanalytique répond le silence vivant de la pratique de la méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La méditation : de l’attention naît la bienveillance qui donne allant et confiance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;S’asseoir en silence, écouter la vie nous traverser, battre sa mesure. Y être sourd, puis revenir. Voir surgir des histoires, des désirs, des peurs, de la colère, des personnes, une tonalité, et même des monstres… tout en étant assis sur un coussin, sans bouger. Se poser la question : que dois-je faire ? Rien. Juste être le souffle… quel soulagement ! Sentir que l’on est, explorer l’intelligence que recèle le corps entier dans la pratique, ce corps que nous utilisons au lieu de l’habiter. La clarté naît qui offre une aspiration fraîche et vivante ; c’est la véritable pensée, qui n’appartient pas à un moi, mais est cette prajna ou « intelligence non-née » chère aux enseignements du mahayana. Nos prisons privées, nous ne pouvons en dissoudre les barreaux qu’en prêtant attention à l’espace plein et serein qui nous porte, où que nous soyons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et recommencer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Puis l’obstruction, le « déval », la prison de la névrose… reviennent. Mais les murs sont comme plus éloignés, l’air est plus respirable, l’élagage crée davantage de perspective malgré la masse de la canopée, les mots sonnent un peu plus juste. Lorsqu’on a vu et entendu, pris en soi cet espace qui nous ouvre, une fermeture radicale semble moins à craindre. Il est toujours possible d’oublier, bien sûr. Mais le perdre définitivement ne semble pas possible. A défaut de faire tomber les murs d’une seule poussée, ouvrons d’ores et déjà les fenêtres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Céline Karli est psychologue clinicienne, praticienne attachée des Hôpitaux de Paris, pratiquante de méditation à L’Ecole Occidentale de Méditation, fondatrice de l’association Jeunes&amp;amp;Psy, instructrice de MBCT.&lt;br /&gt;Pour lui écrire :   &lt;a href="http://www.blogger.com/ac_karli@yahoo.fr"&gt;ac_karli@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Article paru dans le journal Bouddhisme Actualités N°143 février 2012&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-2353092423951139716?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/2353092423951139716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2012/02/les-prisons-privees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2353092423951139716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2353092423951139716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2012/02/les-prisons-privees.html' title='Les prisons privées'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Xc_MPj7tmnw/TzLogmMo98I/AAAAAAAAAN8/iN9UfJj42HY/s72-c/bouddhageneve.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1504339195200522986</id><published>2012-01-08T17:45:00.003+01:00</published><updated>2012-01-08T18:01:51.182+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><title type='text'>Apprendre à méditer, avec Fabrice Midal</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-gG6Yd9ah2-g/TwnKI5W_sUI/AAAAAAAAANw/45BsZW0FoiY/s1600/Image%2B1.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 309px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-gG6Yd9ah2-g/TwnKI5W_sUI/AAAAAAAAANw/45BsZW0FoiY/s400/Image%2B1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695305457971736898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La nouvelle année débute, voici le moment venu de prendre de bonnes résolutions. Certaines sont plus fondamentales que d’autres et vous avez peut-être décidé de mettre en application un de vos souhaits les plus chers : apprivoiser votre propre esprit et apprendre à méditer. Il est parfois difficile de s’orienter parmi les innombrables courants méditatifs ; par chance la technologie offre l’opportunité de recevoir un instructeur chez soi ! Il existe enfin un CD audio pour aider ceux qui veulent découvrir la méditation et la pratiquer pour de bon. Fabrice Midal est philosophe et enseignant bouddhiste, auteur d’une œuvre importante avec « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel bouddhisme pour l’Occident ?&lt;/span&gt; » (Seuil, 2006), « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et si de l’amour on ne savait rien ?&lt;/span&gt; » (Albin Michel, 2010), « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi la poésie ? &lt;/span&gt;» (Pocket, 2010) ou « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;50 fiches pour comprendre le Bouddhisme&lt;/span&gt; » (Bréal, 2011). L’enjeu de son travail est d’ouvrir un chemin de méditation qui soit fidèle à l’esprit de notre monde moderne, c’est pourquoi il a fondé &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/fr/accueil.html"&gt;L’Ecole Occidentale de Méditation&lt;/a&gt;. Il propose une méthode accessible à tous, éditée en octobre 2011 chez &lt;a href="http://www.audiolib.fr/livre-audio/meditations-12-meditations-guidees-pour-souvrir-soi-et-aux-autres-de-fabrice-midal-lu-par-fabrice-midal"&gt;Audiolib&lt;/a&gt;. L’invitation vous est lancée de pratiquer en sa compagnie grâce à douze méditations guidées, idéales pour débuter la pratique et en découvrir sans cesse de nouveaux aspects. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;A la découverte de la présence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le coffret « Méditations » est conçu de manière pédagogique. Les douze pratiques sont enregistrées sur le vif. C’est un point important qui place d’ores et déjà le projet d’Audiolib dans une autre dimension, par rapport à d’autres supports de pratique préenregistrés, écrits, lus par des comédiens et non vécus.  Fabrice Midal, assis sur son coussin, décrit l’expérience de méditation où il entre, et montre à l’auditeur la voie à suivre pas à pas pour s’y plonger à son tour. Les instructions suivent une progression tout à fait palpable au fil de l’écoute. Les découvrir l’une après l’autre au fil des jours permet d’entrer dans une expérience qui s’amplifie, invitant à transformer notre attitude avec douceur. « La voie de la pratique de la méditation est la découverte de la présence », souligne Fabrice Midal. Il nous propose un véritable chemin dans la présence – un chemin libre, et libérateur. Les instructions, assez courtes (de dix à quinze minutes), ouvrent  à une large palette de pratiques : des bases de la posture et de l’attention au corps jusqu’à l’ultime développement de l’amour bienveillant, et de la méditation assise à la méditation en marchant. La liste des thèmes évoqués dans ces 12 pratiques guidées donne un aperçu de la vaste gamme d’expériences que recouvre le terme de « méditation ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le timbre calme et chaleureux de Fabrice Midal ouvre un espace propice à la méditation pour nous y poser avec plénitude. Comme lorsqu’il annonce, « Vous ne pouvez pas rater la pratique. Il n’y a rien à réussir. Juste être. ». Le bouddhisme accorde une totale confiance en la présence. « Juste être » en est un signe clair. Non pas être ceci ou cela, fabriquer une expérience, la modifier, mais se reposer entièrement sur ce qui est. C’est un des paradoxes étonnants de découvrir que la transformation s’opère par le fait de laisser les choses être ce qu’elles sont, sans rien manipuler. A partir de ce point de stabilité non fabriqué, « nous découvrons qu’il est possible d’intégrer les principes de la méditation dans notre vie, telle quelle, tels que nous sommes. » Votre instructeur à domicile vous encourage et vous montre le point crucial à regarder dans votre pratique. Evidemment, rien ne remplace une transmission directe de quelqu’un qui vous parle de manière personnelle, de sa propre méditation et de ce qu’il voit de la vôtre. Mais le coffret « Méditations » est ce que j’ai connu qui s’en rapproche le plus. Pour les nombreuses personnes qui pratiquent seules chez elles, c’est une solution réelle et vivante. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Avec simplicité et profondeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La simplicité avec laquelle Fabrice Midal présente la pratique est révélatrice de son approche, qui se veut à la portée de chacun sans céder à la facilité. Il insiste sur le fait que la méditation ne demande aucune compétence particulière, ni préparation physique ni connaissance intellectuelle. C’est le ‘b-a ba’ de la présence à soi, aux autres et au monde qui nous est ici rappelé. Car la connaissance intime de la méditation, chacun la porte en lui. Prenons quelques exemples chers au fondateur de &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/fr/ecole-occidentale-meditation.html"&gt;L’Ecole Occidentale de Méditation&lt;/a&gt;. Lorsque nous sommes placé devant un tableau ou que nous écoutons un morceau de musique, la grandeur et la beauté de certaines œuvres nous ramènent au présent. L’art nous vivifie et rend le monde plus réel, plus précis, spacieux ou chaleureux. Ou encore, lorsque nous marchons dans la forêt, et que nous nous sentons pleinement attentifs à notre environnement, que nous ne sommes plus séparés de ce qui se passe dans la nature, que nos pensées ne sont plus un ressassement sans couleur mais un écho à la réalité ; voici une autre expérience spontanée de l’esprit méditatif. Ou bien, lorsque nous sommes auprès de quelqu’un qui nous touche et que nous aimons, auprès d’un ami très cher, nous sommes dans une certaine forme de présence semblable. La méditation consiste alors à reconnaître, cultiver, apprivoiser cette présence ouverte.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En ce sens, et cet &lt;a href="http://www.audiolib.fr/livre-audio/meditations-12-meditations-guidees-pour-souvrir-soi-et-aux-autres-de-fabrice-midal-lu-par-fabrice-midal"&gt;Audiolib&lt;/a&gt; parvient remarquablement à le faire toucher, la méditation est ce qui nous appartient en propre, ce qui nous est le plus proche. « Méditer, c’est comme rentrer à la maison. Et nous en avons tous besoin. » Revenir enfin chez soi et cesser de s’égarer plus avant, telle est l’invitation bouleversante de la méditation. Et tout être humain a la possibilité d’entrer pleinement dans la vérité de la pratique. Si Fabrice Midal présente la méditation de manière simple, sans religiosité ni exotisme, ce n’est pas pour rendre la pratique plus facile ou l’adapter aux Occidentaux, mais pour toucher la quintessence de cette voie de la présence. La profondeur réside justement dans l’approche directe des choses, pas dans les complications au sujet de la réalité. L’expérience nue et sans idées préconçues, voilà le garant de l’authenticité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;A vos coussins !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Méditer est désormais à la portée de chacun. Audiolib offre une occasion unique de suivre les indications précises fournies dans deux disques de méditations, au fil des douze instructions données par Fabrice Midal. Vous apprendrez à y cheminer à votre rythme, selon ce que requiert votre pratique à un certain moment. Quant au livret de 64 pages de Méditations, il répondra à toutes les questions que vous avez toujours eues sur la méditation sans jamais oser les poser. Que ce soit sur les origines de cette pratique, sa découverte par le Bouddha, son rapport à la poésie, à la laïcité et aux défis de l’action dans le monde. Mais il aborde tout aussi bien les détails les plus concrets du quotidien, du mal de dos à l’assoupissement, du matériel le plus adapté à l’heure idéale pour une séance. Pour commencer à méditer, le plus important est de s’asseoir sur un coussin et d’entrer en rapport à son corps, à son souffle, à son esprit. Les trois indissociablement liés. Nous sommes alors naturellement alertes, la posture est digne, nous sommes assis en rapport à la terre, le dos droit et la tête en rapport au ciel. Le sens profond de la méditation n’est pas de chercher le confort, ni physique ni mental, car « la méditation est là pour vous faire toucher un sens de liberté plus grand. Elle est là pour vous éveiller ». Le chemin a beau être sans but, on voit à quel point la vision qui le soutient est ample. Ce guide pratique pour méditer dans la vie de tous les jours est une aide précieuse. L’essentiel est entre vos mains pour asseoir une pratique solide. Vous saurez tout sur la méditation, il ne vous reste plus qu’à sauter le pas. Bonne année 2012 et… bonne pratique !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nicolas D’Inca&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Le Chemin de la Méditation »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un stage pour apprendre à méditer, dirigé par Fabrice Midal, du 27 au 31 janvier 2012. Méditations guidées, enseignements, rencontres, moments de célébration…  Un séminaire de quatre jours en Normandie pour retrouver le goût de l’essentiel, toucher le ciel, s’ancrer dans la terre. Ce programme est spécialement conçu pour les débutants et pour tous ceux qui souhaitent “revivifier” leur pratique. Tarif 460 euros (repas et hébergement inclus). En cas de difficultés financières, n’hésitez pas à nous contacter. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Renseignements et inscriptions :  &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;http://www.ecole-occidentale-meditation.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A écouter :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;« Méditations. 12 méditations guidées pour s’ouvrir à soi et aux autres », par Fabrice Midal (2 CD audio et un livret de 64 pages), Audiolib, 2011. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Disponible dans toutes les librairies traditionnelles et les librairies en ligne, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.audiolib.fr/"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;http://www.audiolib.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Article publié en une de couverture du journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;, N°142 Janvier 2012. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1504339195200522986?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1504339195200522986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2012/01/apprendre-mediter-avec-fabrice-midal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1504339195200522986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1504339195200522986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2012/01/apprendre-mediter-avec-fabrice-midal.html' title='Apprendre à méditer, avec Fabrice Midal'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-gG6Yd9ah2-g/TwnKI5W_sUI/AAAAAAAAANw/45BsZW0FoiY/s72-c/Image%2B1.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8499153173760524480</id><published>2011-12-29T15:01:00.004+01:00</published><updated>2011-12-29T15:18:02.950+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>La Visite des Monstres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-wqQclpeiO7w/TuNJlVlLzJI/AAAAAAAAAC4/GZXOyyttlf8/s1600/Livre.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 251px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-wqQclpeiO7w/TuNJlVlLzJI/AAAAAAAAAC4/GZXOyyttlf8/s320/Livre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684468060468792466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'Ecole Occidentale de Méditation organise un événement autour du livre de Bruno Tyszler  paru  aux Editions du Grand Est, qui a donné lieu à un article "Affronter ses monstres intérieurs" dans ces colonnes. Ceux qui avaient assistés  au colloque de l'association &lt;a href="http://www.jeunes-psy.com/"&gt;Jeunes&amp;amp;Psy&lt;/a&gt; intitulé &lt;a href="http://philosophies.tv/spip.php?rubrique12"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au-delà du Moi, la liberté ?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en novembre 2010 auront la joie de retrouver nombre de nos intervenants. Notons que cette journée s'annonce être une véritable petite "fête de la pensée", les champs de la Psychanalyse, de la Philosophie et de la Méditation y étant dignement représentés.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vous  trouverez dans ce post, après les informations sur le colloque &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;La Visite des Monstres&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, un article du  psychanalyste Jean-Jacques Tyszler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Colloque exceptionnel, le 7 janvier 2012 à Paris&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Réunissant  :  Ingrid Auriol, agrégée et docteur en philosophie. Jean-Jacques  Tyszler, psychiatre et psychanalyste, président de l’ALI (Association  Lacanienne Internationale).  Michel Cazenave, écrivain, philosophe et  poète, directeur du Cercle Francophone de Recherche et d'Information  C.G. Jung (&lt;a href="http://www.cgjung.net/actualite/cefri-jung-programme-2011-2012.htm"&gt;CEFRI  Jung&lt;/a&gt;).  Fabrice Midal, enseignant de méditation bouddhiste à &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;L'Ecole Occidentale  de Méditation&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Date:  Samedi 7 janvier 2012, 15h à18H  &lt;br /&gt;Lieu:   Institut Hongrois, 92 rue Bonaparte, 75006 Paris, Métro Saint  Sulpice. &lt;br /&gt;Inscription : Entrée gratuite mais inscription obligatoire  auprès de Marie-Laurence Cattoire  marie-laurence@cattoire.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;La visite du monstre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur :  Jean-Jacques Tyszler, posté le 27/11/2011.&lt;br /&gt;Disponible sur le site de  l'&lt;a href="http://www.freud-lacan.com/"&gt;Association Lacanienne  Internationale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre époque se cherche à nouveau des  monstres.&lt;br /&gt;Ordre est donné de les repérer et de les isoler.&lt;br /&gt;Nous  oublions surtout, au-delà de l’événement qui a suscité à juste titre de  l’émoi, mais que nous ne pouvons commenter directement sans élément  clinique précis, que le « monstre » est d’abord en chacun de nous. Que  l’homme soit comme le dit le dicton « un loup pour l’homme » n’est pas  une découverte de la psychanalyse. Freud a simplement souligné combien  la haine et la pulsion de destruction sont toujours prêtes à s’embraser  sous le mince vernis de civilisation. Il faut relire son superbe texte «  Pourquoi la guerre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai néanmoins qu’il existe une  psychopathologie : nous ne sombrons pas tous sans résistance dans le  crime sauf à être engagé dans le tourbillon de « la psychologie des  foules ».&lt;br /&gt;D’où nous viennent les connaissances sur ce qui distingue  folie et perversion ?&lt;br /&gt;Nous pouvons en première approximation proposer  deux grands fils :&lt;br /&gt;_ Du côté de la psychiatrie classique celui tiré  de l’ouvrage de référence de Krafft-Ebing et de son catalogue exhaustif  des perversions et des illustrations cliniques.&lt;br /&gt;_Du côté de la  psychanalyse celui des « Trois essais sur la sexualité » de Freud et de  la notion absolument inadmissible encore aujourd’hui de la « perversité  polymorphe de l’enfant ».&lt;br /&gt;Aujourd’hui l’enfant est devenu un ange  agressé par les figures du père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de l’expertise  psychiatrique, si facilement ridiculisée désormais dans les médias, deux  positions ont vu historiquement le jour. La première est celle incarnée  par le continuateur de Krafft-Ebing, un nommé Moll, qui se contentait  de décrire les diverses manières pour l’humain de parvenir à la  jouissance sans leur accorder un jugement de valeur. Cette position  purement descriptive n’a pas eu de suite dans le discours social sauf à  évoquer la place destinée au corps sous l’angle du slogan « mon corps  m’appartient et j’en fais ce que je veux bien ».&lt;br /&gt;La seconde position  qui semble aujourd’hui faire retour est celle de Dupré défendant en 1912  au congrès de Tunis la thèse de la constitution perverse et de sa  légitime prévention sociale. Cette position, moralisatrice explique que  certains comportements sont l’indice d’une perversité qui conduira  inéluctablement à des délits.&lt;br /&gt;Nous entendons bien cette tentation du  tout sécuritaire au profit d’une protection sociale qui n’est néanmoins  pas totalement assumée comme telle par la société civile.&lt;br /&gt;L’expertise  psychiatrique a bien entendu poursuivi son travail pour sortir de ce  début quelque peu paradoxal ; nous renvoyons par exemple aux excellents  articles du docteur Zagury sur la notion de perversion narcissique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant  la théorie analytique elle-même et sa clinique bien des points seraient  à développer que nous nous contentons de souligner :&lt;br /&gt;_Que veut dire  Freud quand il déclare «  La névrose comme négatif de la perversion » ?&lt;br /&gt;Le  passage à l’acte n’est-il pour le névrosé que potentialité ? Tout cela  n’est pas si sûr comme nous l’indiquent par exemple les phobies  d’impulsion ou les compulsions obsessionnelles.&lt;br /&gt;_Nous distinguons  psychose et perversion mais nous savons combien des débuts de psychose  peuvent se révéler par des troubles du comportement, des passages à  l’acte. Nous avons en mémoire le cas d’un jeune de quinze ans qui avait  tué sa grand-mère qu’il adorait dans un moment délirant aigu ; le juge  avait eu d’autant plus de mal à croire en l’acte de folie qu’une  sédation, un mieux apparent avait suivi l’homicide… Ce qui est  classiquement assez connu mais il faut du temps, du temps d’observation  pour identifier et nommer un fait clinique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes donc  pas sans matériaux pour aborder avec prudence le statut de tel ou tel  acte criminel. Mais le brusque intérêt de notre société pour les  perversions et la dangerosité des fous se fait autour d’une idée  principale qui fait fi de toute connaissance : ce qui intéresse c’est  que soit rendue transparente la position de l’enfant comme victime.&lt;br /&gt;Dans  la suite de la loi de juin 1998 a été crée un véritable statut de  l’enfant victime. Depuis l’inflation des chiffres est devenue la règle :  on a parlé de 300000 enfants victimes chaque année  rivalisant avec les  statistiques livrées aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;Ce goût actuel pour la  transparence nous fait à coup sûr suivre la détestable opinion de Dupré  sur la constitution perverse au sens où tout élément de perversité  serait l’indice d’une dangerosité que  la société se devrait  d’anticiper.&lt;br /&gt;Cette pente peut plaire car elle clive le normal et le  pathologique : il y a les gens de bien, et il y a les monstres. Le  dualisme simpliste entre le Bien et le Mal nous fait régresser à des  niveaux de pensée qui sont annonciateurs du pire.&lt;br /&gt;Se trouvent  également justifiés le jugement et la  punition des actes du fou ; la  sagesse antique protégeait  l’aliéné de la vindicte populaire car, en un  sens, Dieu l’avait déjà condamné.&lt;br /&gt;Là encore la régression éthique  est criante ; c’est le monstrueux que nous générons par peur du «  monstre » et goût pour la simplification extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de  bibliographie et en dehors des auteurs cités nous conseillons  l’excellent travail du professeur Lantéri-Laura « lecture des  perversions » et ses articles dans l’ "Information psychiatrique" et  comme cadeau de Noël, « La visite des monstres » aux &lt;a href="http://www.editionsdugrandest.com/spip.php?rubrique=1"&gt;éditions du  Grand Est&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8499153173760524480?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8499153173760524480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/la-visite-des-monstres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8499153173760524480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8499153173760524480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/la-visite-des-monstres.html' title='La Visite des Monstres'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-wqQclpeiO7w/TuNJlVlLzJI/AAAAAAAAAC4/GZXOyyttlf8/s72-c/Livre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-4336814915684840536</id><published>2011-12-13T23:56:00.006+01:00</published><updated>2011-12-14T00:22:27.865+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>50 fiches pour comprendre le Bouddhisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-eZqh0kMMK4c/Tufbc7lOBhI/AAAAAAAAANk/0r70RVdAoTw/s1600/51xYXEPtMPL._SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-eZqh0kMMK4c/Tufbc7lOBhI/AAAAAAAAANk/0r70RVdAoTw/s400/51xYXEPtMPL._SS500_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685754344655160850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je suis particulièrement heureux de vous annoncer la parution de l'ouvrage collectif &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Le Bouddhisme&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;dans la collection "50 fiches pour comprendre", aux éditions Bréal. Le projet, né sous l'impulsion de Fabrice Midal, était de présenter le bouddhisme de manière claire et accessible, soucieux de la Tradition et en même temps complètement libre, moderne, à la pointe de la réflexion. Je crois le pari gagné. Autre point qui me touche de près, la plupart des collaborateurs, dont je fais partie, sont issus de &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/fr/accueil.html"&gt;L'Ecole Occidentale de Méditation&lt;/a&gt;. C'est la première fois que notre école peut faire ainsi entendre sa voix, chaque pratiquant ayant étudié et écrit sur les thèmes qui le portent dans sa propre vie. Cela donne un ton assez unique à ce livre, même si le coordinateur Alexis Lavis a veillé à l'unité de l'ensemble en compilant ces 50 fiches. Un ouvrage didactique, simple et sérieux. Si vous ne saviez pas quoi offrir à votre famille et vos amis à Noël... voilà le cadeau rêvé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentation Presse&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;50 fiches pour comprendre le Bouddhisme&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, éditions Bréal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous la direction de Fabrice Midal, fondateur de L'Ecole Occidentale de Méditation et auteur de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Quel bouddhisme pour l'Occident ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; (Seuil, 2006), de nombreux experts et chercheurs - &lt;a href="http://www.matthieuricard.org/"&gt;Matthieu Ricard&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Cornu"&gt;Philippe Cornu&lt;/a&gt;, Philippe Coupey, Thierry-Marie Courau et &lt;a href="http://philosophies.tv/spip.php?mot47"&gt;Alexis Lavis &lt;/a&gt;- donnent ici des points de repères solides pour comprendre le bouddhisme.&lt;br /&gt;Loin de se réduire aux généralités d'usage auxquelles on le limite trop souvent, le bouddhisme est à la fois une tradition spirituelle, un ensemble de pensées profondes qui ont l'ampleur de nos philosophies et une réflexion sur la situation de la souffrance propre à notre monde.&lt;br /&gt;Cet ouvrage expose les grands moments de l'histoire du bouddhisme, les points saillants de sa doctrine, il présente les figures et les textes les plus marquants. Enfin, il confronte le bouddhisme aux questions que se pose à présent l'Occident, notamment dans les champs psychologique, religieux, social et philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Directeur : Fabrice Midal  &lt;br /&gt;Coordinateur : Alexis Lavis&lt;br /&gt; Auteur(s) : Philippe Cornu, Philippe Coupey, Thierry-Marie Courau,  Matthieu Ricard&lt;br /&gt;Public concerné : Tout public&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la collaboration de :&lt;br /&gt;Philippe Blackburn - Yves Dallavalle - Nicolas D'Inca - Faustine Ferhmin - Alain Gaffinel - Guillaume Henry - Anne-Céline Karli - Marine Manouvrier - Bruno Tyzsler&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Réf. 801 8003 - ISBN 978 2 7495 3012 3  &lt;br /&gt;Edition 2011 - 224 pages - 16 x 24 - 16,90€&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous posterai sans doute un extrait de la fiche "Bouddhisme et Psychanalyse" inclus dans le chapitre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Les défis du bouddhisme en Occident&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;. Mais pas tout de suite, les curieux devront aller y voir par eux-mêmes... Bonne lecture.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.editions-breal.fr/fiche-50-fiches-pour-comprendre-le-bouddhisme-5105.html#"&gt;&lt;br /&gt;http://www.editions-breal.fr/fiche-50-fiches-pour-comprendre-le-bouddhisme-5105.html#&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-4336814915684840536?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/4336814915684840536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/50-fiches-pour-comprendre-le-bouddhisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4336814915684840536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4336814915684840536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/50-fiches-pour-comprendre-le-bouddhisme.html' title='50 fiches pour comprendre le Bouddhisme'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-eZqh0kMMK4c/Tufbc7lOBhI/AAAAAAAAANk/0r70RVdAoTw/s72-c/51xYXEPtMPL._SS500_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1580569309694126197</id><published>2011-12-06T21:41:00.006+01:00</published><updated>2011-12-10T15:14:01.679+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Zen'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lacan'/><title type='text'>Portrait de Lacan en maître zen</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-2d3HSWVBdpg/Tt6AAnqFDdI/AAAAAAAAANY/T5Mz7ibpyf0/s1600/Lacan.J%25C2%25A9Jerry%2BBauer001.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2d3HSWVBdpg/Tt6AAnqFDdI/AAAAAAAAANY/T5Mz7ibpyf0/s400/Lacan.J%25C2%25A9Jerry%2BBauer001.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683120527921974738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le 9 septembre 2011 a vu les trente ans de la disparition du psychanalyste &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacan"&gt;Jacques Lacan&lt;/a&gt;. Les passions autour de l’homme comme de la pensée lacanienne ne sont pas apaisées dans le milieu psychanalytique français. Cependant nous assistons à un changement d’époque, et l’éloignement progressif de la figure controversée de Lacan permet de retrouver quelque sobriété. Nous laissant le loisir d’éclairer d’autres aspects moins connus de son personnage hors norme. La rentrée éditoriale a donné lieu à deux parutions de Lacan au Seuil. Le premier livre fait date, comme chaque fois, puisqu’il s’agit d’un nouveau volume du grand œuvre parlé, &lt;a href="http://www.seuil.com/livre-9782020971652.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Séminaire. Livre XIX …Ou pire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; paru dans la collection du «Champ Freudien» qu’il a fondé. L’autre est édité dans une petite collection qui lui est dédiée « Paradoxes de Lacan », et s’intitule avec une ironie mordante Je parle aux murs. Peindre un portrait de Lacan en maître zen est le moindre des hommages que pouvait lui rendre Psychologie &amp;amp; Méditation. Ne s’est-il pas lui-même identifié avec joie à cette figure du ‘sage’ turbulent qui bouleverse l’ordre établi et ramène l’esprit égaré à la recherche directe de la vérité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;L’aventure d’une vie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Lacan a vécu la psychanalyse comme l’aventure de sa vie, à laquelle il a déjà convié plusieurs générations d’analystes. En marge de sa passion première, qui est de dévoiler la vérité du désir, Lacan a été féru d’érudition, adepte de tous les savoirs, quel qu’en soit le domaine. Son audace intellectuelle le mène jusqu’au zen pour lequel il a la plus vive attirance, intérêt dont il fait part publiquement dès 1953. On ne le soulignera jamais assez, l’ouverture du premier séminaire de Jacques Lacan commence par une référence au maître zen, auquel il se compare lui-même : « Le maître interrompt le silence par n’importe quoi, un sarcasme, un coup de pied. C’est ainsi que procède dans la recherche du sens un maître bouddhiste, selon la technique zen. Il appartient aux élèves eux-mêmes de chercher la réponse à leurs propres questions. » L’enseignement de la psychanalyse se veut, contrairement à ce qu’elle est souvent devenue, refus de tout système. Aucun prêt-à-penser dogmatique ne justifiera la réticence de l’analyste à réinventer sans cesse sa pratique clinique. Lacan ajoute, radical : « La pensée de Freud est la plus perpétuellement ouverte à la révision. C’est une erreur de la réduire à des mots usés. Chaque notion y possède sa vie propre. » Le parallèle est ainsi clairement établi, psychanalyse et zen ont un profond rapport en ce que ces traditions sont ouvertes au changement, fidèles au mouvement interne de la pensée, imprévisible, vivant. Le psychanalyste peut et doit donc s’octroyer une telle liberté d’action, si son désir est mu par la vérité et non par les illusions de son moi, ses mécanismes de défenses et ses résistances inconscientes. Pas d’apprentis sorciers ici, car encore faut-il savoir ce que l’on fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pour en venir au savoir, j’ai fait remarquer dans un temps déjà lointain que l’ignorance peut être considérée dans le bouddhisme comme une passion. C’est un fait qui se justifie avec un peu de méditation. Mais, comme ce n’est pas notre fort, la méditation, il n’y a pour le faire connaître qu’une expérience. » (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Je parle aux murs&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;). Qu’il est réjouissant de lire une telle phrase, prononcée le 4 novembre 1971 à la chapelle de l’hôpital Sainte-Anne ! Car aujourd’hui la méditation est devenue une possibilité réelle pour les Occidentaux, qui n’ont plus à rêver les yeux ouverts sur les mystères de l’Orient, mais peuvent y ancrer leur expérience la plus quotidienne. L’analyste d’aujourd’hui, ou de demain, aura contre l’ignorance plus d’armes que ses prédécesseurs : expérience de la parole et méditation assise. Dévoilement médiat et immédiat de la vérité des passions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Une histoire frappante&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Un ancien analysant de Lacan m’a confié une anecdote inouïe, qu’il préfère pour cette raison taire au grand public. Mais, sous le couvert de l’anonymat, elle ne nous semble pas devoir rester inconnue. Prenons-là comme un apologue, une historiette qui pourra ou non faire sens ; mieux, comme un conte ch’an qui eut lieu en Chine au IXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître Lha-Cahn était en ce temps-là à l’apogée de sa gloire, son rayonnement dépassait de loin la province de son monastère, sis sur la rive gauche du grand fleuve. Les pèlerins étaient nombreux à venir le consulter pour retrouver leur véritable visage, celui d’avant leur naissance. Le rapport du maître à la vacuité allait croissant à travers ses années de pratique et il n’hésitait plus à formuler son propos en de provocantes négations : « La femme n’existe pas », « il n’y a pas de rapport sexuel »… Xian-Lu, un jeune lettré brillant et désireux de comprendre la Grande Affaire de la vie et de la mort, se rendait chez Lha-Cahn pour des entretiens presque quotidiens, depuis des années. Il suivait même son Séminaire public destiné aux pratiquants mais aussi aux laïcs. Elève resté sage trop longtemps, hésitation sur le pas de la porte, agacement ou amusement du maître devant cette libération enfin accomplie ? Toujours est-il que lors de la dernière séance, pour la rencontre qui vient clore l’apprentissage de notre ami, le vieux Lha-Cahn lui flanque un grand coup de pied. Vlan ! en plein dans le tibia. Notre homme, confus, sort et éclate de rire. Il a compris : il est guéri de ses illusions. Aucune autorisation à demander à quiconque, le droit de vivre sa propre vie lui est acquis, Lha-Cahn lui a rendu ce qui lui appartenait en propre. Plus de trente ans après ce coup de pied mémorable, Xian-Lu rit encore en racontant l’anecdote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas penser ici à cette célèbre histoire du ch’an chinois, que l’on trouve dans les excellents &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Entretiens&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; de Lin-Tsi (Fayard, 1972) ? Le maître était alors disciple de Houang-Po. Ayant reçu la bastonnade pour lui avoir demandé quelle était la grande idée du bouddhisme, Lin-Tsi atteint l’éveil et éclate de rire. « Après tout, dit-il, le bouddhisme de Houang-Po, ce n’était pas grand-chose ! ». Devant la réalité enfin dévoilée, les « idées » ne valent en effet plus grand-chose, une fois les abstractions balayées par un geste libre. Ce procédé de la gifle ou du coup de bâton, devenu une figure de rhétorique classique dans le zen, se retrouve au XXe siècle chez un psychanalyste français. Quelle que soit l’époque, un choc venu du réel qui réveille de l’esprit embrumé est un sursaut salutaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Toujours une oreille neuve&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Pour commémorer son maître, Jacques-Alain Miller a écrit un petit libelle chez Navarin intitulé sobrement «Vie de Lacan». Il y conte une anecdote qui ne dépareillerait pas non plus dans une histoire du Zen. Lacan, lorsqu’il était ignoré d’un garçon de café parisien, ne se contentait pas d’attendre ; carrément, il hurlait. « Il lançait d’un seul souffle un « OOOOhhh ! », un seul, mais si sonore, si puissant, si prolongé, que tous dans la salle sursautaient et se retournaient sur lui, l’œil effrayé ou l’œil furibond. (…) Je ne le donnerai pas pour un parangon de politesse à la française, mais vous essayerez de pousser un cri à la Lacan, et vous verrez combien c’est difficile. » Les grands maîtres du ch’an et du zen poussaient leur fameux cri à réveiller les morts « Ho ! », célèbre depuis Matsu. Au-delà de l’esprit discursif, la réalité est ainsi pointée sur-le-champ et l’esprit ramené à l’instant présent. Ce cri par-delà la parole en est parfois l’expression la plus pure. C’est l’épée de Manjushri, déité de la sagesse, qui tranche le bavardage intellectuel et sentimental et rend à la vie sa clarté première. Dans une salle de café chic, l’effet devait être encore plus détonnant que dans un monastère de montagne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son texte « Lacan l’étonnant », &lt;a href="http://www.film-documentaire.fr/Quartier_Lacan.html,film,3757"&gt;Alain Didier-Weill&lt;/a&gt; rappelle la grande intensité qui caractérisait le maître : « tout avec Lacan était intense, l’instant de la rencontre, de l’au revoir, de la séance. Jamais de ‘ronron’, jamais la dimension de l’habitude. » Bien sûr, n’est pas maître qui se prend pour tel, mais qui agit conformément à sa véritable nature et tente par là de réveiller, de révéler, ceux qu’il croise sur sa route. L’intensité de certains êtres, qui n’ont pas cédé sur leur désir et restent entiers, est vivifiante. Les témoignages directs de proches de Lacan sont l’occasion de l’apercevoir sous un jour surprenant, loin du cliché de l’analyste silencieux dans son fauteuil, prisonnier de sa neutralité plus ou moins bienveillante. Au contraire, cette force, ce coup, ce cri est comme un rappel du sérieux de l’existence – qui nécessite une grande liberté de ton, hors des sentiers battus. Chaque rencontre est une nouvelle chance à ne pas manquer, loin du conformisme social qui étouffe l’intensité de la présence. Grâce à cette présence d’esprit, l’écoute se renouvelle, l’oreille est toujours neuve. En ce sens, Jacques Lacan était un remarquable maître du zen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nicolas D’Inca&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Lacan, « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Le Séminaire. Livre XIX …Ou pire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; » et « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Je parle aux murs&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; », Seuil, 2011&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Ce "Portrait de Lacan en maître zen" a été publié dans le journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;, N°141 Décembre 2011.&lt;br /&gt;Photo copyright Jerry Bauer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1580569309694126197?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1580569309694126197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/portrait-de-lacan-en-maitre-zen.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1580569309694126197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1580569309694126197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/12/portrait-de-lacan-en-maitre-zen.html' title='Portrait de Lacan en maître zen'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-2d3HSWVBdpg/Tt6AAnqFDdI/AAAAAAAAANY/T5Mz7ibpyf0/s72-c/Lacan.J%25C2%25A9Jerry%2BBauer001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-4032830823953879288</id><published>2011-11-14T13:34:00.007+01:00</published><updated>2011-11-15T15:30:55.131+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><title type='text'>Affronter ses monstres intérieurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6px7dXTspw4/TsELxUjTPII/AAAAAAAAANA/qRBR_iiI2gM/s1600/Livre.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 251px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6px7dXTspw4/TsELxUjTPII/AAAAAAAAANA/qRBR_iiI2gM/s320/Livre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674829947421801602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-d5ys06Zjsl4/TsELZi0FNNI/AAAAAAAAAMo/YtG9jsOinGQ/s1600/BrunoTyszlerMilarepa.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 298px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-d5ys06Zjsl4/TsELZi0FNNI/AAAAAAAAAMo/YtG9jsOinGQ/s400/BrunoTyszlerMilarepa.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674829538933421266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;i style=""&gt;La visite des monstres&lt;/i&gt; est un livre unique parce qu’il arrive à montrer, sans un mot, mais avec des dessins qui allient la délicatesse et l’inquiétante étrangeté, le visage profondément humain, c'est à dire empreint de tendresse et de vérité, de la peur et de l’angoisse. Son auteur, le peintre Bruno Tyszler, va loin, très loin même, dans la découverte du point de vulnérabilité&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qu’abritent nos cœurs. Or ce travail bouleversant, l’artiste le doit en partie à la pratique de la méditation et aux enseignements bouddhiques transmis par Chögyam Trungpa qu’il a rencontré lors d’un de ses derniers voyages en Europe. Ce maître pionnier, introducteur du Dharma en Occident, avait lui-même consacré une partie importante de son œuvre à la question de l’art qu’il avait reconnu très tôt comme étant l’un des lieux de la plus haute spiritualité occidentale. L’ouvrage de Bruno Tyszler est exemplaire de ce travail conjoint du bouddhisme et de l’art qui, dans une intelligence et une bonté communes, délivre les secrets de l’esprit et du cœur. &lt;i style=""&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/i&gt; l’a rencontré dans son atelier parisien.   &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Nicolas D’Inca.&lt;/i&gt; Comment le fait de dessiner des monstres, d’entrer en rapport à l’obscur, présente-t-il pour vous un lien avec la pratique de la méditation ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Bruno Tyszler.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; Dans les contes pour enfants, il y a de nombreuses histoires de prince ou de princesse qui rencontrent un monstre et qui après en avoir eu peur, réussissent à l’apprivoiser, voir à le révéler comme princesse et prince. Le fait de regarder, d’accepter ou même d’avoir de l’amour pour ce monstre, le transfigure. La signification en est assez simple : nous pensons que quelque chose est mauvais. Dans la méditation comme dans la vie, nous évitons de regarder un certain nombre de zones d’ombre pour construire une image idéale de soi… Mais si l’on y regarde de près, si ces ombres sont mises au placard, ce n’est pas parce qu’elles seraient indignes mais parce qu’elles révèlent les points sensibles de notre être. Elles nous mettent à nu et c’est cela qui nous effraie. C’est comme dans le film &lt;i style=""&gt;La belle et la bête&lt;/i&gt; de Jean Cocteau : la jeune fille a beau être effrayée par le monstre, elle finit par l’aimer car elle le voit tel qu’il est. Par peur du monstrueux, on évite de regarder, passant ainsi à côté de la part riche et belle de l’être.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Avez-vous eu cette expérience dans la méditation ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Généralement nous masquons nos faiblesses, parce que nous croyons qu’elles ne sont pas belles, illusionnés que nous sommes par une image idéale de nous-même. Nous refusons de nous relier&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;aux kleshas, de reconnaître la jalousie ou la colère qui sont en nous. On ne veut tout simplement pas les reconnaître, alors que ce sont des expériences assez simples. La méditation nous apprend à les regarder, sans y porter aucun jugement de valeur moral. Derrière les kleshas, qui sont des formes de crispation, se trouve en vérité la vulnérabilité du coeur. Dès lors si l’on ne reconnaît pas les aspects les plus difficiles, les plus irritants, les plus douloureux de notre être, nous ne pouvons pas non plus en toucher l’aspect tendre. Il nous faut apprendre à accueillir véritablement tout ce qui survient, tapis dans l’ombre ou pas ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;En regardant vos monstres, on peut ressentir ce mouvement de recul qui refuse d’entrer en relation à ce qui semble effrayant ; puis, osant les regarder on s’aperçoit qu’ils disent quelque chose de personnel, de familier, de tendre même et qui va bien au-delà de la peur. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Oui, l’idée principale est qu’on peut accueillir ces ombres, qu’il n’y a pas à s’arrêter à la peur, qu’il y a quelque chose de très bon à découvrir une fois qu’elle est dépassée. C’est pourquoi j’opère la distinction entre le monstre et le monstrueux. Est monstrueuse une personne qui ne peut plus entrer en rapport à sa propre vulnérabilité. Les hommes qu’on appelle des « monstres » comme Hitler sont des personnes qui se tiennent toujours dans ce lieu de l’horreur inhumaine qui refuse d’être touchée. Leur projection sur le monde est si solide que leur haine devient radicale, absolue. Il n’y a plus d’ouverture, plus de fragilité, plus d’interrogation possible. Alors que les monstres au contraire nous rappellent paradoxalement&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à notre humanité. Ces monstres effrayants, repoussants, parfois ridicules nous rappellent à une part de nous-même ainsi qu’à une part de l’humanité délaissée que généralement nous ne voulons pas voir. Nous ne sommes pas des supermans, nous ne sommes pas parfaits, ni moralement ni physiquement. Et c’est très beau ainsi. Une fleur en plastique, quoiqu’ « esthétique », est sans vie, sans sève. La fleur vivante, est certes mortelle, mais sa fragilité extrême lui donne son incomparable beauté. Sa beauté vient de sa fragilité même. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Cette manière de se relier au monstre traverse-t-il tout le cheminement du pratiquant ? &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Même les grands pratiquants, à un haut niveau de réalisation, rencontre des monstres ! Voilà qui mérite d’être gardé en mémoire. Milarépa, déjà devenu un grand yogi, franchit une étape majeure lors d’une rencontre avec des monstres. Il est parvenu à un point de dénuement extrême dans sa vie, tous ses vêtements ont été emportés par le vent, il fait froid dans les montagnes et il rentre chez lui après avoir cueilli des orties pour son repas. Il revient dans sa caverne et des sortes de gnomes avec des yeux globuleux sont là. Ils font beaucoup de bruit, des grimaces, hurlent et le dérangent, il se dit qu’il ne va plus pouvoir pratiquer. Il essaie de les faire disparaître par magie, comme il avait appris. Puis il fait des pratiques tantriques pour les chasser, avec &lt;i style=""&gt;mantras&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;mudras&lt;/i&gt;, il prend une posture courroucée pour les effrayer, mais cela fait rire les monstres. Cela ne marche pas du tout, ils sont toujours là. En dernière analyse, il change du tout au tout. Il réalise que son attitude n’est pas juste et il les invite à rester. « Si vous êtes là, c’est très bien, mangeons la soupe d’orties ensemble. » Il les accueille, il les reconnaît. A ce moment précis, ils disparaissent. C’est toujours la même chose, même à un niveau très avancé, les monstres viennent nous visiter et notre attitude face à eux est cruciale. A la fin, lors de l’éveil du Bouddha, les monstres armés de Mara sont venus le défier. Pour nous autres pratiquants ordinaires, les monstres sont nos pensées ou les émotions qui nous taraudent sans cesse pendant les heures de méditation. Cette expérience de cesser de lutter contre cela mais de regarder et de reconnaître ce qui est comme il est a été salutaire dans mon chemin. On peut donc tout à fait parler de mon travail sur les monstres en ces termes méditatifs. Cela ne veut bien sûr pas dire que je sache moi-même affronter l’ombre si facilement que cela ! Mais je sais que c’est important. Il n’y a rien à cacher et surtout à se cacher. Telle est la leçon de la méditation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;A lire : &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bruno Tyszler, &lt;i style=""&gt;La visite des monstres&lt;/i&gt;, Editions du Grand Est, 2011&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.editionsdugrandest.com/spip.php?article22"&gt;http://www.editionsdugrandest.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Article paru dans le journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;, N° novembre 2011&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-4032830823953879288?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/4032830823953879288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/11/affronter-ses-monstres-interieurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4032830823953879288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4032830823953879288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/11/affronter-ses-monstres-interieurs.html' title='Affronter ses monstres intérieurs'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-6px7dXTspw4/TsELxUjTPII/AAAAAAAAANA/qRBR_iiI2gM/s72-c/Livre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-2815064242587827759</id><published>2011-10-20T13:28:00.004+02:00</published><updated>2011-10-26T15:06:19.418+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><title type='text'>Conférence Jeunes&amp;Psy jeudi 10 novembre 2011</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal"; 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 &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;« La guérison par le paradoxe dans l’école de Palo Alto et le Zen » &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;Conférence de Jean-Luc Giribone le &lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;jeudi 10 novembre 2011 à 20h&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;Maison des Associations du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, 181 av. Daumesnil 75012 Paris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-ansi-language:#0400;  mso-fareast-language:#0400;  mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapedefaults ext="edit" spidmax="1026"&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapelayout ext="edit"&gt;   &lt;o:idmap ext="edit" data="1"&gt;  &lt;/o:shapelayout&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Pour permettre au patient de surmonter ses troubles et ses difficultés, l’école de Palo Alto et la thérapie "systémique" ou "stratégique" ont recours à des procédés surprenants et paradoxaux qui ne sont pas sans rappeler certaines techniques ancestrales élaborées par les maîtres zen… Quelle est la portée de ces ressemblances ? La thérapie d’aujourd’hui retrouve-t-elle certains fondamentaux aperçus et explorés dans des cultures ou des traditions apparemment si éloignées ? Ou cette apparente parenté n’est-elle qu’une illusion ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;Jean-Luc Giribone&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt; est écrivain, auteur d’un ouvrage de dialogue entre psychanalyse et philosophie, &lt;i style=""&gt;Le rire étrange, Bergson avec Freud&lt;/i&gt; (Editions du Sandre). Ancien élève de l’ENS et professeur agrégé de Lettres, éditeur en sciences humaines au Seuil. Dans ce cadre, il devient un des principaux introducteurs de l’école de Palo Alto en France et collabore avec les auteurs majeurs de ce courant. Il encourage Jeunes&amp;amp;Psy et participe au premier colloque « Au-delà du moi, la liberté ? Psychanalyse, Philosophie et Méditation » le 27/11/2010, offrant une lecture croisée de Jacques Lacan et de Chögyam Trungpa. Sa réflexion de pointe tente de dégager les lignes de forces qui unissent secrètement le travail psychothérapeutique occidental, la pratique de la méditation et la pensée bouddhiste. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;A voir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt;, un entretien avec J-L Giribone. Vidéo de présentation du colloque, filmé en intégral, disponible sur le site Philosophies.tv &lt;a href="http://philosophies.tv/spip.php?article255"&gt;http://philosophies.tv/spip.php?article255&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;A lire&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt;, l’article issu de cette interview, publié dans la revue &lt;i style=""&gt;Psychiatrie Française&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;&lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/psychanalyse-et-bouddhisme-dans-la.html"&gt;http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/psychanalyse-et-bouddhisme-dans-la.html&lt;/a&gt; disponible sur le blog Psychologie et Méditation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;Jeunes&amp;amp;Psy est une association de psychologues cliniciens ayant pour dessein innovant de proposer un espace de réflexion, un lieu de dialogue interdisciplinaire qui réunit les champs de la Psychologie, de la Philosophie et de la Méditation. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;Nous sommes heureux de vous inviter à cette conférence, première de l’année 2011-2012, qui initie un cycle de travail ayant pour thème &lt;i style=""&gt;« Guérir ? »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color:green;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;Ouvert à tous. PAF 5 euros. Gratuit pour les membres de l’association.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=""&gt;Pour tout renseignement et inscription, par mail : &lt;a href="mailto:jeunes.psy@gmail.com"&gt;jeunes.psy@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;La prochaine conférence « &lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Guérir : de quoi peut-il s’agir pour l’analyste ? »&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;sera présentée par Françoise Delbary, le jeudi 12 janvier 2012&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a href="http://jeunes-psy.com/"&gt;http://jeunes-psy.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-2815064242587827759?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/2815064242587827759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/10/conference-jeunes-jeudi-10-novembre.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2815064242587827759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2815064242587827759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/10/conference-jeunes-jeudi-10-novembre.html' title='Conférence Jeunes&amp;Psy jeudi 10 novembre 2011'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-4440745033669960154</id><published>2011-10-10T12:53:00.004+02:00</published><updated>2011-11-24T21:42:02.295+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amour'/><title type='text'>Tonglen : Donner et Recevoir.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-WNFzjccyD9A/TpLPZQbmM9I/AAAAAAAAAMc/BG7YuQlQfgM/s1600/Jolie%2BCathy%2B.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-WNFzjccyD9A/TpLPZQbmM9I/AAAAAAAAAMc/BG7YuQlQfgM/s400/Jolie%2BCathy%2B.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661815714372531154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation rencontre pour vous le Dr Cathy Blanc, docteur en médecine et responsable de &lt;a href="http://tonglen.asso.fr/"&gt;l’association Tonglen&lt;/a&gt;. Cathy Blanc est disciple de &lt;a href="http://france.rigpa.org/v2/lang-fr/a-propos-de-sogyal-rinpoche.html"&gt;Sogyal Rinpoché&lt;/a&gt; à &lt;a href="http://france.rigpa.org/v2/"&gt;Rigpa &lt;/a&gt;et c’est au centre de retraite Lerab Ling que nous la rencontrons pour parler de son association laïque d’aide aux personnes en difficulté et d’accompagnement des mourants.  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Nicolas D’Inca : Que veut dire Tonglen ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Dr Cathy Blanc :&lt;/b&gt; Le mot « tonglen » est un mot issu du bouddhisme tibétain, qui signifie « donner et recevoir ». Pour nous ce nom a du sens, car nous sommes une association d’accompagnement des gens en difficulté, qu’ils soient en fin de vie, qu’ils souffrent de séparation, de solitude, de problèmes personnels avec eux-mêmes. L’accompagnement aux mourants est un aspect, mais Tonglen concerne toute personne en difficulté existentielle. L’idée qui nous anime est d’offrir un espace laïque, très ouvert, où l’on puisse utiliser les outils du bouddhisme tibétain, que l’on retrouve dans d’autres traditions. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Comment et avec qui travaillez-vous ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La grande force du bouddhisme est d’avoir une approche, un discours sur la souffrance, qui est très spécifique. On l’aborde par les notions de changement, d’impermanence, d’interdépendance… Dans l’association Tonglen nous empruntons ces outils et ce savoir-faire, mais en l’amenant de façon laïque pour que chacun s’y retrouve, quelle que soit sa tradition ou son manque de tradition. On démarre chaque rencontre par un temps qu’on appelle une «pause». Par une méditation guidée, on montre aux personnes en difficulté commet se relier aux sensations du corps. Puis on regarde ensemble des textes ou des vidéos, qui amènent un petit bout de sagesse. Puis on leur demande si cela leur parle et comment cela peut éclairer ce qu’ils traversent. Après la discussion, on refait de la méditation ; &lt;i style=""&gt;shamatha&lt;/i&gt; est le support de base, qui amène parfois des expériences qui sont bien au-delà de trouver un peu d’espace.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans l’association, nous accueillons des gens en difficulté, mais nous formons aussi des bénévoles qui interviennent à l’hôpital ou dans des services où il y a des gens en fin de vie, ou en souffrance. Dernièrement, on nous a appelé pour une personne qui venait d’avoir une maladie dégénérative foudroyante et qui demandait l’euthanasie. L’équipe soignante était désemparée. Un de nos bénévoles y est allé – ce sont des gens qui sont formés et qui ont compris que la méditation n’est pas juste trouver le calme, mais se relier à qui nous sommes vraiment. Il a senti que cet être hurlait de souffrance. Et il lui a proposé de le guider dans un exercice pour poser l’esprit. Au bout des 20 minutes, quand on lui a demandé comment c’était, l’homme malade a dit : « moins de souffrance. » Et à partir de ce moment-là il n’a plus demandé l’euthanasie. Quand on lui a demandé ce qu’il avait trouvé, il a dit : un espace qu’il n’avait jamais connu. Il a dit avant de mourir que le plus beau cadeau, c’était d’avoir rencontré la méditation. La qualité de ce qui se passait pour lui à ce moment lui a permis de toucher la nature de l’esprit, une présence d’une très grande qualité, suffisamment fort et vaste pour que cela soit déterminant. La pratique touche les soignants eux-mêmes, parce que le personnel était tellement surpris, curieux de savoir ce qu’on avait fait, que nous allons développer la méditation dans ce service ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Il n’est donc pas nécessaire d’être bouddhiste ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tonglen a pour but d’apporter des outils applicables par tous. Les pratiques pour développer l’amour-compassion sont universelles, la méditation aussi, cela n’a rien de spécialement confessionnel. Il y a des musulmans qui viennent, et ça leur paraît acceptable. Nos bénévoles ne sont pas seulement bouddhistes, simplement on leur demande d’avoir une connaissance personnelle de la méditation. Notre idée est d’accueillir toute personne qui nourrit une réflexion sur l’accompagnement et s’intéresse aux questions de la vie et de la mort. Certains sont là à titre de développement personnel, beaucoup viennent parce qu’ils ont des métiers en lien avec la souffrance et certains à titre privé, car on peut tous être amené à devoir accompagner un proche dans la maladie et la mort. La laïcité est cruciale pour nous. D’ailleurs à l’hôpital de Montpellier nous avons monté un groupe avec des professionnels : quelle spiritualité laïque dans le cadre du soin ? A Marseille a été créée une unité de soin spirituel où Rinpoché a enseigné. Dans l’hôpital, il y a un espace où l’on peut aborder ces questions de l’esprit autrement, et proposer des outils comme la méditation. Dans l’association on permet aux gens de se rendre compte qu’ils peuvent avoir des outils universels à leur disposition, qu’ils appartiennent ou non à une tradition. Ils peuvent revisiter leur spiritualité, ce qui donne sens à la vie, et ce qui permet d’être mieux avec l’autre et avec soi. Après, on a moins de crispation sur ce « je » dont on ne sait pas très bien qui il est ! Car il devient clair que nous ne sommes plus le même avant et après avoir rencontré quelqu’un. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Vous êtes médecin de formation, n’avez-vous pas souffert du manque de cette dimension, de la prise en compte de l’humain, car c’est plutôt le côté technique qui prédomine ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Oui, tout à fait d’accord. Mais dans le cadre de la formation au sein de Tonglen chaque fois qu’on apporte ces notions sur l’humain, c’est comme si on permettait aux soignants de retrouver leur intention de départ. Ils se reconnaissent. Dernièrement je tenais un cours pour les étudiants en médecine, qui étaient un peu en colère à la fin du cours : Pourquoi ne nous en a-t-on jamais parlé avant ? C’était presque de la révolte devant le fait qu’on enseigne de nombreux aspects techniques du métier, mais l’essentiel reste à l’arrière-plan. En&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;psychologie, c’est il me semble la même chose ; il y a les concepts mais pas les outils de la rencontre. Les malades psychiatriques peuvent pourtant faire toucher aux étudiants et aux psys des espaces intérieurs qu’ils ne soupçonnent pas. Grâce à la méditation certains collègues peuvent être amené à accepter pleinement la rencontre avec l’autre, à être touché par l’inattendu. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sogyal Rinpoché m’a permis d’identifier des outils, mais mon éducation chrétienne et ma volonté très précoce de devenir médecin allaient déjà dans cette direction d’aider ceux qui souffrent. Le christianisme qui prône pourtant « d’aimer son prochain comme soi-même » n’est pas  toujours à même de répondre concrètement au problème moderne du manque d’amour des gens pour eux-mêmes. Dans le bouddhisme, j’ai trouvé une réponse, un savoir-faire et un savoir-être. La méditation, les yeux ouverts, nous pose dans la vie. En même temps il est important que chacun puisse se relier à ce qui l’anime, car la méditation n’est pas juste un concept ou un outil. Qu’est-ce qui vous rend vivant et vous rapproche de vous-même ? Le fait d’être étudiante de Rinpoché m’aide à rester vraie et à ne pas m’échapper dans mes constructions mentales. Il n’est pas obligé que chacun ait un maître, mais il faut trouver comment entrer sur cette voie pour goûter réellement la méditation – ce n’est pas un gadget de plus pour l’Occident, ce qui serait une limitation. Etre attentif et bienveillant, ce serait déjà ça ! Mais il y a plus, comment se relier à sa vraie nature et rester en lien à cela dans sa vie, ce qui est du ressort de la spiritualité profonde. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;Propos recueillis par Nicolas D’Inca&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Tonglen &lt;/b&gt;&lt;a href="http://tonglen.asso.fr/"&gt;www.tonglen.asso.fr&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Projet en cours :&lt;/b&gt; fonder des « Maisons de Tonglen », lieux d’accueil de personnes âgées, pour vivre la retraite autrement, dans la solidarité, l’entraide et la proximité. Toute l’aide autour de ce projet est bienvenue !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-4440745033669960154?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/4440745033669960154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/10/tonglen-donner-et-recevoir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4440745033669960154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4440745033669960154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/10/tonglen-donner-et-recevoir.html' title='Tonglen : Donner et Recevoir.'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-WNFzjccyD9A/TpLPZQbmM9I/AAAAAAAAAMc/BG7YuQlQfgM/s72-c/Jolie%2BCathy%2B.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-5935052799153526867</id><published>2011-09-27T13:33:00.003+02:00</published><updated>2011-09-27T13:40:43.141+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychologie Bouddhiste'/><title type='text'>Jack Kornfield. Une psychologie bouddhiste</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-LpfCjkA4EXU/ToG11n9F1lI/AAAAAAAAAMU/Wd3kvPUGXXs/s1600/JK.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 225px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-LpfCjkA4EXU/ToG11n9F1lI/AAAAAAAAAMU/Wd3kvPUGXXs/s400/JK.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5657002539816965714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Portrait de Jack Kornfield. Une psychologie bouddhiste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru dans le &lt;a href="http://www.inrees.com/magazine/inexplore/12/1"&gt;magazine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inexploré&lt;/span&gt; N°12 &lt;/a&gt;sept./nov. 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas D’Inca est psychologue clinicien, doctorant en psychologie à l’Université de Paris, pratiquant à l’&lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;Ecole Occidentale de Méditation&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jack Kornfield est l’un des enseignants principaux du bouddhisme en Amérique. Pratiquant depuis plus de quarante ans, psychologue, marié et père de famille, sa présentation laïque de la méditation a ouvert la voie à des milliers d’Occidentaux.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille dans laquelle Jack Kornfield naît en 1945 est loin d’un idéal de paix : le père violent et tyrannique terrorise sa femme et ses quatre enfants. Jack apprend vite à se protéger, s’enfermant dans une forme de paix certes artificielle, mais vitale. Cette enfance laisse des séquelles. Trouver le moyen de se libérer de sa souffrance intérieure devient une quête. A 22 ans, l’esprit confus mais plein d’ardeur, le jeune homme s’engage dans l’humanitaire en Thaïlande, après un diplôme en études orientales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une souffrance tenace&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en Thaïlande qu’il rencontre Ajahn Chah (1919-1992), reconnu pour avoir été l’un des plus grands maîtres bouddhistes du 20ème siècle. Il fait partie des moines de la forêt, une tradition thaïe du bouddhisme theravada centrée sur la méditation. Lors de leur première entrevue, Ajahn Chah dit à Jack Kornfield : « J’espère que vous n’avez pas peur de souffrir. » – « Que voulez-vous dire par là ? » lui demande Kornfield étonné.  « Il y a deux sortes de souffrance » lui répond le méditant, « la souffrance que vous essayez de fuir, qui vous suivra partout, et la souffrance que vous acceptez de regarder en face, trouvant la libération que le Bouddha nous a enseigné. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette introduction, qui ne manque ni d’humour, ni de chaleur, le marque pour la vie. Jack s’assigne désormais pour tâche d’affronter la souffrance afin de parvenir à s’en libérer. Mais il lui reste un long chemin à parcourir. Il passe cinq ans dans les monastères de l’Asie du sud-est, vivant la vie errante des moines de la forêt, d’abord auprès d’Ajahn Chah devenu son maître en Thaïlande, puis de Mahasi Sayadaw (1904-1982) en Birmanie. Tandis que le premier enseigne la vie monastique comme abandon de tous les attachements et comme occasion de pratiquer l’attention et la compassion en toute situation, le second met l’accent sur la méditation silencieuse qui permet de voir directement son esprit. Kornfield connaît des expériences d’extase et de lumière, entre en contact avec la vacuité. Mais il se coupe de ses émotions et devient incapable de les connaître. Revenu de ses états méditatifs, il se voit agir comme quelqu’un de confus. Une question le hante : Cette tendance à quitter le monde ordinaire pour s’enfermer dans une illusion sans rapport avec la réalité, est-cela qu’on appelle spiritualité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Affronter ses émotions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A son retour en Amérique en 1972, Jack Kornfield est brutalement confronté à l’effondrement de son « nirvana » qui lui apparaît soudain si dépendant des conditions extérieures. Il se trouve face à la nécessité de prendre sa vie en main. « J’étais émotionnellement immature, et tous mes conflits anciens avec ma famille et les amis me revinrent intacts » confie-t-il avec honnêteté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des années de pratique spirituelle, Kornfield découvre en effet qu’il a toujours les mêmes problèmes affectifs, les mêmes troubles émotionnels, les mêmes difficultés relationnelles qu’avant son départ. Ses années de retraite l’ont rendu presque insensible. Lui qui a tant médité sur les principes de générosité, d’amour et de compassion, il ignore ce qu’il ressent. Le voyant si loin de lui-même, une de ses petites amies lui offre un carnet dans lequel il pourra inscrire ses sentiments et ses goûts, afin de commencer à les connaître. « Retrouver un rapport à mes émotions a été un long processus qui bouleversa ma vie », rappelle-t-il dans son livre Après l’extase, la lessive – véritable cartographie des périls de la vie spirituelle, basée sur son expérience et celles des maîtres des nombreuses traditions spirituelles de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment intégrer la méditation dans sa vie ? Cette question vitale le conduit à de grandes transformations intérieures. Kornfield abandonne ses robes de moine et commence à conduire un taxi pour gagner sa vie, s’engage dans une relation amoureuse durable et reprend des études en psychologie clinique qu’il poursuivra jusqu’au doctorat. Abandonnant le combat contre lui-même, il passe de la voie ascétique de la méditation à une manière plus compassionnée de se traiter, tournée vers la guérison intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le fait de vouloir sans cesse s’améliorer tout en refusant d’abord de s’accepter, est un piège qui peut égarer. Cette recherche d’un niveau supérieur de vie spirituelle signe l’emprise du « matérialisme spirituel », comme le nomme Chögyam Trungpa. Jack Kornfield  comprend le grand danger qui menace les Occidentaux dans leur approche de la méditation : elle est utilisée pour demeurer en paix, nier ses émotions et ne plus se confronter aux difficultés et aux exigences de la vie moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La méditation pour l’Occident&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tournant est décisif. Jack Kornfield devient un bâtisseur de pont entre la méditation bouddhiste et la psychologie occidentale. Il amène certains changements profonds dans l’approche du bouddhisme aux Etats-Unis, portant notamment sur la reconnaissance des émotions et l’importance de la vie psychologique et affective des pratiquants. Rien ne sert de rêver, les problèmes personnels ne peuvent disparaître seulement avec la méditation. Un travail sur soi est indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, Jack Korfield veut créer un cadre contemplatif adapté à la vie occidentale. Avec deux amis pratiquants, Sharon Salzberg et Joseph Goldstein, ils fondent en 1976 la Insight Meditation Society (IMS) et achètent un vieux monastère catholique dans les bois de Bare, dans le Massachussets. Ils invitent les pèlerins en quête spirituelle à les rejoindre pour des retraites de pratique. On y enseigne notamment l’Insight meditation, ou méditation intuitive, dite aussi méditation de la vue claire, plus connue en Asie sous le nom vipassana. Porter attention à son expérience du moment présent est au cœur de cette pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laïcs s’habillant à l’occidentale, ayant travail et famille, les gens viennent à eux pour des conseils pratiques sur la manière d’intégrer l’attention au quotidien, de vivre « méditativement » dans le monde. Petit à petit, naturellement, il n’y a plus de séparation entre la spiritualité et le monde moderne. Pionnier dans cette transmission rigoureuse et non sectaire de la méditation qui fait la force du bouddhisme aux Etats-Unis, Kornfield en plaisante volontiers : « La plupart des gens à qui j’enseigne la méditation ne se sentent pas bouddhistes, ce qui me convient tout à fait. Il est bien préférable de devenir un bouddha qu’un bouddhiste ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quatre principes qui transforment l’attention &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que thérapeute, Jack Kornfield utilise pour soulager les souffrances ce qu’il a appris par la méditation. L’attitude pleine de compassion envers soi-même, ses émotions et ses ressentis, est mise en pratique dans la psychologie bouddhiste via la technique RAIN – reconnaissance, acceptation, investigation et non-identification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit en premier lieu de reconnaître ce qui est présent. « Nous sortons du déni qui sape notre liberté » explique Jack Korfield. Puis de laisser à l’expérience sa place, de lui donner droit. « Accepter nous permet de nous détendre et de nous ouvrir. » Nous pouvons alors goûter les émotions et les examiner. C’est ce que le maître Thich Nhat Hanh appelle « voir en profondeur ». Nous constatons la nature changeante et impersonnelle de nos expériences. « En l’absence d’identification, nous pouvons prendre soin de nous-mêmes et des autres, avec respect, tout en n’étant plus liés par les peurs et les illusions du sentiment étroit de nous-mêmes. » explique-t-il dans Bouddha mode d’emploi, véritable manuel de psychologie bouddhiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce processus en quatre étapes libère des difficultés par l’utilisation des ressources intérieures de l’attention et de la conscience en éveil. Selon Jack Kornfield, la thérapie — comme la pratique de la méditation — est une activité révolutionnaire qui ne peut être accomplie confortablement. C’est un défi constant à l’identité que chacun se forge au fil de sa vie. Parler sans cesse de ses problèmes et se centrer sur son moi blessé n’aide pas, pense-t-il, « ce qui amène la liberté est de faire face à la racine même de cette souffrance, et de la fausse identité qui s’est construite autour d’elle, plonger droit en son cœur jusqu’à ce qu’elle retourne à sa véritable vacuité. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accepter son chagrin en profondeur, sans le juger, reconnaître les situations de notre vie qui font mal, avec douceur, constitue un premier pas vers la guérison. L’approche de Kornfield est ancrée dans l’expérience la plus directe, la plus personnelle et la plus humaine ; c’est sans doute ce qui fait sa force, et son succès. En 1988, le psychologue bouddhiste fonde le centre Spirit Rock en Californie, un cadre communautaire plus vaste que l’IMS qui inclut les différentes approches bouddhistes, conservatrices et novatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le dialogue contre la haine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami et collègue enseignant de Kornfield appelle cet endroit « les Nations Unies du Bouddhisme » tant son fondateur essaie, depuis des années, de réunir les représentants de chaque tradition et de créer les conditions d’un véritable dialogue entre les différents courants bouddhistes implantés en Occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car dès la fondation de l’IMS en 1976, Jack Kornfield avait découvert un problème dans le monde bouddhiste : chaque école pense être la détentrice du savoir absolu. Cela crée la haine et la peur. Kornfield, fort de l’enseignement de son maître Ajahn Chah, milite pour sortir des antagonismes par une pratique appelée « Arrêter la guerre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, il organisa en 1989, la première rencontre des enseignants bouddhistes occidentaux, en présence de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Ce dernier demanda quel était l’écueil principal rencontré par les Occidentaux dans leur approche du bouddhisme. Tous s’accordèrent à dire que l’obstacle majeur est la haine de soi, la honte et la culpabilité. Après de longues minutes de discussion avec ses interprètes, le Dalaï Lama s’écria, choqué :  « Mais c’est affreux ! Nous sommes tous dignes d’amour ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les affections douloureuses dues au manque de respect pour soi et à la dépression étaient peu connues dans les sociétés traditionnelles où le bouddhisme a pris racine. Fort de cette leçon, Jack Kornfield met l’amour au cœur de son enseignement de la méditation. Dans Bouddha, Mode d’emploi, il écrit : « Sous la complexité de la psychologie bouddhiste demeure la simplicité de la compassion. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expression « un cœur sage » était d’ailleurs le titre original de l’ouvrage. Elle signifie que nous sommes doués de bonté et non pas damnés par le péché originel. Quelque chose en l’homme, malgré sa souffrance et ses aveuglements, voit la vérité. La réalisation est directe, venant de ce qu’Ajahn Chah appelait « Celui qui sait », le cœur clairvoyant, aimant, sage. C’est le point clef de tout l’enseignement de Kornfield, et de sa pratique thérapeutique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d’une conférence en avril dernier à New York, il expliquait que « le Bouddha ne cherchait pas à créer une religion, ce qui l’intéressait était de décrire la manière dont les êtres humains sont pris par la peur, l’anxiété, la confusion et la haine (…) La méditation est simplement la compréhension et le développement de l’attention, de la présence et de la tendresse bienveillante du cœur qui existent en chacun de nous. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jack Kornfield, « Bouddha, mode d’emploi », Belfond, 2011&lt;br /&gt;Collection « l’esprit d’ouverture » &lt;a href="http://www.espritdouverture.fr/"&gt;www.espritdouverture.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le site de l’auteur &lt;a href="http://www.jackkornfield.org/"&gt;www.jackkornfield.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-5935052799153526867?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/5935052799153526867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/09/jack-kornfield-une-psychologie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5935052799153526867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5935052799153526867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/09/jack-kornfield-une-psychologie.html' title='Jack Kornfield. Une psychologie bouddhiste'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LpfCjkA4EXU/ToG11n9F1lI/AAAAAAAAAMU/Wd3kvPUGXXs/s72-c/JK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8507485616513684608</id><published>2011-09-16T15:19:00.004+02:00</published><updated>2011-09-16T15:26:01.723+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychologie Bouddhiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Non-Moi'/><title type='text'>Se libérer du moi, selon Jack Kornfield</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Zd2dfGY-R4I/TnNNx_Ivu8I/AAAAAAAAAMM/u03hOmHzdGA/s1600/jack_kornfield_use_link.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 222px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Zd2dfGY-R4I/TnNNx_Ivu8I/AAAAAAAAAMM/u03hOmHzdGA/s400/jack_kornfield_use_link.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5652947478437149634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;         &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Grâce à la parution française du dernier livre de Jack Kornfield « &lt;i&gt;Bouddha, mode d’emploi »&lt;/i&gt; (éditions &lt;a href="http://www.espritdouverture.fr"&gt;Belfond, collection &lt;i&gt;L’esprit d’ouverture&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), et après sa présentation dans &lt;i&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation&lt;/i&gt;, nous pouvons examiner un point crucial de son approche. En tant que psychologue bouddhiste, Kornfield est amené à travailler avec des gens en souffrance selon l’éthique professionnelle des psychologues, mais aussi suivant les principes fondamentaux du dharma. Il se réfère notamment à l’Abhidharma, le texte ancien le plus complexe sur la nature de l’esprit. Et selon le Bouddha, le moi n’existe pas.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Voir au-delà du moi&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Un article du célèbre magazine &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt; (2002) donne à sourire et à réfléchir : « Après plus d’un siècle de recherches, les scientifiques qui étudient le cerveau ont depuis longtemps conclu qu’on ne peut concevoir aucun endroit dans le cerveau physique où localiser le moi, et que ce dernier, tout simplement, n’existe pas. »&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;C’est ce point qui retient particulièrement notre attention. L’au-delà de l’ego, comme je l’ai maintes fois évoqué dans ces pages, sera une clef de travail très féconde pour les psychologues du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Jack Kornfield explique dans « &lt;i&gt;Bouddha, mode d’emploi »&lt;/i&gt; : « Le fonctionnement de cette capacité centrale, que Freud appelle “ego”, est l’une des plus importantes définitions de la santé mentale dans la psychologie occidentale. (…) Le don de la psychologie bouddhiste est de nous conduire à l’étape suivante, de nous faire évoluer jusqu’à la capacité de voir au-delà du moi distinct. Le moi fonctionnel, même à son degré le plus sain, n’est pas qui nous sommes. Puis elle dissout l’identification et révèle l’ouverture joyeuse qui existe au-delà du moi. » Cette question est généralement mal comprise. Certaines réactions défensives le montrent, comme lors du colloque « Au-delà du moi, la liberté ? » du 27 novembre 2010, qui réunissait pour la première fois psychanalystes et enseignants de méditation pour une rencontre universitaire. En effet, dès que l’on parle de dépasser le moi la crainte surgit de tomber dans le non-moi, de se confondre avec les autres ou le monde, dans une sorte d’effondrement psychotique, la vacuité devenant alors synonyme de béance morte. C.G. Jung s’est lui-même beaucoup mépris à ce sujet, puisqu’il mettait en garde les Occidentaux contre les dangers de la méditation qui mène selon lui à la dissolution de l’identité, donc à la folie. Kornfield lève les ambiguïtés lorsqu’il invite à se fier à « l’ouverture joyeuse qui existe au-delà du moi. » Ce n’est pas un vide mortel mais bien une ouverture vivante qui se trouve au-delà, en deçà du moi, ou tout simplement sans aucune référence au moi.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Une &lt;/b&gt;&lt;b&gt;illusion tenace&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;L’immense maître Dogen (1200-1253), qui ramena la méditation ch’an de la Chine jusqu’au Japon où elle devint le Zen, a dit : « Étudier la voie, c’est étudier le moi / Étudier le moi, c’est oublier le moi / Oublier le moi, c’est être éveillé par toutes les choses. » Le problème du moi, de l’ego, est donc une question qui se pose depuis les premiers temps du bouddhisme, et chaque fois qu’il pénètre dans un nouveau monde, comme ici au Japon. Mais en Inde dès les premiers temps de l’enseignement du Bouddha lui-même, il eut à faire face aux attaques des ‘éternalistes’, qui défendait le point de vue de l’atman, l’âme immortelle et individuelle. Ces délicates questions ont été traitées en Occident par la philosophie avec la pensée métaphysique et par la religion avec la pensée théologique. C’est pourquoi aussi nous voulons sans cesse rabattre le bouddhisme sur ces catégories connues. Cependant aujourd’hui, à l’ère de la science, une autre voie qui traite du problème du moi existe, c’est la psychologie. Et ici la confusion règne plus encore que dans les systèmes de pensée traditionnels qui avaient le mérite d’avoir été affinés pendant des siècles. La psychologie, en à peine plus d’un siècle, a pris le devant de la scène, puisque tout le monde se considère comme une personne, un moi, une conscience, un sujet etc. Cette identification conceptuelle a tellement pris racine, qu’il est très difficile d’entendre une autre voix, comme celle de la psychanalyse authentique. Le fait que réside au cœur de l’homme un inconscient, une dimension cachée et autre, plus vaste que le moi, devrait déjà faire réfléchir. L’ouverture vers la spiritualité et la notion de Soi développée par Jung également. Le combat incessant de Jacques Lacan contre l’ego-psychology anglo-saxonne, largement répandue désormais sous les formes les plus dévoyées dans toutes les thérapeutiques à la mode qui prétendent ramener l’individu dans une conformité à la norme sociale, est un exemple qui nous touche de près. Néanmoins même en France, et à quelques décennies près, cette vision s’estompe. L’illusion d’un moi séparé et autodéterminé par sa volonté reprend le dessus. Au fond, parler de l’ego, de ses problèmes et de ses émotions, n’est qu’une manière qu’a trouvée l’ego de se faire exister… L’incertitude, l’ouverture, la présence réelle du monde, le ratage et la perte, l’impossibilité de saisir son être propre, en un mot la liberté, tout cela est nié. La psychologie bouddhiste pourrait s’avérer une chance si elle ouvre à nouveau l’entente de l’être humain comme esprit (psyché) qui dépasse de loin sa conscience et son ego. C’est le pari de Jack Kornfield.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Une absence d’identification&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Pour la psychologie bouddhiste selon Jack Kornfield, la non-identification est le garant de la paix authentique : « En l’absence d’identification, nous pouvons prendre soin de nous-mêmes et des autres, avec respect, tout en n’étant plus liés par les peurs et les illusions du sentiment étroit de nous-mêmes. » Ce que nous prenons pour un moi solide est provisoire, fictif, construit par une saisie temporaire à quelque partie de l’expérience. Le moi se solidifie lui-même, selon une image traditionnelle, comme de la glace flottant sur l’eau. La glace est en réalité faite de la même substance que l’eau, mais l’identification et la saisie solidifient l’eau en glace. De façon similaire, nous nous sentons séparés des autres et du monde, et souvent même de qui nous sommes réellement, en nous accrochant à une illusion. L’ego, certes, remplit une fonction organisatrice nécessaire. En psychologie occidentale, il a un fonctionnement sain dont il ne faut pas nier l’importance. Mais à terme, même ceux qui sont fragiles finiront par tirer bienfait de la liberté qui demeure au-delà de l’image de soi, au-delà de l’illusion d’un moi, nous rappelle Kornfield. En psychologie bouddhiste, le petit sentiment de soi dérive de l’illusion de séparation et nous subissons l’angoisse qu’elle crée. &lt;i&gt;Bouddha mode d’emploi&lt;/i&gt; explique : « Quand nous libérons la saisie de notre propre image, il y a un énorme soulagement et le monde s’ouvre à nouveau à nous. » La psychologie bouddhiste appelle cela absence de soi ou non-soi, c’est ainsi, et ne devrait menacer quiconque. Il n’y pas de risque de disparaître soudain, sans identité, dans un trou noir. Kornfield dit lui-même « Quand je travaille avec les gens, la base de travail est la vacuité. » Son usage thérapeutique de la notion de vacuité est étonnante, « ce qui amène la liberté est de faire face à la racine même de cette souffrance, et de la fausse identité qui s’est construite autour d’elle, plonger droit en son cœur jusqu’à ce qu’elle retourne à sa véritable vacuité. » Accepter son chagrin en profondeur, sans le juger, reconnaître les situations de notre vie qui font mal, avec douceur, est un premier pas vers la guérison. La vacuité est, au niveau individuel, une libération des masques et des déguisements qui, de toute façon, nous vont mal. Quand l’identification au petit sentiment de soi diminue, seul demeure le cœur vaste qui est relié à toute chose. C’est pourquoi la compassion est traditionnellement inséparable de la vacuité. Jack Kornfield, avec bienveillance, veille pour nous le rappeler.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;Nicolas D’Inca&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;A lire :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Jack Kornfield, « &lt;i&gt;Bouddha, mode d’emploi »&lt;/i&gt;, Belfond, 2011&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8507485616513684608?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8507485616513684608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/09/se-liberer-du-moi-selon-jack-kornfield.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8507485616513684608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8507485616513684608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/09/se-liberer-du-moi-selon-jack-kornfield.html' title='Se libérer du moi, selon Jack Kornfield'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Zd2dfGY-R4I/TnNNx_Ivu8I/AAAAAAAAAMM/u03hOmHzdGA/s72-c/jack_kornfield_use_link.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8504334258265483436</id><published>2011-08-01T12:53:00.004+02:00</published><updated>2011-08-01T13:00:27.861+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychologie Bouddhiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amour'/><title type='text'>« Bouddha, mode d’emploi » avec Jack Kornfield</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-pBzJFf_ZlAQ/TjaGLTw-ZAI/AAAAAAAAAME/LFOu9JCX7hM/s1600/Bouddha%2Bmode%2Bd%2527emploi.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 257px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-pBzJFf_ZlAQ/TjaGLTw-ZAI/AAAAAAAAAME/LFOu9JCX7hM/s400/Bouddha%2Bmode%2Bd%2527emploi.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5635839512543126530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’occasion de la parution française de son livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddha, mode d’emploi&lt;/span&gt; (Belfond, 2011), Psychologie &amp;amp; Méditation rend hommage à ce pionnier qu’est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Kornfield"&gt;Jack Kornfield&lt;/a&gt;, à la fois psychologue et maître de méditation. Une mise en garde aux collègues psys s’impose : « Si vous êtes un praticien ou un professionnel de la santé mentale, la psychologie bouddhiste, avec sa compréhension et ses possibilités nouvelles, va se révéler à vous comme une provocation. » Dans son dernier ouvrage, il détaille de manière très juste les différences subtiles entre les visions de l’esprit en Occident et en Orient, et comment d’un monde à l’autre les deux peuvent s’éclairer mutuellement, pour guérir au mieux la souffrance que nous partageons d’un bout à l’autre de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un aîné exemplaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jack Kornfield est un des enseignants bouddhistes occidentaux les plus importants, ses ouvrages sont traduits dans de nombreux pays, et la parution de son nouveau livre devrait contribuer à le faire plus largement (re)connaître en France. Né aux Etats-Unis en 1945, il passe son doctorat de psychologie en 1967 puis reçoit une formation de moine bouddhiste en Thaïlande, en Birmanie et en Inde. Il a été, durant les années cruciales de sa jeunesse, le disciple assidu d’un des plus grands maîtres de la tradition Theravada, le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ajahn_Chah"&gt;Vénérable Ajahn Chah (1918-1992)&lt;/a&gt;, qui lui conféra l’initiation monastique.&lt;br /&gt;Il est formé aux pratiques méditatives et contemplatives, étudie les sutras (paroles du Bouddha) et l’Abhidharma (psychologie bouddhiste sur le fonctionnement de l’esprit) et se plie au code très strict du vinaya (règles monastiques établies par le Bouddha). Les « moines de la forêt », école à laquelle appartient Ajahn Chah, en plus des règles usuelles, mènent une vie ascétique de renonciation particulièrement austère. Les moines ne possèdent par exemple qu’une seule robe pour se vêtir quelle que soit la saison, dorment dans une hutte isolée dans la forêt, ne vivent que d’offrandes et ne se nourrissent qu’une fois par jour avant midi. C’est dans ce cadre qui paraîtrait rude et dénué de compassion à nombre d’Occidentaux que Jack Kornfield rencontre l’expérience de liberté intérieure qui fit de lui un homme immergé dans le dharma vivant. De retour aux Etats-Unis, il devint au fil des années, par la profondeur de son engagement et de sa compréhension, un des principaux introducteurs du bouddhisme Theravada en Occident. Son travail de passeur entre les cultures est, depuis les années soixante-dix, remarquable. En 1972, de retour de son aventure monastique asiatique, il fonde avec quelques collègues l’Insight Meditation Society, dans le Massachussetts. En 1981, il fonde le centre Vipassana Spirit Rock Center, en Californie, où il vit depuis lors. Il enseigne la méditation à travers le monde entier. Son rôle est au sens propre celui d’un aîné, notion si chère à la tradition Theravada dont il est issu, l’aîné qui montre la voie aux plus jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une psychologie bouddhiste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jack Kornfield est titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et exerce comme psychothérapeute. Il fait partie de ce courant intégratif nord-américain qui tente d’ouvrir le dialogue entre la psychothérapie et les diverses voies spirituelles authentiques. Dans son premier ouvrage traduit en français « Périls et promesses de la vie spirituelle » (Pocket), il défendait déjà la perspective selon laquelle l’approche spirituelle se combine avec le plus grand profit à la psychothérapie pour un Occidental moderne engagé dans une recherche spirituelle. Selon lui, « Ajahn Chah et d’autres maîtres bouddhistes comme lui pratiquent une psychologie vivante : l’un des systèmes de guérison et de compréhension les plus anciens et les plus développés qui existent à la surface du globe. Cette psychologie ne fait aucune distinction entre les problèmes temporels et spirituels. » C’est à Kornfield que l’on doit l’excellent « Après l’extase, la lessive » (Table ronde) dont la formulation est tellement fidèle au goût du zen, qui indique l’esprit vaste dans les actes les plus quotidiens. Ce souffle vivifiant est palpable dans ses écrits, où l’on sent l’humour et la tendresse d’un véritable pratiquant de la méditation. L’attention issue de la pratique de la méditation est bien sûr au cœur de l’approche bouddhiste de la psychologie. Selon &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shunryu_Suzuki"&gt;Shunryu Suzuki &lt;/a&gt;: « Nous prêtons attention avec respect et intérêt, non pas pour manipuler mais pour comprendre ce qui est vrai. Et voyant ce qui est vrai, le coeur devient libre. » L’attention, c’est-à-dire un état de conscience patient, réceptif et sans jugement, a également son importance dans la psychothérapie occidentale, comme le démontre Kornfield dans « Bouddha, mode d’emploi ». Depuis « l’attention flottante » que Freud recommandait aux psychanalystes jusqu’au « regard positif inconditionnel » du psychologue humaniste Carl Rogers, et jusqu’à la « conscience centrée sur le présent » de la Gestalt, cette forme ouverte de conscience est considérée comme un outil essentiel de guérison. Depuis 1980, près d’un millier de publications scientifiques ont décrit l’efficacité de l’attention, souvent en étudiant des pratiques méditatives basées sur une approche bouddhiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La voie de l’honnêteté et de l’amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jack Kornfield nous fait profiter de sa grande expérience de pratiquant de la méditation et de psychothérapeute. Dans son dernier ouvrage, il fait alterner exemples personnels, principes généraux de la psychologie bouddhiste et exercices de contemplation accessibles à tous. Un des renoncements les plus difficiles pour les moines de la tradition Theravada n’est pas tant celui du confort matériel que du confort spirituel. La voie de l’honnêteté est étroite et sans issue, aussi Ajahn Chah insistait-il toujours sur l’importance de reconnaître les choses telles qu’elles sont. Kornfield, fort de cette pratique humble et lucide, dénonce avec un courage admirable les pièges auxquels succombent nombre d’Occidentaux en préférant rêver la spiritualité que la vivre réellement. A un moment de son apprentissage, dit-il, « je découvris que pour transformer mes problèmes, je ne pouvais avoir recours à la seule méditation silencieuse. Il n’y avait ni raccourci ni échappatoire spirituelle susceptibles de m’épargner le travail d’intégration des principes que j’avais appris dans la méditation et la nécessité de les incarner au quotidien. » C’est ce défi auquel il ne cesse de nous inviter, avec bienveillance.&lt;br /&gt;Un autre point-clef de son enseignement porte sur l’amour (« metta » en pali, plus connu sous son nom sanscrit de « maitri »). Cela permet de faire une mise au point qui s’avère nécessaire tant le Theravada est parfois réduit à n’être ‘que’ la voie de la renonciation, la voie austère des moines, le « petit véhicule » du hinayana étant souvent amalgamé avec le bouddhisme ancien. Or il n’en est rien, l’amour, le cœur vaste et aimant, la tendresse et la bonté sont des principes essentiels sur cette voie, comme sur toute voie bouddhiste. La compassion, certes typique du mahayana, n’est pourtant pas réservée aux traditions tibétaines ou japonaises, mais rejaillit tout aussi bien dans les bouddhismes thaï ou birman. Un des plus anciens sutras du canon pali, le Metta sutta, porte d’ailleurs sur l’amour bienveillant comme « suprême manière de vivre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’on mesure aisément le fossé qui sépare le vieux continent du nouveau en constatant avec quelle rapidité et quelle fermeté le bouddhisme s’est implanté dans toutes les couches de la société américaine, de l’art à la médecine, du travail social à l’éducation. Le dharma américain est déjà mûr, c’est pourquoi un aîné tel que Kornfield est précieux. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements en France. Néanmoins il apparaît déjà clairement que la révolution bouddhiste dans le soin psychique passe par le recours à l’attention, par la vue directe de la réalité et la reconnaissance de ce cœur tendre qui unit le patient et le soignant de manière indissociable. Nous ne pouvons que nous incliner et remercier Jack Kornfield de continuer à porter le flambeau et de transmettre la bonne nouvelle d’une psychologie authentiquement bouddhiste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jack Kornfield, « Bouddha, mode d’emploi », Belfond, 2011&lt;br /&gt;Collection « l’esprit d’ouverture » &lt;a href="http://www.espritdouverture.fr/site/accueil_site_esprit_d_ouverture_&amp;amp;600&amp;amp;eso01.html"&gt;www.espritdouverture.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le site de l’auteur &lt;a href="http://www.jackkornfield.com/"&gt;www.jackkornfield.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8504334258265483436?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8504334258265483436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/08/bouddha-mode-demploi-avec-jack.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8504334258265483436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8504334258265483436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/08/bouddha-mode-demploi-avec-jack.html' title='« Bouddha, mode d’emploi » avec Jack Kornfield'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-pBzJFf_ZlAQ/TjaGLTw-ZAI/AAAAAAAAAME/LFOu9JCX7hM/s72-c/Bouddha%2Bmode%2Bd%2527emploi.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-5110242244296058554</id><published>2011-07-24T10:47:00.004+02:00</published><updated>2011-07-25T11:55:31.195+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>Nouveau site Jeunes-Psy.com</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-0lARuJ9LKFQ/Ti09I7CZSFI/AAAAAAAAAL8/FlwAkTJ5hxE/s1600/logojpsy.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 98px; height: 74px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-0lARuJ9LKFQ/Ti09I7CZSFI/AAAAAAAAAL8/FlwAkTJ5hxE/s400/logojpsy.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633225932406343762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bonjour à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'association Jeunes&amp;amp;Psy propose des rencontres thématiques sur Psychologie, Philosophie et Méditation en 2011/2012, retrouvez toutes les informations prochainement en ligne sur notre nouveau site :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.jeunes-psy.com/"&gt;http://www.jeunes-psy.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Jeunes&amp;amp;Psy est une  association de psychologues cliniciens ayant l'ambition innovante de  faire dialoguer les champs de la Psychanalyse, de la Philosophie et de  la Méditation. Nous cherchons une manière plus libre de penser l'homme  et la santé mentale dans le monde d'aujourd'hui, à travers  l'articulation de trois disciplines qui nous semblent aussi nécessaires  que complémentaires. La psychanalyse comme pratique du soin psychique,  voie royale de guérison par la parole qui guide notre travail auprès des  patients, la philosophie comme nécessité d'élargir notre champ de  compréhension de l'homme moderne dans son rapport au monde, la  méditation enfin comme pratique qui ouvre à une expérience précise,  concrète et vivante de son corps et de son esprit. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d'Inca, Président de Jeunes&amp;amp;Psy&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-5110242244296058554?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/5110242244296058554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/bonjour-tous-lassociation-jeunes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5110242244296058554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5110242244296058554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/bonjour-tous-lassociation-jeunes.html' title='Nouveau site Jeunes-Psy.com'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-0lARuJ9LKFQ/Ti09I7CZSFI/AAAAAAAAAL8/FlwAkTJ5hxE/s72-c/logojpsy.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-5200749893584065477</id><published>2011-07-20T23:10:00.005+02:00</published><updated>2011-07-20T23:26:23.478+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>Psychologie et Méditation dans la revue PsychoBlog</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bonjour à tous, le mois de juillet n'est pas seulement à la grisaille, mais aussi à la communication autour de la méditation dans ses liens à la psychologie. C'est une bonne nouvelle. Mis à part la diffusion de l'émission "Méditation et Psychologie" sur France 2 ce dimanche 24 juillet, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-yxkUFg0FTkI/TidEiDOvDGI/AAAAAAAAAL0/nWkvt9MXnI0/s1600/Image%2B1.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 285px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-yxkUFg0FTkI/TidEiDOvDGI/AAAAAAAAAL0/nWkvt9MXnI0/s400/Image%2B1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631545210823445602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;notons la parution d'un nouveau magazine, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;PsychoBlog&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;. Cette revue se propose de réunir les meilleurs articles de la toile, parmi une sélection des blogs les plus représentatifs sur des thèmes "psycho", d'en publier un extrait, faisant ainsi le lien entre internet et presse traditionnelle. Belle initiative,  à laquelle je suis content de participer et d'y avoir huit pages pour le lancement de la revue ! Un article de votre blog a donc été imprimé sur papier glacé, vous pouvez le retrouver dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;PsychoBlog&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, N°1 en kiosque actuellement. Bonne lecture,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nicolas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-5200749893584065477?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/5200749893584065477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/psychologie-et-meditation-dans-la-revue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5200749893584065477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5200749893584065477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/psychologie-et-meditation-dans-la-revue.html' title='Psychologie et Méditation dans la revue PsychoBlog'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-yxkUFg0FTkI/TidEiDOvDGI/AAAAAAAAAL0/nWkvt9MXnI0/s72-c/Image%2B1.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-3587208906911507210</id><published>2011-07-10T20:40:00.007+02:00</published><updated>2011-12-06T22:10:06.689+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychologie Bouddhiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>"Méditation et Psychologie" sur France 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-rOy4GkqR3ns/ThnznAAEj4I/AAAAAAAAALs/LPyxime6D2A/s1600/download.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-rOy4GkqR3ns/ThnznAAEj4I/AAAAAAAAALs/LPyxime6D2A/s400/download.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627797060716892034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;J'ai le plaisir de vous informer que l'émission &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sagesses bouddhistes&lt;/span&gt; sur le thème "Méditation et Psychologie" sera diffusée sur France 2 le dimanche 24 juillet 2011 - de 8h30 à 8h45. J'en suis l'invité et j'y présente quelques passerelles entre ces deux champs, quelques thèmes qui me tiennent à coeur dans ma pratique et dans ma réflexion et quelques pistes de travail, notamment celles travaillées avec les collègues de l'association Jeunes&amp;amp;Psy.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Voici un lien permanent vers un enregistrement de l'émission sur YouTube :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://youtu.be/KnruEpK1RSk" target="_blank"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=Q9IxptcNpPc&amp;amp;noredirect=1&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;A diffuser sans modération !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-3587208906911507210?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/3587208906911507210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/meditation-et-psychologie-sur-france-2.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3587208906911507210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3587208906911507210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/07/meditation-et-psychologie-sur-france-2.html' title='&quot;Méditation et Psychologie&quot; sur France 2'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-rOy4GkqR3ns/ThnznAAEj4I/AAAAAAAAALs/LPyxime6D2A/s72-c/download.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6537695011748757427</id><published>2011-06-16T19:28:00.003+02:00</published><updated>2011-06-16T19:38:56.610+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>MBSR, réduire son stress par l’expérience directe de la réalité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-_3rQPOGX1Cg/Tfo_dTRds5I/AAAAAAAAALk/T-tKVLrnLtU/s1600/12.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-_3rQPOGX1Cg/Tfo_dTRds5I/AAAAAAAAALk/T-tKVLrnLtU/s400/12.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5618873257720394642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation rencontre Delphine Rochet, psychologue clinicienne, titulaire d’un Master de philosophie, pratiquante de la méditation. Parmi les premières psychologues françaises à être formée à la MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), la technique de réduction du stress par la pleine conscience développée aux Etats-Unis par Jon Kabat-Zinn. Dirigeant dans un cabinet à Paris des groupes de MBSR, elle nous présente les principes et les applications de cette technique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nicolas d’Inca : Qu’est-ce que la MBSR ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Delphine Rochet : &lt;/span&gt;L’approche de la mindfulness consiste à développer une attention dans le présent permettant de développer une attitude de non-jugement et d’auto-observation qui favorise la conscience de soi. C’est une pratique méditative allégée et laïcisée. La MBSR est spécifiquement utilisée pour la réduction du stress. Il s’agit de suivre un protocole en groupe de huit semaines : une séance hebdomadaire de 2h30, des exercices quotidiens à faire chez soi à l’aide d’un manuel et d’un CD, ainsi qu’une journée en silence. Cette technique allie différents outils comme la méditation assise, le body scan (ou balayage corporel), la pratique du yoga et du qi-gong, la méditation marchée…&lt;br /&gt;La MBSR s’adresse spécifiquement aux gens touchés par le stress, atteints de troubles anxieux, ceux qui ont des douleurs chroniques, ou des troubles psychosomatiques (psoriasis, eczéma, troubles intestinaux ou du sommeil). Elle est contre-indiquée dans le cas de troubles psychopathologiques trop graves comme la psychose, le trouble de personnalité borderline, ou un épisode dépressif majeur en cours. En effet, c’est une technique d’exposition aux phénomènes intérieurs qui requiert une certaine stabilité, un socle intérieur. C’est pourquoi le groupe est si important car il est à la fois un soutien et un moyen de se rendre compte que les autres sont essentiellement touchés par les mêmes difficultés que nous. Chaque personne souhaitant participer à un groupe est d’abord reçue pour un entretien préliminaire d’évaluation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourquoi vous êtes-vous tournée vers cette pratique ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est une méthode qui m’a permis de réunir deux champs d’intérêt qui étaient vraiment importants pour moi, à savoir la pratique clinique et la méditation. J’ai entendu parler de la Mindfulness par une amie très chère, Manuela Santa-Marina, qui se formait auprès de Christophe André à l’hôpital Saint-Anne alors que j’étais étudiante en psychologie et que je pratiquais la méditation. Parler de méditation à l’université était difficile, car c’était  assez vite connoté négativement : infondé scientifiquement, New Age, spirituel. C’est pourquoi la MBSR telle qu’elle a été pensée par Jon Kabat-Zinn a permis de revaloriser la pratique de la méditation aux yeux des cliniciens et des universitaires. En effet, les études scientifiques ont permis d’en objectiver les effets et de la laïciser pour l’introduire dans le champ médical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En quoi consiste la formation ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le prérequis le plus fondamental pour pouvoir instruire cette méthode est d’être soi-même pratiquant de méditation. Ce point est vraiment très important parce que tout repose sur la dimension expérientielle de l’approche. Lire quelques livres sur la mindfulness peut donner des perspectives intérieures mais ce n’est pas suffisant pour goûter les fruits de ce que la méditation peut apporter dans la vie en terme de santé mentale. Le protocole des huit semaines MBSR mis en œuvre par Kabat-Zinn repose sur l’expérience, nous demandons aux patients de s’astreindre à des exercices quotidiens. Il faut donc pouvoir soutenir et contenir leurs questionnements, leurs expérimentations. Si nous-mêmes n’en avons pas fait l’expérience, nous ne sommes pas au courant de ce que nous leur demandons et ne pouvons pas leur être d’une grande aide. Cette exigence de pratique personnelle est un des éléments qui garantissent selon moi le sérieux de la méthode, elle responsabilise les praticiens par rapport à leur propre pratique.&lt;br /&gt;La formation en elle-même est un cursus en cinq étapes qui a été mis en place par l’équipe du centre de Mindfulness de l’école de médecine de l’université du Massachussetts (Umass) où tout a commencé avec Jon Kabat-Zinn en 1979.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce programme a donc l’air adapté à des bouddhistes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’idée est justement que ce soit laïc, accessible, hors de tout cadre de référence. Nul n’est obligé d’adhérer à une quelconque doctrine. Il s’agit de dispenser des outils et de proposer une manière de se relier à soi. C’est ce point qui compte. La démarche spirituelle n’est pas le propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Concrètement, comment la MBSR aide à lutter contre le stress ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La compréhension que j’en ai est que cela permet de développer un nouvel espace en soi, intermédiaire entre les événements intérieurs et le comportement développé dans la vie. Cela permet de sortir du « pilote automatique », le fait d’être toujours sur un mode de fonctionnement habituel ou conditionné. Le point de départ est le fait de s’asseoir, de prendre un temps pour soi et ainsi offrir un espace qui permet aux phénomènes intérieurs de se déployer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cette dimension d’espace en psychologie a été bizarrement très peu travaillée. Elle est cependant  fondamentale ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je crois justement que la Mindfulness touche cela en plein coeur. Toutes les formes de psychothérapies ouvrent un espace. Mais l’espace n’est pas thématiquement travaillé dans les autres approches. Ici, c’est à mon sens un des ingrédients thérapeutiques majeurs, en tant qu’ouvrir un espace permet une nouvelle marge de manœuvre dans notre rapport à nous-même, aux autres et au monde.&lt;br /&gt;Cet espace, par la prise de contact et l’observation, permet de donner une place à la liberté. En effet, pouvoir prendre conscience de l’agitation de l’esprit par exemple, permet d’en être un peu moins esclave car nous sommes moins identifiés à cette agitation. Cela ne change pas pour autant la réalité : l’esprit est agité car il est ainsi fait, les émotions et les pensées sont toujours là, et nous serons encore soumis à la peine et à la mort. C’est la donne d’être humain ! Mais peut-être que par la méditation il s’agit justement d’apprendre à être vraiment humain c’est-à-dire apprendre à faire l’épreuve de notre liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’espace est une dimension cachée de la réalité, qui se trouve entre le psychique et le monde, et à part certains psychanalystes anglo-saxons comme Winnicott, il n’y a pas eu beaucoup de travaux consacrés à cette dimension ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tout à fait, d’ailleurs la référence à Winnicott est pour moi très importante car on peut penser la méditation comme un prolongement du concept de holding, la mère contenant son enfant. On identifie bien cette nécessité pour un être humain d’être contenu dès sa naissance, et peut-être que devenir adulte passe par le fait d’apprendre à se contenir soi-même. En développant cette qualité de contact à soi-même et aux choses telles qu’elles sont, nous  devenons plus familier avec ce qui se passe. Se relier à la réalité directe des phénomènes intérieurs permet de les toucher à la racine. Si nous sommes anxieux par exemple et que nous pouvons simplement le reconnaître alors nous ne sommes plus immédiatement pris dans l’angoisse de l’angoisse. Nous appréhendons l’angoisse directement ce qui permet déjà de réduire le niveau de souffrance, de stress, de réactions conditionnées.&lt;br /&gt;La mindfulness est une technique thérapeutique très confrontante. De ce point de vue, la MBSR est une proposition radicale par rapport à d’autres approches thérapeutiques. Nous ne cherchons pas à changer les choses ou atteindre un résultat. Il y a là un paradoxe profond : faire l’épreuve de la réalité telle qu’elle est nous ouvre une perspective de transformation. Tenir la posture, tenir ce rapport direct aux choses, à soi et au monde est le défi que nous devons relever dans la méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour tout renseignement :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://delphanne.wordpress.com/"&gt;http://delphanne.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6537695011748757427?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6537695011748757427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/06/mbsr-reduire-son-stress-par-lexperience.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6537695011748757427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6537695011748757427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/06/mbsr-reduire-son-stress-par-lexperience.html' title='MBSR, réduire son stress par l’expérience directe de la réalité'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-_3rQPOGX1Cg/Tfo_dTRds5I/AAAAAAAAALk/T-tKVLrnLtU/s72-c/12.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8707174029760241809</id><published>2011-05-12T20:04:00.001+02:00</published><updated>2011-05-30T16:00:34.284+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><title type='text'>Regarder la mort en face</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-l1-YLRcAHTc/Tcwhd8LHNpI/AAAAAAAAALY/6lPo_AJGIIk/s1600/Jessie%2BWestenholz.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-l1-YLRcAHTc/Tcwhd8LHNpI/AAAAAAAAALY/6lPo_AJGIIk/s400/Jessie%2BWestenholz.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605892434422085266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;En parler comme à un enfant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyste Françoise Dolto aimait à dire aux enfants que chacun meurt quand il a fini de vivre. Explication aussi simple qu’irréfutable ! De même que chacun naît et vit parce qu’il l’a choisi. Les enfants, par leur bon sens naturel, posent souvent les questions importantes à des adultes qui ont déjà renoncé à chercher pour eux-mêmes des réponses. « Pourquoi les gens meurent, ça veut dire quoi la mort, qu’est-ce qu’on fait quand on est ‘à la mort’ ? » sont des interrogations fréquentes chez les enfants aux environs de cinq ou six ans. Il leur arrive même de demander directement : « Toi aussi tu vas mourir ? quand est-ce que tu vas mourir ? » Les parents sont embarrassés, parfois choqués, par l’aspect si direct que prennent ces questionnements pourtant naturels chez toute personne en bonne santé psychique. Ils ne savent que répondre et usent de périphrases pour ne pas dire les choses simplement. « Mamie est à l’hôpital. Ton grand-père est parti. La voisine a perdu son mari. » Françoise Dolto s’amuse à se rappeler quand, enfant, elle entendait une dame dire à sa mère qu’elle avait perdu son mari. « Elle est bête, se disait-elle, pourquoi ne va-t-elle pas le chercher si elle l’a perdu ? Il n’est pas chez nous et ce n’est pas en restant assise là qu’elle va le retrouver ! » Humour d’enfant mais vérité tout de même. Il serait bon de dire les choses et de parler enfin de la mort comme elle se présente. Au moins sur le fait brut de la séparation définitive d’avec les êtres chers, nous pourrions dire la vérité. Quand les questions portent sur l’après-mort, les choses se corsent peut-être, mais chacun peut sentir en lui-même ce dont son enfant à besoin pour continuer de donner du sens au fait d’être vivant. Ici nous sommes déplacés du registre de la réalité effective (nous mourrons tous) à celui de la croyance individuelle (que devient l’esprit, l’âme ou l’être même de la personne qui meurt ?). Il peut alors être bon de saisir cette occasion non pour se rassurer soi-même par un mensonge confortable, mais pour partager ensemble ce mystère qui nous revient en tant qu’humains mortels destinés à mourir. Ou comme le dit Dolto : « C’est cela vivre, avec cette limite qui donne sens à la vie, et sans laquelle la vie n’aurait pas de sens. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Etre vers la mort&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;La vie humaine, comme toute vie, est tournée vers la mort. Mais la mort est la face de la vie « qui n’est pas tournée vers nous » comme écrit le poète Rainer Maria Rilke. L’animal périt, mais meurt-il ? Ce n’est pas sûr du tout. L’homme possède certaines caractéristiques proprement humaines qui le distinguent nettement du monde animal et ne permettent radicalement pas de le classer dans la même catégorie ‘biologique’. Car l’homme est avant tout un existant, certes vivant, mais doué de parole. Et sa mort, comme sa vie, sont incluses dans un système symbolique qui fait sens, avant même sa naissance et après sa mort achevée. La communauté humaine date probablement du moment où nos ancêtres commencèrent à enterrer leurs morts et à instituer des rites pour marquer le passage de la vie à l’autre monde, quel qu’il soit, où ceux qui ont vécu disparaissent dans l’invisible. Ce fait d’être mortel, et de le savoir, est d’une importance capitale. La vie humaine y trouve son sens, non seulement comme signification, mais comme direction. Chacun se dirige vers sa mort. Par là, sa vie est contenue dans ses propres limites. Un visage terrible du monde moderne, scientifique et technique, est la négation de la mort. Rilke écrit « O Seigneur, donne à chacun sa propre mort/La mort issue de cette vie/Où il trouva l’amour, un sens et la détresse. » Il ne s’agit pas tant d’être croyant que d’entendre cette prière, cette supplique pour que la vie retrouve, en plus de la détresse, sens et amour. Sans reconnaissance de la mort, de sa propre mort, comment trouverait-on le courage de vivre pour de bon ? La déshumanisation des services médicaux occidentaux, l’immonde des morts assistées par machinerie et pharmacopée, l’abandon complet de tout lien humain pour des centaines de milliers de personnes qui meurent seules dans des maisons de retraite où elles attendent de « vider les lieux » sans plus être intégrées à la communauté pour laquelle elles ont donné leur existence, tout cela est une grande souffrance. C’est une rupture de notre époque sans précédent, rupture que n’ont jamais connue les sociétés traditionnelles. Dans son très important « Risquer la liberté », Fabrice Midal nous dit à propos de cette découverte opérée par le poète : « Rilke perçoit bien que le triomphe de la rationalité nous fait perdre le contact avec les choses simples, avec le sacré et la vie ». Il faut, à l’âge de la dévastation et de la perte des repères, regagner une mort, comme autrefois, proprement humaine – c’est-à-dire réellement sacrée. Rilke écrit ainsi dans les Cahiers de Malte Laurids Brigge : « Jadis, l’on savait – ou peut-être s’en doutait-on seulement – que l’on contenait sa mort comme le fruit son noyau. (…) On l’avait bien, sa mort, et cette conscience vous donnait une dignité singulière, une silencieuse fierté. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Apprendre à mourir&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Sigmund Freud écrit un texte en 1915 intitulé « Considérations sur la guerre et la mort » dont le 2e chapitre porte sur ‘Notre relation à la mort’. Il écrit que cette relation est perturbée et même « manque de franchise. » Il explique de manière très éclairante que l’inconscient ne croit pas à sa propre fin, que « rien de pulsionnel en nous ne favorise la croyance en la mort » et en donne pour preuve que les gens ne parlent en général que des aspects extérieurs du décès. On insiste sur les causes accidentelles, comme si la mort de telle personne aurait pu ne pas arriver. Selon la doctrine freudienne, le refoulement de ce qui est, ou en termes bouddhistes l’ignorance, est le plus grand facteur de souffrance intérieure. C’est pourquoi il insiste sur le fait de clarifier notre relation à la mort et modifie la devise « Si vis pacem, para bellum » en « Si vis vitam, para mortem » : Si tu veux supporter la vie, organise-toi pour la mort. Le bouddhisme, en particulier le bouddhisme tibétain issu d’une longue tradition de travail avec l’esprit sous toutes ses formes, a intégré dans les pratiques de méditation non seulement l’idée de la mort mais sa réalité existentielle et vécue. La pratique de la méditation donne très clairement accès à sa propre mort, comme processus de dissolution des éléments de la vie. Par son approche dénuée de peur, elle fait mentir l’adage de La Rochefoucauld « La mort, pas plus que le soleil, ne se peut regarder en face. » Le célèbre Bardo Thodol est un manuel pour guider l’esprit du pratiquant pendant les étapes de la mort, où les points de repère sont suspendus les uns après les autres, afin que l’esprit puisse demeurer libre de toute saisie et réalise qu’il est appelé à la métamorphose continuelle. Ce thème a donné l’occasion d’une conférence de Fabrice Midal lors du premier Salon de la Mort, qui a eu lieu au Carrousel du Louvre à Paris du 8 au 10 avril. (Les vidéos de son intervention, de Marie de Hennezel et d’autres sont disponibles sur le site  &lt;a href="http://www.philosophies.tv/"&gt;www.philosophies.tv&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Où l’on voit qu’un apprentissage du ‘bien mourir’ à chaque instant est possible, qui débouche sur un ‘bien vivre’ ici et maintenant. Il convient pour finir, comme pour commencer, de laisser la parole à la grande Françoise Dolto : « Je ne vous parle pas au nom de tout le monde, je vous parle en mon nom. C’est quelque chose que je ressens très fortement, que nous avons à mériter notre mort, en vivant pleinement notre vie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Françoise Dolto, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Parler de la mort&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, Mercure de France, 1998&lt;br /&gt;Sigmund Freud, « Notre relation à la mort » dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Essais de Psychanalyse&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, Payot, 2001&lt;br /&gt;Fabrice Midal, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Risquer la liberté&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, Seuil, 2009&lt;br /&gt;Rainer Maria Rilke, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;L’amour inexaucé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;, Points Seuil, 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;« Cesser de rêver les yeux ouverts »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; est un séminaire de méditation qui aura lieu en Auvergne du 14 au 21 août 2011. Cette semaine en résidence permettra d’entrer plus avant dans la reconnaissance de la mort, de l’amour et du dépassement de la détresse liée au fait d’exister. Pour tout renseignement ou s’inscrire à la newsletter de l’Ecole Occidentale de Méditation rendez-vous sur le site &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;www.ecole-occidentale-meditation.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; N°135 mai 2011&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8707174029760241809?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8707174029760241809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/05/regarder-la-mort-en-face.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8707174029760241809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8707174029760241809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/05/regarder-la-mort-en-face.html' title='Regarder la mort en face'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-l1-YLRcAHTc/Tcwhd8LHNpI/AAAAAAAAALY/6lPo_AJGIIk/s72-c/Jessie%2BWestenholz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8578850071404028563</id><published>2011-04-06T22:41:00.003+02:00</published><updated>2011-09-27T13:47:27.965+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><title type='text'>Vaincre la dépression ordinaire par la méditation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-CJf87XVKtG8/TZzQz7-uHcI/AAAAAAAAALQ/T-J8j5geBWg/s1600/Peanuts.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 347px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-CJf87XVKtG8/TZzQz7-uHcI/AAAAAAAAALQ/T-J8j5geBWg/s400/Peanuts.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5592574427979980226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous avons déjà consacré certaines pages de la rubrique « Psychologie et Méditation » à présenter et décrypter l’approche de l’attention appliquée aux troubles majeurs de notre époque moderne : la dépression et le stress. Des techniques issues de la méditation bouddhique servent à aborder ces troubles psychopathologiques courants, en y apportant l’éclairage de la prise de conscience. « Surmonter la dépression ordinaire et le découragement », un enseignement donné par Fabrice Midal à l’Ecole Occidentale de Méditation en mars dernier, a inspiré cet article. Voici une autre perspective sur la dépression entendue cette fois dans son acception courante et non clinique. Nourri par ce regard porté sur le phénomène si répandu, caractéristique de notre époque que Baudelaire nommait dès le XIXe siècle le « spleen », le mal de vivre, il s’agit d’en montrer les résonances avec les enseignements traditionnels sur la souffrance d’une part et sur la dignité de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quitter le monde du soleil couchant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce thème de « Surmonter la dépression ordinaire » est dans le droit fil de l’analyse de la pensée de Chögyam Trungpa qui, avec son génie unique, s’est confronté au destin de l’Occident. Comment la méditation peut-elle véritablement répondre au monde dans lequel nous vivons ? Trungpa s’est rendu compte qu’une des difficultés principales des Occidentaux était la dépression, cette tonalité de dépression qui colore notre monde. Il ne s’agit pas tant d’une maladie que d’une atmosphère de découragement, de manque d’allant et de confiance, présente autant dans l’air ambiant qu’en soi. Dans son livre La sagesse de Shambhala, il décrit à merveille ce phénomène commun : « En fait, la dépression du petit matin n’est pas très logique. C’est la calamité du soleil couchant. Sans trop savoir pourquoi, on ne se sent pas très bien. Un sentiment de mort règne. (…) Tout le monde connaît cette dépression fondamentale. » Le soleil couchant, qui invite à aller se coucher et à s’endormir, est une image très forte pour décrire ce qui nous arrive lorsque la dépression du petit matin gagne du terrain : vivre devient un fardeau. Se lever et se réveiller est vraiment trop lourd. Nous ne sentons plus aucune joie. Il y a comme un écran entre nous et le monde, qui fait le lit de cette dépression. Le découragement vient de cette absence de rapport plein, le jour devient plombant, grisâtre, sans contour nettement défini. Pour lutter contre cette grisaille, la société du soleil couchant nous propose des excitants, des formes de divertissements qui donnent le sentiment d’exister plus intensément. Cette approche propage ce sens de découragement car la racine du problème n’est en rien entamée. Ch. Trungpa pense la catastrophe ainsi : « Le véritable problème, c’est l’impossibilité de travailler sur sa dépression. (…) Abandonnons la dépression. Abandonnons littéralement la dépression. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La posture, dignité du pratiquant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Abandonner la dépression, relever la tête, se réjouir d’être en vie, retrouver le centre et sourire au milieu même des difficultés profondes qui nous assaillent souvent de tous côtés, est un vrai défi lancé par le Bouddha. Chaque méditant tâche d’y répondre à même sa propre vie. Dans un Peanuts, bande dessinée du célèbre dessinateur de Snoopy, on peut voir une scène comique mais ô combien révélatrice de l’approche habituelle de la dépression. En quatre cases, tout est dit, surtout pour les pratiquants. Dans la première, on voit un petit garçon l’air abattu, penché en avant, les épaules tombantes et les bras ballants, dire à une petite fille : « ça, c’est ma posture déprimée ». Dans les cases suivantes, il se redresse et lui explique sa théorie née de l’expérience : « Quand on est déprimé, la façon de se tenir fait toute la différence. La pire chose à faire, c’est de se tenir bien droit, les épaules dégagées, parce qu’on commence tout de suite à se sentir mieux… » Puis il reprend finalement sa posture déprimée : « Pour vraiment profiter de sa dépression, il faut se tenir comme ça… »&lt;br /&gt;Tout être humain le sait bien, en tant qu’il a un rapport vivant à son corps, qui dit quelque chose de très profond sur son état d’esprit, « la façon de se tenir fait toute la différence ». Le côté irrésistiblement drôle des images ici décrites, est que chacun peut reconnaître sa mauvaise foi. Au fond, peut-être ne voulons nous pas vraiment quitter notre dépression ? La dépression est une épreuve que le courage peut aider à surmonter ou comme le dit encore Trunpa : « Je sais que, parfois, passer au-delà de la dépression peut être une expérience tellement terrifiante, éblouissante, mais il faut le faire quand même. La lâcheté peut en même temps donner du courage. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le geste de la méditation, la posture digne adoptée dans toutes les pratiques bouddhistes de méditation, coupe cette tendance à la racine. Que l’on se sente déprimé n’y change rien, la posture nous tient pourvu que nous la tenions. L’expérience de la méditation permet progressivement de se défaire de son emprise sur soi-même et par là même de lâcher la crispation sur le moi et ses problèmes, alors « on commence tout de suite à se sentir mieux. » Et ce n’est pas du bonheur en boîte provoqué par une illusion de plus, par un divertissement agréable, non ! C’est même parfois au sein de la plus grande douleur que la posture nous montre la dignité qui est la nôtre. La perspective bouddhiste invite à entrer en amitié avec soi, à développer plus de bienveillance et de tendresse envers soi, à reconnaître sa détresse et à ne plus l’ignorer, mais à prendre soin de soi. Trungpa dit encore : « La manière de prendre du bon temps consiste d’abord à être doux envers soi-même. Bien des problèmes sont dus à la haine de soi. (…) Laissons-nous être des personnes réelles, authentiques, qui n’ont pas besoin de médecins, de médicaments et tout le tralala. Soyons simplement des êtres humains ordinaires. » C’est ce côté ordinaire et authentique qui se révèle quand on se tient bien droit, qu’on relève la tête et qu’à force de pratique nous regardons la réalité en face avec plus d’aisance. Le chemin permet de développer un sens d’amitié envers soi, en entrant en relation avec ce que nous sommes. Les petits remontants deviennent moins superflus et l’on sait de mieux en mieux comment se tenir dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cesser de rêver les yeux ouverts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La difficulté de travailler avec la dépression se montre sous divers visages. L’un d’entre eux consiste à vivre coupé de notre expérience réelle. L’impossibilité d’entrer en rapport à ce que nous vivons va à l’encontre de la conviction profonde des bouddhistes, selon lesquels il est possible de regarder l’expérience, même dans les difficultés les plus grandes. La douleur a tant à nous dire. Trouver un chemin à travers ses difficultés semble parfois insurmontable. Voilà la voie de la méditation, quoi qu’il en soit. L’invitation du Bouddha est de cesser de prendre douleur et chagrin comme une diminution de l’être, un accident de la vie qui devrait être levé, une absurdité. La douleur est inséparable de l’espace même de l’existence.&lt;br /&gt;Le séminaire d’été de L’Ecole Occidentale de Médiation portera sur ce thème : « Cesser de rêver les yeux ouverts ». Le divertissement est précisément ce rêve les yeux ouverts, qui n’amène bien souvent qu’à davantage de dépression. La méditation est une invitation à ouvrir les yeux afin de voir les choses telles qu’elles sont, en développant dignité et courage. La proposition révolutionnaire de la méditation porte sur ce point, de réaffirmer sans cesse que la pratique ne vise pas à escamoter les difficultés. Elle ne cherche pas à vous faire aller bien, au sens ordinaire. La perspective bouddhiste invite à abandonner quelque chose de cette prise pour qu’un chemin vivant puisse éclore. Comme le dit F. Midal : « Le sens d’une existence réelle est de sortir de la dépression et du découragement, d’arrêter de rêver les yeux ouverts et de se relier à l’ampleur de la réalité telle qu’elle est. C’est seulement à partir de là que peut naître un vrai chemin, qu’une unité réelle de l’existence peut apparaître. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cesser de rêver les yeux ouverts. Pour une spiritualité laïque et heureuse &lt;/span&gt;», un séminaire de méditation ouvert à tous du 14 au 21 août 2011, pour tout renseignement ou s’inscrire à la lettre d’information gratuite de l’Ecole Occidentale de Méditation rendez-vous sur le site &lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;http://www.ecole-occidentale-meditation.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Par Nicolas d’Inca, psychologue clinicien, doctorant en psychanalyse à l’Université de Paris, pratiquant au sein de l’Ecole Occidentale de Méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article publié dans Bouddhisme Actualités, avril 2011&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8578850071404028563?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8578850071404028563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/04/vaincre-la-depression-ordinaire-par-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8578850071404028563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8578850071404028563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/04/vaincre-la-depression-ordinaire-par-la.html' title='Vaincre la dépression ordinaire par la méditation'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-CJf87XVKtG8/TZzQz7-uHcI/AAAAAAAAALQ/T-J8j5geBWg/s72-c/Peanuts.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-96634005948087459</id><published>2011-04-02T07:08:00.001+02:00</published><updated>2011-04-02T07:11:05.228+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychiatrie Française'/><title type='text'>Le Malaise hier et aujourd’hui, ou pourquoi lire Freud</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-FxFAEYkqv60/TZavZsjdzuI/AAAAAAAAALI/f9BaodP-K0s/s1600/9782757802151.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 198px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-FxFAEYkqv60/TZavZsjdzuI/AAAAAAAAALI/f9BaodP-K0s/s320/9782757802151.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590848843418554082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un article paru dans le N°2/2010 de la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychiatrie Française&lt;/span&gt;, au sujet des nouvelles traductions de Freud entreprises notamment par le Seuil. A partir de  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Malaise dans la civilisation&lt;/span&gt;, nous analysons l'apport de la pensée freudienne, avec José Martinez, mon collègue et ami cofondateur de Jeunes&amp;amp;Psy. Voici un court extrait de l'article intégral que l'on trouve sur le blog de l'association &lt;a href="http://jeunes-psy.blogspot.com/"&gt; http://jeunes-psy.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5. Le Malaise hier et aujourd’hui, ou pourquoi lire Freud&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’actualité de Freud reste brûlante, et il ne s’agit ni d’un colosse aux pieds d’argile ni d’une idole dont le crépuscule aurait sonné, contrairement à ce que prétendent de récentes attaques. Son texte est là, et il se porte tout seul, aujourd’hui comme hier. Chaque lecture d’un grand texte apporte un sens nouveau et le livre semble éclairé d’une lumière tout autre ; a fortiori quand il s’agit d’une traduction nouvelle d’un texte déjà connu. C’est ce qui se passe à la relecture du Malaise, où l’Unbehagen prend d’étranges couleurs d’Unheimlichkeit, d’inquiétante étrangeté : Freud a-t-il écrit ce texte à la veille de la grande crise économique de 1929 et de l’accession d’Hitler au Reichstag en 1930 – ou en 2010, époque où sont brandis les épouvantails de l’effondrement économique du monde occidental et de la perte de contrôle sur la technique moderne, qui menace le monde d’un autre genre de totalitarisme ? Si certains lecteurs, les non spécialistes plus probablement que les « psy » de formation, en découvrant les grands textes freudien aujourd’hui se posent des questions de ce type, sans doute que la puissance dérangeante de la psychanalyse va connaître un nouvel essor. Mauvaise conscience de son temps, telle est sa vocation première, seul point qui la rapproche de la philosophie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son « enquête sur le bonheur » Freud pose certains modes pulsionnels de traiter avec le malheur comme paradigme d’une position subjective face à la difficulté de vivre, d’un évitement du principe de réalité, d’une négation de la douleur. Un exemple psychopathologique en est la toxicomanie, qui reste très problématique. Mais au-delà d’une entente stricte de ce phénomène qui touche les individus à notre époque plus largement qu’à la sienne – car la pharmacopée (légale) s’est considérablement étendue – qu’en est-il de l’usage si répandu d’une autre sorte de narcotique, la télévision ? Les médias et le consumérisme sont des solutions globales apportées au problème de la souffrance humaine, tentant de combler toute faille, et donc un nouveau visage du malaise. Voilà ce à quoi Freud n’a pu assister. En revanche, et c’est l’effarante modernité de son texte, il l’avait prévu. Le malaise trouve ses sources dans la constitution même de l’homme, aux prises avec le langage, le sexuel et le refoulement des pulsions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le totalitarisme qui s’insinue dans l’Allemagne nazie des années trente, tandis que Freud vient d’achever Le Malaise dans la Culture, est dissous. Mais la menace d’une pulsion de mort qui entrave les sources de vie n’a pas disparu. Le danger d’un monde devenu « total », réfrénant férocement la libido mise au service d’impératifs économiques et concentrant les populations de manière vertigineuse, soumis à leur agressivité qui n’a pas d’autre issue que de faire retour, est présent aujourd’hui plus que jamais. Le monde va-t-il redevenir un univers clos, inversant l’ouverture de pensée amorcée par les Lumières et dont Freud reprend le flambeau ? Les déterminations économiques, scientifiques, techniques  de l’homme vont-elles prendre le pas sur ce qu’Eros peut offrir de subversion, en-dehors de tout cercle défini d’avance ? Le malaise actuel tente de nier la psychanalyse, qui vient mettre à mal le fantasme contemporain de bonheur de masse, de progrès industriel – comme si cela s’accompagnait d’un progrès moral exonéré de la dette de l’être parlant envers le sexuel et la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud nous inspire par sa vision de l’homme de culture, le Kulturmensch, pris dans les rets du processus civilisateur et de sa destructivité interne. Le malaise est inhérent à la société, non pas extérieur. Les belles pages sur le surmoi nous en donnent la mesure. S’évertuer au bien n’est en rien une garantie du bonheur. La statue du Commandeur, l’instance morale, domine et écrase l’homme de son ombre démesurée. Freud, en effet, dans le chapitre clé de son livre (le chapitre VII), montre que la civilisation conduit l’individu à l’angoisse, conséquence du renoncement pulsionnel à l’agressivité dont il pourrait faire preuve à l’égard de l’Autre. La surveillance zélée du surmoi se retourne contre le moi. Cette haine autopunitive fait partie du malaise. Thanatos tente de prendre le pouvoir. L’histoire rejoint la métapsychologie : après l’accès d’Hitler au pouvoir au nom d’une humanité meilleure, Freud ajoute la dernière phrase du Malaise, en signe d’espoir. La voici dans la nouvelle traduction du Seuil : « Il faut dès lors espérer que l’autre des deux ‘puissances célestes’, l’éros éternel, fera un effort pour l’emporter sur son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l’issue ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;"Un malaise dans la traduction freudienne",&lt;br /&gt;par Nicolas D’INCA et José M. MARTINEZ&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-96634005948087459?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/96634005948087459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/04/le-malaise-hier-et-aujourdhui-ou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/96634005948087459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/96634005948087459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/04/le-malaise-hier-et-aujourdhui-ou.html' title='Le Malaise hier et aujourd’hui, ou pourquoi lire Freud'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FxFAEYkqv60/TZavZsjdzuI/AAAAAAAAALI/f9BaodP-K0s/s72-c/9782757802151.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-4414353425457541611</id><published>2011-03-11T10:09:00.002+01:00</published><updated>2011-03-11T10:12:55.060+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Francisco Varela'/><title type='text'>Le Bouddha phénoménologue.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/--wrqypsRhyY/TXnnd4WMXMI/AAAAAAAAAK4/ltILRv-v4vA/s1600/bouddha.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 142px;" src="http://3.bp.blogspot.com/--wrqypsRhyY/TXnnd4WMXMI/AAAAAAAAAK4/ltILRv-v4vA/s200/bouddha.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582747713630133442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Entretien avec Natalie Depraz&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Bouddhisme Actualités N°133&lt;/i&gt;, Mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-ansi-language:#0400;  mso-fareast-language:#0400;  mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Edmond Husserl a inventé la phénoménologie, vision philosophique qui consiste à essayer d’aller droit au phénomène, droit à la chose même, sans se perdre dans les détours conceptuels. Cela consonne de manière étonnante avec l’approche méditative. Par ailleurs, la conviction de Francisco Varela était que la recherche scientifique moderne ne pourrait approcher la vérité de l’expérience qu’en lien avec les sciences humaines, à l’écoute des traditions contemplatives. Cette vision du travail sur l’esprit pour le XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle a bien sûr donné lieu à la création du &lt;i style=""&gt;Mind&amp;amp;Life&lt;/i&gt; et à une série de travaux en neurosciences, mais aussi à un dialogue fécond avec la philosophie et la psychologie, à l’époque où il dirigeait le Laboratoire de Neurosciences cognitives et d’Imagerie cérébrale (LENA) de Paris. En compagnie de Natalie Depraz (agrégée et docteur en philosophie, professeur à l’université de Rouen) et de Pierre Vermersch (docteur en psychologie et membre du CNRS) il a rédigé un ouvrage interdisciplinaire sur le rapport direct à l’expérience en première personne. Inspiré du bouddhisme, ce travail peut servir de base pour les recherches à venir dans ces trois champs : neurosciences, phénoménologie, psychologie. Ce livre pluriel &lt;i style=""&gt;« On becoming aware »&lt;/i&gt; va paraître en français sous le titre &lt;i style=""&gt;« A l’épreuve de l’expérience »&lt;/i&gt; (éditions Zeta, 2011). Les modèles de pensée expérimentaux qui y sont proposés sont très riches pour une étude comparée de la psychologie et de la méditation. Nous avons eu la chance de rencontrer Natalie Depraz, qui dans le droit fil de son travail avec Francisco Varela organisera un colloque en son hommage à l’Ecole Normale Supérieure au mois de mai. Avec Claire Petitmangin, elle proposera un « atelier expérientiel » aux prestigieuses Archives Husserl de la rue d’Ulm à Paris. Cette philosophe rare, professeur d’université, initiée à la méditation par Francisco Varela, est une pionnière dans le travail de pointe qui consiste à penser ensemble la phénoménologie et le bouddhisme. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Nicolas D’Inca &lt;/b&gt;: &lt;i style=""&gt;« A l’épreuve de l’expérience »&lt;/i&gt; sera donc la traduction du livre paru en anglais sous le titre &lt;i style=""&gt;« On becoming aware » &lt;/i&gt;?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;Natalie Depraz &lt;/b&gt;: Ce n’est pas une traduction littérale, car nous voulions éviter les termes de « prise de conscience », qui en français sont trop connotés vers la psychologie de Piaget. Bien sûr, un des auteurs, Pierre Vermersch, est sur ce terrain, mais nous ne voulions pas être accaparés dans cette seule direction. Et puis la notion même de « prendre » conscience est un concept étrange, trop volontaire, alors que dans le livre on trouve de nombreuses indications sur le fait d’être réceptif et ouvert. Néanmoins nous l’évoquons comme un des pôles possibles sous le terme d’« activité réfléchissante », le processus de réfléchissement. Le mot « &lt;i style=""&gt;awareness &lt;/i&gt;» est beaucoup utilisé dans le bouddhisme aux Etats-Unis, de manière très parlante, mais en français on n’entend pas « vigilance », ce n’est pas cela, ni « conscience-éveil », car la phrase « on becoming aware » est très fluide et évidente en anglais. Donc « A l’épreuve de l’expérience » est une expression aussi courante, et évite toute dimension seulement subjective. Le projet pointe une façon d’être dans le réel. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;: Vous écrivez : « l’ouvrage pourrait être appréhendé comme la redécouverte fascinante de la psychologie introspective. » Qu’en est-il de l’introspection ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: C’est un des pôles que nous proposions alors, cela a été beaucoup travaillé depuis dix ans, depuis la fin de la rédaction et la parution du livre en anglais, notamment avec les travaux de Claire Petitmangin sur l’explicitation, qui a fait sa thèse avec Varela et reprend ce qu’a initié Vermersch. Les études interdisciplinaires sont une clef, parce que les neurosciences et la psychologie ont un horizon de descriptions très fines de l’expérience qui leur font peut-être défaut dans leur méthode expérimentale. La phénoménologie peut leur apporter quelque chose, et la tradition bouddhiste a des richesses infinies à offrir à ces sciences. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;: Vous parlez du geste révolutionnaire du Bouddha, qui est l’examen de l’expérience vécue, et vous signalez que Husserl le reconnaît dans une note manuscrite. C’est incroyable ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Il reconnaît le Bouddha comme un précurseur de la démarche phénoménologique, il le dit explicitement dans une note manuscrite, dans un fragment de texte sur la politique. J’ai écrit un ou deux petits textes sur cette question, à partir de cette note où il s’intéresse à la relation entre Socrate et le Bouddha, leur ouverture et leur interrogation. Il fait appel à des figures qui sont exemplaires d’une tradition. Il dit que ce sont des archi-phénoménologues (&lt;i&gt;Ur-phänomenologe&lt;/i&gt;), dans ce rapport à « arché », l’origine, l’ordre, l’autorité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;: Qu’entendez-vous par « eidétique », terme husserlien, dans le livre ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: C’est un terme qui vient de la réduction phénoménologique, de la relation à l’expérience où on se met en retrait pour observer à neuf ce qui apparaît. C’est un des gestes de cette posture fondamentale, plus directement porté sur la façon dont on dirait, dans le bouddhisme, que les pensées apparaissent ; en philosophie, on dirait plutôt la façon dont les catégories émergent. Comment un concept va surgir et être identifié dans l’esprit à partir d’un flux de départ, d’une sensation donnée ? La phase catégorielle vient après. A partir des contenus d’expérience, on dégage un invariant, quelque chose qui fait unité. Eidétique vient du mot &lt;i style=""&gt;« eidos »&lt;/i&gt;, l’essence dans la tradition de Platon, qui désigne chez Husserl un pôle d’unité de sens. Nous avons repris cette procédure, en considérant que la visée d’unité n’est jamais complète, une dimension de variabilité et de plasticité reste inhérente à l’unité. Le résultat n’est pas fixé, la mobilité demeure. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;: Ce serait intéressant de lier cette vision de la catégorie, qui surgit à partir de ce qui est d’abord perçu, avec le passage du troisième au quatrième &lt;i style=""&gt;skandha&lt;/i&gt; (de la sensation au concept). Travaillez-vous avec l’&lt;i style=""&gt;Abhidharma &lt;/i&gt;? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Il est cité dans le livre, mais ce n’est pas un corpus de textes que nous utilisons. Le bouddhisme est essentiellement un point d’appui. Il n’y a pas un travail de fond qui serait fait de l’intérieur de la tradition bouddhiste, à partir de certains textes identifiés qui innerveraient la pratique… c’est plutôt une indication qui dit « attention, là se trouvent les ressources ». Francisco avait cet ancrage très profond, son parcours personnel était très mûri et très instruit, on peut reconnecter ses intuitions à un travail de recherche. Il partait quand même de loin, des neurosciences, il a fait des pas vers la philosophie et la phénoménologie ; et puis c’est lui qui m’a fait entrer dans la tradition bouddhiste, mais sur un mode de découverte, bien que nous essayons de construire des ponts. Nous avons ouvert une plateforme où des vocabulaires peuvent entrer en relation, pour faire un premier tissage entre plusieurs champs. Nous sommes sur un seuil.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;: Comment se poursuit votre travail depuis 2001 ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Pendant plusieurs années, après la mort de Francisco Varela, nous ne savions plus comment faire, comment poursuivre le travail. Même dans la tentative de faire dialoguer les neurosciences, la phénoménologie et le bouddhisme, il n’y a en France quasiment personne. Pour le colloque &lt;i style=""&gt;« Bouddhisme et Philosophie »&lt;/i&gt; en 2005, dont les actes ont été édités, nous avons eu beaucoup de mal avec Fabrice Midal à trouver des chercheurs qui soient dans l’expérience de la pensée et de la pratique bouddhiste. Nous avions Bernard Stevens, de Belgique, et Pierre Jacerme, qui avait fait un travail remarquable, mais c’est presque tout. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comment mettre en place une méthode en première personne qui puisse transformer le regard philosophique et y prenne appui, en même temps qu’elle serait fondée sur une approche pratique de la psychologie et soit suffisamment objectivable ? C’est le pari un peu fou déjà à l’œuvre dans « &lt;i style=""&gt;On becoming aware »&lt;/i&gt;. Le milieu philosophique est tellement résistant en France… Pour essayer de déjouer ce biais intellectuel, j’ai d’ailleurs mis au point une méthode de « lecture expérientielle », dans un ouvrage paru il y a deux ans pour préparer les étudiants à l’agrégation, &lt;i style=""&gt;« Lire Husserl en phénoménologue »&lt;/i&gt; (PUF/CNED, 2008). &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;A lire :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Depraz, Varela, &amp;amp; Vermersch. &lt;i style=""&gt;A l’épreuve de l’expérience. Pour une pratique phénoménologique, &lt;/i&gt;éditions Zeta, 2011&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;div style="border: 1pt solid black; padding: 1pt 31pt 1pt 4pt; margin-left: 0cm; margin-right: -0.3pt;"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; border: medium none; padding: 0cm;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; border: medium none; padding: 0cm;"&gt;Par Nicolas d’Inca, psychologue clinicien, doctorant en psychanalyse à l’Université de Paris, pratiquant au sein de l’Ecole Occidentale de Méditation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; border: medium none; padding: 0cm;"&gt;Rendez-vous sur &lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/"&gt;http://psychologie-meditation.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-4414353425457541611?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/4414353425457541611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/03/le-bouddha-phenomenologue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4414353425457541611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4414353425457541611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/03/le-bouddha-phenomenologue.html' title='Le Bouddha phénoménologue.'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/--wrqypsRhyY/TXnnd4WMXMI/AAAAAAAAAK4/ltILRv-v4vA/s72-c/bouddha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-2570299646779549250</id><published>2011-03-08T13:56:00.007+01:00</published><updated>2011-12-06T22:11:53.290+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><title type='text'>Le bouddhisme au cœur de la Chine.  Entretien avec Alexis Lavis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-KGCuJp_K5Ns/TXYoWqwLqwI/AAAAAAAAAKw/liwrK2fg9go/s1600/Photo%2BAlexis%2B.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 239px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-KGCuJp_K5Ns/TXYoWqwLqwI/AAAAAAAAAKw/liwrK2fg9go/s320/Photo%2BAlexis%2B.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581693158070921986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-ansi-language:#0400;  mso-fareast-language:#0400;  mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Le philosophe et traducteur Alexis Lavis vient de publier un livre essentiel pour comprendre les trois piliers de la pensée chinoise, en particulier la place exacte du bouddhisme en Chine, &lt;i style=""&gt;L’espace de la pensée chinoise&lt;/i&gt;. &lt;i style=""&gt;Confucianisme, Taoïsme, Bouddhisme&lt;/i&gt; (éditions Oxus, 2010). Auteur de nombreux ouvrages portant sur le monde indien, chinois et japonais, doctorant à l’université de Rouen, il a notamment collaboré au best-seller de Yu Dan, &lt;i style=""&gt;Le Bonheur selon Confucius &lt;/i&gt;(publié chez Belfond). Nous l’avons rencontré pour tenter d’apercevoir la pertinence de la pensée chinoise pour l’Occident. Et pour le bouddhisme aujourd’hui, la nécessité toujours plus grande de penser et de traduire ce qui appartient à un monde tout autre sans le trahir, mais en se mettant à l’écoute profonde de notre propre histoire. Essayons avec Alexis Lavis de comprendre ce que veulent dire « tao » ou compassion pour la Chine, et d’entendre par là les richesses qu’elle offre à l’Occident moderne.&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-weight: bold;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nicolas d’Inca : Une question essentielle se pose : en quoi la Chine nous intéresse-t-elle ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Alexis Lavis &lt;/b&gt;: Fondamentalement et comme l’indique l’étymologie du mot, les choses nous &lt;i style=""&gt;intéressent&lt;/i&gt; en tant qu’elles nous concernent dans&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;notre&lt;i style=""&gt; être&lt;/i&gt; même. L’intérêt qui nous porte à nous mettre à l’école des Chinois doit donc s’envisager dans cet ordre et non dans celui plus routinier de l’économie, de la curiosité ou même de l’instinct de découverte. Ce qui est en jeu, de la façon la plus essentielle, dans cette rencontre entre la Chine et l’Occident, touche à une question urgente pour nous et à laquelle les premiers penseurs chinois ont consacré leurs efforts : celle de l’&lt;i style=""&gt;habitation. &lt;/i&gt;Comment nous est-il possible d’habiter humainement et authentiquement le monde tout comme notre propre existence ? La détresse de notre temps provient en très grande partie de notre manque de rapport réel aux choses et aux êtres. Comment retrouver un rapport au monde qui soit à même de découvrir la dignité propre de l’être humain ? Comment trouver sa place au sein d’un ordre qui nous préexiste et dont nous avons la charge de préserver la sacralité ? Telle est la question fondamentale de la pensée chinoise. Or cette question, nous nous la posons aujourd’hui en Occident. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les Trois Ecoles que sont le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme méditent, chacune à leur manière, une façon particulière d’habiter son être. Comment habiter sa propre Histoire et trouver place au sein d’un monde civilisé et traditionnel est la préoccupation des confucéens. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Comment habiter la nature (l’ordre qui préexiste à l’ordonnancement des hommes) est le problème des taoïstes ; et enfin, comment habiter son propre esprit, pour les héritiers du bouddhisme indien... Nous avons là, de façon certes sommaire, les axes des trois voies que sont confucianisme, taoïsme et bouddhisme. C’est un creuset dans lequel la civilisation occidentale peut se métamorphoser. Non pas en se changeant, ou se travestissant en Orient, mais en se réinventant à partir d’elle-même. Voilà ce qui est réellement &lt;i style=""&gt;intéressant&lt;/i&gt;, parce que cela nous concerne dans notre être d’Occidentaux. Car notre détresse provient très précisément d’un triple oubli : celui de l’Histoire comme lieu d’enracinement et non pas simplement comme objet d’étude scientifique ; celui de la nature qui n’est pas un stock de matières premières mais le lieu d’émergence d’une vitalité qui nous est de plus en plus étrange, pour ne pas dire étrangère ; et enfin l’oubli de l’esprit qui a des conséquences bien connues des psychiatres et des psychologues. Ce triple oubli génère ce que Confucius appelait très justement des « douleurs insensées » – signifiant par là certes l’intensité de cette souffrance mais aussi son caractère dément et abyssal. Mais je crois très profondément que de cette détresse issue de l’oubli peut naître une pensée qui se souvient, et que porter son regard sur la pensée chinoise peut nous rappeler à l’essentiel. C’est une des plus magnifiques aventures de la pensée que nous permet notre temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-weight: bold;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;NDI : Votre livre s’ouvre sur une citation de Kukai, moine bouddhiste japonais, auteur du &lt;i style=""&gt;Sango Shiki&lt;/i&gt; (« La finalité des trois enseignements ») qui comme votre ouvrage tente de penser les trois grandes écoles chinoises : confucianisme, taoïsme et bouddhisme. Les deux premières voies méditent une question commune, en y apportant des réponses différentes. Confucius et Laozi s’interrogent sur la place de l’Homme suivant l’ordonnancement du Monde. Le bouddhisme, lui, porterait sur une autre question ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;AL &lt;/b&gt;: Le bouddhisme en Chine va nécessairement se poser cette question de la place de l’homme, du fait qu’il va devenir chinois. Mais ce n’est pas le problème des Indiens. Même si en tant qu’êtres humains nous nous interrogeons tous sur notre place, cette question ne fait pas civilisation en Inde comme elle l’a fait en Chine. Ce que le Bouddha découvre, c’est l’ « esprit ». Cela paraît facile à dire, mais c’est une découverte qui mérite bien un tremblement de terre ! Les Chinois ne se posaient pas cette question de l’esprit avant l’arrivée du bouddhisme. Ils se demandent plutôt, quant à la situation de l’homme, comment fait-on pour être humain en accord à un ordre du monde. C’est très hiérarchique. L’humanité de l’homme rayonne d’autant plus qu’il est en rapport à la terre, au ciel, aux éléments, aux saisons, aux ancêtres, aux dieux… Donc la place de l’homme dans l’ordre du monde fait sens pour eux de façon très déterminante. Dans le confucianisme, l’homme institue, par sa place symbolique, un monde, dont il a à charge de maintenir la cohésion en veillant au maintien de sa dignité et de son humanité – ceci explique le souci si poétique bien que scrupuleux des &lt;i style=""&gt;formes&lt;/i&gt; chez les confucéens. Les taoïstes réagissent par rapport à cette pensée et montrent que le monde n’a pas besoin d’être institué, que l’homme authentique tient sa place par son retrait, en laissant être le monde. C’est l’extrême opposé à partir de la même question, du même lieu de questionnement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Or le bouddhisme arrive en Chine dans cet horizon, et, pourrions-nous dire, sur un malentendu. Les Chinois sont fascinés par les exercices méditatifs indiens, qu’ils comprennent comme des techniques de longévité taoïstes basées sur la maîtrise du souffle (&lt;i style=""&gt;qi&lt;/i&gt;). L’incompréhension est complète mais il y a des malentendus fertiles, parce que les Chinois se mettent tout de même à pratique et à entrer presque malgré eux dans le &lt;i style=""&gt;dharma&lt;/i&gt;. L’avènement d’un bouddhisme authentiquement chinois va, par contre, prendre du temps. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: Et qu’en est-il selon vous de la situation entre le bouddhisme et l’Occident ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;AL &lt;/b&gt;: En ce qui nous concerne, le dialogue entre bouddhisme et Occident est encore trop récent pour que nous puissions déjà parler de bouddhisme occidental. Toute véritable rencontre exige du temps. Les siècles qu’a pris l’implantation réellement chinoise du bouddhisme, nous apprennent la patience. Le bouddhisme est arrivé en 51 de notre ère (date traditionnelle), puis a connu l’âge d’or en Chine sous la dynastie Tang (618-907), plus de cinq siècles après !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il ne faut pas vouloir des solutions toutes faites et rapides. Une civilisation aussi impressionnante que la Chine a commis bien des contresens sur le &lt;i style=""&gt;dharma&lt;/i&gt;, ce qui devrait aussi nous apprendre l’humilité dans la réception du bouddhisme en Occident. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: Qu’elle est, en ce sens, l’importance du maître indien Kumarajiva, dont vous soulignez la figure exemplaire pour la traduction ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;AL &lt;/b&gt;: C’est &lt;i style=""&gt;le&lt;/i&gt; traducteur, le passeur entre Inde et Chine. Il connaît très bien la langue chinoise, et se trouve embarqué, contre son gré, dans une situation absurde où il doit expliquer le bouddhisme à des gens qui ne veulent qu’appliquer ses techniques dans un cadre strictement taoïste. Il est au cœur du malentendu dont je parlais. Il a vu comme personne avant lui les points d’incompréhension qui se cristallisaient et se perpétraient au travers de mauvaises traductions des textes indiens. Les traducteurs avant lui cherchaient des équivalents tout fait aux notions bouddhiques dans le corpus taoïste ou confucianiste. C’est absurde ! Ce qu’entreprend Kumarajiva – ce qui est la tâche de toute traduction réelle –, est de faire parler le Bouddha directement en chinois ! Ses traductions sont un événement au sens le plus considérable du terme et il est essentiel pour nous qui sommes intéressés par le bouddhisme d’en méditer la portée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: Un éminent traducteur, comme le grand helléniste Wolfgang Schadewaldt, disait à Jean Beaufret que le mot &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;tao&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; ne se traduit pas, qu’en pensez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;AL &lt;/b&gt;: On peut le traduire, mais on est toujours un peu à côté. Je pense que la notion de « cours » (d’un fleuve) ou de « courant » (au sens du courant océanique par exemple) est une bien meilleure traduction de &lt;i style=""&gt;Tao &lt;/i&gt;(ou&lt;i style=""&gt; dao&lt;/i&gt;)&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;que « voie ». Cela dit mieux le fait que le chemin chemine en soi, qu’il nous porte une fois qu’on a mis le pied dessus. Le &lt;i style=""&gt;Tao&lt;/i&gt; nous chemine bien plus que nous cheminons dessus en quelque sorte. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est d’ailleurs un peu ce qu’il s’est passé avec le bouddhisme en Chine. Les Chinois ont été travaillés de l’intérieur, et peut-être un peu malgré eux, par ce courant. Ils ont mis un pied dedans et se sont faits « embarquer » en quelque sorte. Encore une fois, il faut prendre la mesure du temps. Dans cette haute civilisation, la réception du bouddhisme a mis plusieurs siècles et s’est faite de façon assez souterraine, malgré leur intelligence et leur sophistication. Les Chinois avaient déjà une pensée extrêmement fine et mûre, Laozi et Confucius étant contemporains du Bouddha. Les grands courants de la pensée chinoise sont apparus ensuite durant la période des Royaumes combattants, autour du IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avant notre ère. Au fond, ils n’avaient pas besoin du bouddhisme, en apparence du moins. En réalité, pourrions-nous dire, ce qui manquait au taoïsme et au confucianisme est essentiel au bouddhisme, et c’est justement la découverte de l’esprit. Cette découverte est, au fond, la plus primordiale de toute. Le bouddhisme va en ce sens beaucoup influencer les deux autres voies, c’est évident. Puis tous les grands penseurs chinois qui viendront ensuite seront formés aux trois enseignements, peu importe leur école d’élection. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;NDI &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: Vous donnez un exemple de traduction, avec &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;karuna&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, qui a été traduit du mahayana indien en Chine selon les époques par deux vocables, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;renci&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; puis &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;cibei&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, qui n’ont pas vraiment le mêm&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e sens... &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;AL &lt;/b&gt;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est un bon exemple du travail de traduction entrepris par Kumarajiva et qui va révolutionner l’entente, jusqu’alors imprécise pour ne pas dire fautive, du bouddhisme. &lt;i style=""&gt;Renci&lt;/i&gt; est un mot emprunté au confucianisme, et signifie la compassion au sens où nous l’entendons habituellement. Etre bon, plein de commisération... C’est une notion de type relationnel, une vertu sociale. La tendresse du cœur envers autrui, le fait de ressentir ce que ressent l’autre (&lt;i style=""&gt;cum-patior&lt;/i&gt;, souffrir avec) en se mettant à sa place... c’est un des fondements qui rend possible la vie en commun. Dans &lt;i style=""&gt;cibei&lt;/i&gt;, on perd le côté purement relationnel, parce que l’expérience de &lt;i style=""&gt;karuna&lt;/i&gt; est d’abord le fait d’être atteint par les choses. Le mot chinois « ci » dit la luxuriance du cœur, quelque chose d’accueillant, de riche. Le cœur a des bras qui s’ouvrent, pourrait-on dire, à l’image du bodhisattva Avalokitesvara (&lt;i style=""&gt;Guanyin&lt;/i&gt; en chinois). Mais on n’y entend pas la dimension de souffrance que &lt;i style=""&gt;karuna&lt;/i&gt; recèle. Or elle se retrouve dans le mot « &lt;i style=""&gt;bei &lt;/i&gt;» qui dit le conflit, voire presque l’inconfort, le fait que cela ne tourne pas rond, presque dans le sens intimement indien du mot sanskrit &lt;i style=""&gt;duhkha&lt;/i&gt;. Le cœur est ouvert et atteint, dans les deux sens, ouvrant et pénétré, il va vers et il reçoit. Le terme &lt;i style=""&gt;cibei &lt;/i&gt;est beaucoup plus proche que &lt;i style=""&gt;renci &lt;/i&gt;de l’expérience de &lt;i style=""&gt;karuna&lt;/i&gt; telle qu’elle se déploie dans l’espace de la méditation. Il est plus proche de la démarche du bouddhisme qui trouve ses vérités dans et par la pratique méditative, dont elle fait une très fidèle description. On se relie au cœur dans la méditation, et alors on le sent aimant et en même temps atteint, perméable à la souffrance. Le cœur aime et souffre. Le mot &lt;i style=""&gt;cibei&lt;/i&gt; exprime cela parfaitement ; aussi bien que &lt;i style=""&gt;karuna&lt;/i&gt;, et d’une façon entièrement chinoise. C’est un indice qui montre le degré d’intimité qui a existé entre la Chine et le bouddhisme et comment ce pays a su, à sa manière, reprendre le flambeau du &lt;i style=""&gt;dharma&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;(A suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: right;font-family:times new roman;" align="right"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;A lire :&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Alexis LAVIS, &lt;i style=""&gt;L’espace de la pensée chinoise&lt;/i&gt;, Oxus, 2010, 20 €&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Photo copyright Popy Venzal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Article paru dans&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt; Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, mars 2011&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !mso]&gt;&lt;object classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id="ieooui"&gt;&lt;/object&gt; &lt;style&gt; st1\:*{behavior:url(#ieooui) } &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-ansi-language:#0400;  mso-fareast-language:#0400;  mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapedefaults ext="edit" spidmax="1026"&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapelayout ext="edit"&gt;   &lt;o:idmap ext="edit" data="1"&gt;  &lt;/o:shapelayout&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-2570299646779549250?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/2570299646779549250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/03/le-bouddhisme-au-cur-de-la-chine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2570299646779549250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2570299646779549250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/03/le-bouddhisme-au-cur-de-la-chine.html' title='Le bouddhisme au cœur de la Chine.  Entretien avec Alexis Lavis'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-KGCuJp_K5Ns/TXYoWqwLqwI/AAAAAAAAAKw/liwrK2fg9go/s72-c/Photo%2BAlexis%2B.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6017857431155271840</id><published>2011-02-08T14:01:00.007+01:00</published><updated>2011-02-21T11:48:12.297+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Francisco Varela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>Dharma et Science en France, avec Jon Kabat-Zinn</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TVE_BXdtGTI/AAAAAAAAAKo/tXJ6p38-HRg/s1600/Terton%2BSogyal%2BTrust%252C%2BVolker%2BDencks.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5571303506745039154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 320px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 218px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TVE_BXdtGTI/AAAAAAAAAKo/tXJ6p38-HRg/s320/Terton%2BSogyal%2BTrust%252C%2BVolker%2BDencks.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Entretien exclusif avec Jon Kabat-Zinn&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Bouddhisme Actualités N°132&lt;/i&gt;, Février 2011&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Lors du 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Forum "Bouddhisme et Médecine"&lt;i&gt;&lt;strong&gt; (1)&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; &lt;/span&gt;organisé par Rigpa à Lerab Ling en octobre 2010, le scientifique américain Jon Kabat-Zinn nous a fait l’honneur d’une interview exclusive. Celui qui refuse qu’on le présente comme un pionnier dans l’introduction de la méditation dans un contexte séculaire, préfère qu’on parle de lui comme de quelqu’un qui aime ce qu’il fait. Devant notre insistance à lui reconnaître ce rôle de pont entre les traditions, il met l’accent sur les forces à l’œuvre dans le monde pour que la méditation se répande. « Cela ne dépend pas d’une seule personne, je ne peux donc ni détruire, ni sauver le dharma », nous confie-t-il, ce qui l’amuse beaucoup. Rencontre avec un homme impertinent et sa vision.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;Nicolas d’Inca &lt;/b&gt;: Faites-vous une distinction entre le dharma et le bouddhisme ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;Jon Kabat-Zinn &lt;/b&gt;: Figurez-vous que j’ai posé la même question à Sa Sainteté le Dalaï Lama, sur la scène de la 13&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rencontre du &lt;i&gt;« Mind &amp;amp; Life Institute »&lt;/i&gt;, à Washington, en novembre 2005. Je lui ai demandé s’il opérait une différence entre &lt;i&gt;bouddhadharma&lt;/i&gt; et dharma universel. Et il a répondu non. Je me doutais de sa réponse, mais je voulais que les trois mille personnes présentes entendent qu’il n’y a fondamentalement aucune différence : le dharma est le dharma. S.S.D.L. disait aussi : chaque fois que nous apprenons quelque chose de bon pour l’humanité, il nous faut trouver les moyens habiles pour le partager au mieux. Ce n’est pas comme si nous essayions de revendre aux gens une espèce de bouddhisme déguisé. Juste le pur dharma. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: C’était le fond de ma question : peut-être les gens vont-il commencer le programme de Réduction du Stress par la Pleine Conscience (MBSR), puis ils voudront méditer, et alors où iront-ils ? Dans des centres bouddhistes. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Oui, c’est vrai que nous envoyons nombre de nos patients méditer dans des centres de retraites bouddhistes. Mais alors, ils sauront que la statue du Bouddha sur l’autel n’est rien qu’une statue. On peut parler du Bouddha non seulement comme du « médecin du monde », mais comme d’un vrai scientifique, un génie intéressé par le fonctionnement de l’esprit. Il n’avait à son époque aucune de nos machines sophistiquées pour l’imagerie cérébrale ou la génétique moléculaire, il avait juste son corps et son esprit. Il a donc calibré son esprit, comme pour une expérimentation, il l’a stabilisé avant de commencer son investigation sur la nature de l’expérience. Qui ressent de la douleur ? Qui perçoit ? Chacun devient plus curieux sur son propre être par la méditation.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: La question de savoir qui fait l’expérience est-elle en soi scientifique ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Non, c’est avant tout une question expérientielle, mais aujourd’hui on peut placer quelqu’un dans un scanner et voir ce qu’il fait durant sa pratique, dans son cerveau même. Voilà les études que l’on a menées sur Matthieu Ricard, qui a commencé comme biologiste moléculaire avant de devenir moine et qui redevient un scientifique à travers ce travail. Nous avons donc des gens qui sont d’excellents rapporteurs « à la première personne », ils peuvent finement décrire leur expérience, et en même temps nous pouvons observer « à la troisième personne » avec les machines, d’un point de vue extérieur. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: Ce que vous dites me rappelle Francisco Varela.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Oui, c’était son idée. Nous lui devons tout. Francisco était un être remarquable, un polymathe, un génie dans plusieurs domaines : immunologie, phénoménologie, neurosciences et méditation. Il a été l’élève d’Urgyen Tülku, ayant appris la méditation avec Chögyam Trungpa. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: Dans votre présentation lors du forum vous parliez des « aimants à &lt;i&gt;duhkha &lt;/i&gt;» que sont les écoles ou les hôpitaux. Mais comment travailler avec la douleur dans le monde, devenu lui-même aimant à &lt;i&gt;duhkha&lt;/i&gt; dans son ensemble ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Cela dépend principalement de ce que vous aimez. Car personne ne va pas se charger de tout le boulot… Du moins, jusqu’au prochain bouddha ! Vous devez donc commencer par vous poser la question : qu’aimez-vous le plus ? Je n’ai pas raconté toute mon histoire, mais vous savez, cela m’a pris dix ans de méditation avant de trouver quelle était ma fonction sur cette planète. Dix ans qui se sont concrétisés en dix secondes de vision à propos de la &lt;i&gt;MBSR&lt;/i&gt;, lors d’une retraite. Ma stratégie lors de cette conférence donnée à huit cents personnes était de les faire s’interroger sur ce qu’ils aiment. C’est particulièrement vrai avec le dharma, qui touche votre propre pratique. Le Bouddha ou n’importe quel maître zen vous le diront : vous devez le faire par vous-même. Le Bouddha n’était pas bouddhiste.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: Il faut avant tout être soi-même, c’est un point intéressant. Il n’y a donc pas de danger d’altérer la tradition ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Je pense que le dharma prend soin de lui-même. J’ai posé cette question à de nombreuses personnes qui vivent et travaillent avec le dharma, sur le plan de l’érudition comme de la pratique : doit-on se soucier de la corruption le dharma ? Si vous suivez son histoire, le dharma a été corrompu de nombreuses fois, il y a eu des périodes de déclin où il ne s’agissait plus du dharma véritable. Mais il a survécu malgré tout. Ce serait une incroyable &lt;i&gt;hybris&lt;/i&gt; (orgueil en grec, nda) de croire que l’on possède ce pouvoir de protéger ou détruire le dharma. Le plus important est de ne pas tomber dans l’illusion, de ne pas se tromper soi-même sur le fait que l’on enseigne le dharma alors qu’il s’agit d’anti-dharma. Il faut être bien assis, solidement ancré dans votre propre pratique et échanger avec les pratiquants de longue date, les enseignants authentiques ; alors c’est votre responsabilité d’incarner votre compréhension des enseignements. Le meilleur moyen de partager avec les gens est votre manière de vivre. Vous n’avez même pas à enseigner. Regardez Matthieu Ricard, ce n’est pas un maître de méditation, il ne l’enseigne pas… il l’incarne. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Cependant, un réel danger dont je parle peu est l’intérêt actuel des gens pour la méditation. Cela devient sexy ! Particulièrement en psychologie, les gens se disent : il faut que je devienne enseignant de &lt;i&gt;mindfulness&lt;/i&gt; (pleine conscience). En huit semaines ou même en huit minutes, ils pensent avoir tout compris ! Être dans le moment présent, ne pas juger ses pensées, pas de problème, je suis déjà plus ou moins comme ça, donc je n’ai pas besoin de pratiquer mais je peux l’enseigner aux autres ! Quoi qu’ils fassent, ce n’est pas de la pleine conscience, et là se trouve un grand danger. Il faut vraiment rappeler aux gens : vous devez pratiquer. Il n’est pas possible de se contenter d’être thérapeute et d’enseigner la méditation, vous devez le faire vous-même, comme un débutant. Pratiquer tous les jours, mais aussi partir en retraite pour connaître de longues périodes d’assise, afin que lorsque vous en parlez ce n’est pas en répétant ce que vous avez appris la veille, mais cela vient de la moëlle de vos os. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: N’est-ce pas un problème actuel en France, où les gens sont des nouveaux venus en méditation ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: Oui, ils doivent être patients. Ils n’ont pas à transformer la France en Nation de la Pleine Conscience en un mois, vous savez ! Ni même en un an, ou dix ans… La patience est cruciale, à moins de vouloir trahir le dharma, ce qui n’est pas une très bonne idée pour son karma. Il est préférable que les gens aillent doucement, qu’ils bâtissent de solides fondations en eux-mêmes, dans leur cœur, par leur pratique. Alors face à quelqu’un qui souffre, ils sauront que tout d’abord, il n’y a rien à faire. Un autre point problématique à soulever est ce qu’on pourrait appeler le « mode réparation », qui est l’enjeu en médecine comme en psychologie, où l’on veut guérir les gens. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: Quand quelqu’un souffre, on veut tout de suite qu’il en sorte, sans le laisser faire l’épreuve de sa propre souffrance.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;(en français) : &lt;i&gt;Vous comprenez.&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;ND &lt;/b&gt;: C’est mon travail de tous les jours comme psychologue.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;JKZ &lt;/b&gt;: &lt;i&gt;Oui, mais quand même, c’est bon pour moi d’entendre ça. Merci.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: right" align="right"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;b&gt;Sites français de mindfulness :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="DE"  style="font-family:Garamond;"&gt;&lt;a href="http://association-mindfulness.org/"&gt;http://association-mindfulness.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a href="http://www.mindfulness.fr/"&gt;http://www.mindfulness.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a href="http://delphanne.wordpress.com/"&gt;http://delphanne.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="ftn1"&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;(1) Voir aussi &lt;em&gt;Bouddhisme Actualités N°129&lt;/em&gt;, Nov 2010, «Bo&lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/11/bouddhisme-et-medecine-avec-sogyal.html"&gt;uddhisme et Médecine avec Sogyal Rinpoché&lt;/a&gt;»&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6017857431155271840?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6017857431155271840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/02/dharma-et-science-en-france-avec-jon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6017857431155271840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6017857431155271840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/02/dharma-et-science-en-france-avec-jon.html' title='Dharma et Science en France, avec Jon Kabat-Zinn'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TVE_BXdtGTI/AAAAAAAAAKo/tXJ6p38-HRg/s72-c/Terton%2BSogyal%2BTrust%252C%2BVolker%2BDencks.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6893839080483353303</id><published>2011-02-04T10:58:00.006+01:00</published><updated>2011-12-06T21:55:09.940+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><title type='text'>Prendre acte de la mort pour guérir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TUvOxIiG9XI/AAAAAAAAAKg/A1JM4LofV6Y/s1600/images.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 182px; height: 277px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TUvOxIiG9XI/AAAAAAAAAKg/A1JM4LofV6Y/s320/images.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569772707673208178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; 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Méditation, qui questionne notre rapport à la mort à travers l'oeuvre de Ch. Trungpa.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Palatino;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Palatino;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Il est un petit texte intitulé « prendre acte de la mort », issu d’un séminaire que Chögyam Trungpa tint aux Etats-Unis en 1973, dans lequel le maître tibétain propose une conception inédite de la guérison (&lt;i style=""&gt;Le cœur du sujet&lt;/i&gt;, Seuil, 1993). Il y développe d’abord l’idée suivant laquelle celle-ci ne saurait se confondre avec une réparation mécanique destinée à faire disparaître des symptômes. Une telle confusion, loin de permettre une restauration réelle de la santé ne fait, d’après Trungpa, que reconduire l’état qui a précisément occasionné la maladie ! De sorte que la guérison ne se trouve pas là où l’on croyait pouvoir la trouver : le médecin estime souvent avoir achevé son travail au moment où il est venu à bout des signes pathologiques pour lesquels, il est vrai, le malade était venu le consulter, quand il a surtout ainsi fait taire le message parfois salutaire que représentait la maladie. (voir aussi Moyse D., &lt;i style=""&gt;Bien naître- bien être- bien mourir, &lt;/i&gt;érès 2001)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Car la maladie n’est pas d’abord un raté du corps/machine. Elle apparaît comme le signe de ce que, à travers le symbole de &lt;i style=""&gt;La peste, &lt;/i&gt;Albert Camus avait identifié de son côté comme l’expression d’un certain « divorce entre l’homme et sa vie », qui définit en l’occurrence, dans l’oeuvre de Camus, « le sentiment de l’absurdité » (&lt;i style=""&gt;La peste&lt;/i&gt;, Gallimard, 1947). Or, si l’hypothèse du maître spirituel et, implicitement, celle du romancier sont vraies, la médecine, trop exclusivement mobilisée par la recherche de « traitements », devrait se réformer en profondeur, pour aboutir à de réelles guérisons. Puisque la maladie peut apparaître comme un symbole, ainsi que Camus le laisse entendre en faisant de « la peste » une figure allégorique, cela indique qu’elle renvoie, comme n’importe quel symbole, à quelque chose de plus vaste qu’elle-même. C’est sur cet ensemble qu’il faudrait agir pour soigner, à plus forte raison, pour guérir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Or, l’homme serait malade, estime Trungpa (comme Camus), d’un certain rapport à la vie. Inutile, donc, de songer à rétablir vraiment la santé sans travailler ce rapport. Quelle en est alors la tonalité ? celle d’un certain manque d’intérêt, d’attention vis-à-vis de soi-même. « Qu’on ait été renversé par une voiture ou qu’on ait attrapé un rhume, il y a un moment où l’on n’a pas fait attention à sa personne », dit-il. Bien entendu, il peut y avoir toutes sortes de raisons qui aboutissent à une telle distraction, et ce serait réintroduire l’idée, déjà trop enracinée dans nos esprits, que la médecine est toute puissante, que de la croire à elle seule capable de résoudre l’ensemble des facteurs qui ont &lt;i style=""&gt;détraqué&lt;/i&gt; les malades, c’est-à-dire, suivant l’étymologie éclairante de ce mot, qui les ont amenés à perdre leur propre trace. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Car c’est tout au contraire un mouvement reconduisant la médecine au sens de &lt;i style=""&gt;l’humilité&lt;/i&gt; qui pourrait, suivant l’hypothèse du penseur tibétain, l’amener à une réforme telle qu’elle aboutirait peut-être à de véritables guérisons. Trungpa postule en effet que « la relation de guérison est la rencontre de deux esprits », celle du médecin et du malade, et que cette rencontre ne peut avoir lieu que si l’un et l’autre prennent acte de « l’expérience commune de la naissance, de la vieillesse, de la mort et de la peur qui les sous tend »… Il est bien sûr plus confortable de « regarder de haut le patient et sa maladie en pensant que vous avez bien de la chance de ne pas souffrir de ce mal ». Mais, « l’attitude adoptée face à la mort &amp;lt;étant jugée&amp;gt; de première importance », c’est pourtant en aidant le patient à envisager cette possibilité commune que pourrait « débuter le processus de guérison ». A ce propos, « il n’est pas nécessaire, dit Trungpa, de s’efforcer de cacher ce qui est difficile à annoncer ». Ce qui n’implique pas qu’on doive non plus, suggère-t-il, assener la probabilité de sa mort prochaine au malade. « On devrait &lt;juste&gt;… l’aider à comprendre un peu mieux l’idée de perte – la possibilité de ne plus exister et de se dissoudre dans l’inconnu. » Car éviter d’entrer dans cet horizon, c’est, paradoxalement, éviter la vie, tandis que guérir vraiment signifierait inversement « que la vie ne gêne plus le patient &lt;et il="" peut=""&gt; faire face à la mort sans ressentiment ni attente. »&lt;/et&gt;&lt;/juste&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;Or, proposer un tel chemin de guérison n’est autre que la proposition d’une révolution de la médecine occidentale. Fille d’une certaine conception mécaniste de la vie héritée de la philosophie cartésienne, notre médecine, incontestablement agissante à bien des égards, nous permet-elle néanmoins d’être dans un rapport à la mort autre que celui d’une ambition de toute puissance qui l’exclut de la vie ? Et peut-elle dans ce contexte aider les médecins à se projeter sur le terrain commun de la possibilité de la vieillesse et de la mort qui le rapprocherait du malade ? Pourtant, croyant se (et nous) protéger, a-t-elle envisagé le danger auquel nous nous exposons quand nous voulons tuer la mort ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6893839080483353303?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6893839080483353303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/02/prendre-acte-de-la-mort-pour-guerir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6893839080483353303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6893839080483353303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/02/prendre-acte-de-la-mort-pour-guerir.html' title='Prendre acte de la mort pour guérir'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TUvOxIiG9XI/AAAAAAAAAKg/A1JM4LofV6Y/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-7351329754124053730</id><published>2011-01-24T22:57:00.008+01:00</published><updated>2011-09-16T15:35:51.090+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Association Jeunes-Psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Non-Moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Ouverture de la rencontre Bouddhisme et Psychanalyse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TT335qc2n1I/AAAAAAAAAKM/c5cmRtTaSbw/s1600/Picture%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 226px; height: 189px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TT335qc2n1I/AAAAAAAAAKM/c5cmRtTaSbw/s200/Picture%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5565877284519714642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TT34uQn8lyI/AAAAAAAAAKU/wMK50lb9cf0/s1600/Picture%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 164px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TT34uQn8lyI/AAAAAAAAAKU/wMK50lb9cf0/s200/Picture%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5565878188119988002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au-delà du moi, la liberté ?&lt;/span&gt;, le premier colloque universitaire français de grande envergure réunissant psychanalystes et pratiquants bouddhistes, a eu lieu le 27 novembre 2010 à l’Institut de Psychologie de l’Université Paris V. Les questions soulevées par la rencontre ne laisseront pas d’avoir longtemps des résonances chez les auditeurs, près de deux cent personnes venues des champs croisés des sciences humaines et de la spiritualité. Pour replacer le colloque dans sa juste perspective, voici les mots d’ouverture prononcés au nom de l’association organisatrice de l’événement &lt;a href="http://www.jeunes-psy.com/"&gt;Jeunes&amp;amp;Psy&lt;/a&gt; par son président, rédacteur de votre rubrique Psychologie &amp;amp; Méditation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Penser ce qu’il en est de l’être humain s’avère incontournable. Si l’intitulé de cette journée peut d’emblée paraître provocateur, c’est bien parce qu’aujourd’hui la psychologie tend à se réduire à l’étude et à la démonstration du moi. Jacques Lacan, pour la psychanalyse française, dénonce une telle réduction de la subjectivité humaine lorsqu’il écrit « le credo de bêtises dont on ne sait si la psychologie contemporaine est le modèle ou la caricature. A savoir le moi, considéré comme une fonction de synthèse et d’intégration, la conscience considérée comme l’achèvement de la vie ». La tenue de ce colloque est un pari, dont l’enjeu se mesure à l’aune de la méprise qui s’abat sur notre discipline et plus encore, dans la mesure où elle nous concerne directement, sur nous tous. Dans ce dogme d’un moi autonome, volontaire, réduit à la portion congrue, d’une identité à soi, en pleine transparence par rapport à elle-même, l’idéologie massive issue de l’économie règne sans partage. Les effets dévastateurs d’une telle dérive, où l’homme est pris dans les rets d’une obsession de rendement, de résultat, de calculabilité, par sa violente indifférence, nous amenuisent, nous laissent chaque jour plus démunis. L’insensé de cet impératif sur quoi rien ne semble avoir de prise, nous en voyons les effets tous les jours dans nos services. Il nous revient de porter témoignage pour ne pas réduire au silence les voix humaines qui nous parviennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Repenser ce qui fait notre métier, les diverses manières de venir en aide, la clinique au plus près du patient, au plus vif de l’expérience thérapeutique, n’est réalisable qu’au-delà du moi. Dans son acception actuelle, le moi est un monde clos sur lui-même, ce qui ne peut déboucher que sur un enfermement d’autant plus grand que les présupposés qui le soutiennent font force de loi. Face à l’assentiment quasi unanime accordé à cette vision du moi, la dénonciation ne suffit pas, il faut encore tenter de s’en déprendre, jusqu’à en retrouver une écoute libre. Un certain défaut de la pensée nous précipite dans une course folle vers l’uniformité, la totalisation sans reste de l’être humain. Donner la parole aux praticiens et aux penseurs nous paraît plus que jamais adéquat. La tentative singulière d’apporter une réponse éthique aux questions que cet écueil soulève, témoigne elle aussi de ce qui fait notre pratique. Afin de nourrir une clinique véritable, il y a une nécessité d’interroger la psychanalyse non comme somme livresque, mais comme libre pensée qui ne fait pas système. L’étude de la psyché des êtres parlants appelle à un frayage hors des savoirs institués. La Cité, quant à elle, n’a plus les moyens d’être à l’écoute de ce message inouï, de cette chance unique que représente la possibilité d’un lieu où une parole pleine puisse prendre place. Le philosophe Jacques Derrida situe bien notre problème dans un texte appelé « N’oublions pas – la psychanalyse » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans l’air du temps philosophique, on commence à faire comme si de rien n’était, comme si rien ne s’était passé, comme si la prise en compte de l’événement de la psychanalyse n’était plus de rigueur, n’avait même plus sa place dans quelque chose comme une histoire de la raison : comme si on pouvait continuer tranquillement le bon vieux discours des Lumières, revenir à Kant, rappeler à la responsabilité du sujet en restaurant l’autorité de la conscience, du moi, du cogito réflexif, d’un « Je pense » sans peine et sans paradoxe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La subversion qu’opère la psychanalyse quant à la question du moi, voilà l’affaire de cette journée. Des représentants des trois courants principaux de la psychanalyse, avec autant de lectures différentes autour des figures de Sigmund Freud, Carl Gustav Jung et Jacques Lacan, se rencontrent ; ce fait peu commun mérite d’être souligné. Il faut rendre hommage aux analystes Jean-Jacques Tyszler, Pierre Sullivan et Michel Cazenave, d’avoir accepté notre invitation à venir confronter leurs points de vue avec une telle bonne grâce. Chacun, traversé par la psychanalyse de manière si différente, est à même sa propre vie dans une position d’intériorité par rapport à ces questions, permettant alors que prenne place un dialogue d’une rare profondeur. Ce colloque est accueilli par l’Institut de Psychologie de l’Université Paris V qui a pour nom : René Descartes. Or c’est bien à Descartes que nous devons l’ego cogito, qui est l’horizon de la pensée moderne. Nous voudrions, dans une mise en perspective de notre Occident par d’autres chemins de pensée, ceux de l’Orient, tenter d’entendre une autre voix. Au-delà du moi, la liberté ? C’est une question qui avant tout se pose, dont seul un véritable dialogue peut donner la formule. Face à la pensée philosophique, psychanalyse et bouddhisme font figure de chemins de traverse qui tentent de répondre à cette question sans recours à la métaphysique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est-il fondamentalement un ego ? Cela, le bouddhisme ne peut pas plus le croire que la psychanalyse, et depuis 2500 ans pense l’esprit humain dans un horizon tout autre. Ainsi la voie bouddhiste, ni religion, ni morale, ni philosophie, ne sépare pas le corps de l’esprit, le sujet et l’objet, la théorie et la pratique, le soi et le monde. C’est un bouleversement pour l’Occident qu’une pensée si différente lui soit venu au XXe siècle. Celui par qui la méditation et la réflexion sur l’absence de solidité du moi se sont inscrites dans notre monde moderne s’appelle Chögyam Trungpa. Inlassable, son effort pour entrer en dialogue avec les penseurs, les artistes, les universitaires de l’Amérique des années 70 a marqué une génération. Grâce à son travail de pionnier en matière de traduction, la tradition bouddhiste a su trouver une langue neuve en Occident, dans une large mesure par le biais de la psychologie. Lors des interventions de Jean-Luc Giribone, d’Alain Gaffinel et de Fabrice Midal, nous aurons tout loisir de vérifier la portée de son approche révolutionnaire, tout particulièrement sur la question de l’ego, alors même qu’elle est affirmation du non-ego. Dans Au-delà du matérialisme spirituel, Trungpa écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En fait, il semble bien que la chose nommée ego ne corresponde à rien du tout ; « Je suis » n’existe pas. C’est l’accumulation de toutes sortes de bric-à-brac. C’est une brillante œuvre d’art, un produit de l’intellect qui dit « donnons-lui un nom », appelons-le « je suis », ce qui est très astucieux. Je est le produit de l’intellect, la marque de fabrique qui réunit en un tout le développement désorganisé et dispersé de l’ego. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aimerions ouvrir et laisser ouverte la question du moi, du sujet, de la place de l’ego. Tâchons de faire confiance à ce qui nous porte et non de refermer la main sur quelque vérité. Cette tentative de liberté est la raison pour laquelle nous privilégions la rencontre entre les générations, les courants de pensées et les mondes, à la croisée de l’Orient et de l’Occident. Souhaitons que de cette rencontre, quelque chose puisse se dévoiler, dans la joie de penser ensemble ce qui est digne d’être pensé.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;Nicolas d’Inca, 27 novembre 2010&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lacan, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Triomphe de la religion&lt;/span&gt;, Seuil, 2005, p. 19.&lt;br /&gt;Derrida, « Let us not forget – Psychoanalysis » in The Oxford Literary Review, vol. 12, n°1-2, 1990&lt;br /&gt;Trungpa, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pratique de la voie tibétaine&lt;/span&gt;, Seuil, 1976, p. 135.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;em&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/em&gt;, N°131 Janvier 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le colloque a été filmé en vidéo, disponible sur le site de notre partenaire Philosophies.tv&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.philosophies.tv/spip.php?article288"&gt;http://www.philosophies.tv/spip.php?article288&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-7351329754124053730?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.philosophies.tv/spip.php?article288' title='Ouverture de la rencontre Bouddhisme et Psychanalyse'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/7351329754124053730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/01/ouverture-de-la-rencontre-bouddhisme-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7351329754124053730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7351329754124053730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2011/01/ouverture-de-la-rencontre-bouddhisme-et.html' title='Ouverture de la rencontre Bouddhisme et Psychanalyse'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TT335qc2n1I/AAAAAAAAAKM/c5cmRtTaSbw/s72-c/Picture%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6777856527539042156</id><published>2010-12-22T13:14:00.007+01:00</published><updated>2011-12-06T21:57:29.742+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Francisco Varela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lacan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Un sujet distribué. Lacan, Bouddha, Varela</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TRHt-HBTq-I/AAAAAAAAAJ4/oGxLTQfASjM/s1600/les%2Bchemins%2Bdu%2Bsujet.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5553481466816736226" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 320px; height: 240px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TRHt-HBTq-I/AAAAAAAAAJ4/oGxLTQfASjM/s320/les%2Bchemins%2Bdu%2Bsujet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Un incroyable article, d'une grande finesse de compréhension et d'analyse des enjeux qui sont les nôtres dans le dialogue de la Psychanalyse et du Bouddhisme, nous a été adressé par Marie-Anne Paveau. Madame Paveau, professeur en sciences du langage à l'université Paris XIII, a assisté au colloque du 27 novembre, dont elle rend compte ici avec une profondeur dont les membres de Jeunes&amp;amp;Psy ne peuvent que s'inspirer ! En la remerciant, car les pistes nouvelles qu'elle ouvre prolongent notre réflexion et mèneront à de futurs travaux.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En novembre dernier j’ai assisté à une journée d’étude originale dans le domaine de la psychanalyse, qui proposait d’articuler philosophie, bouddhisme et psychanalyse. Elle s’intitulait « Au delà du moi, la liberté ? Psychanalyse philosophie, méditation » (lire le &lt;a href="http://penseedudiscours.hypotheses.org/2527/plaquette-au-dela-du-moi" rel="attachment wp-att-2685"&gt;programme&lt;/a&gt; et écouter les &lt;a href="http://www.philosophies.tv/spip.php?article288"&gt;interventions&lt;/a&gt;). L’initiative est venue d’une association de psychanalystes, « &lt;a href="http://jeunes-psy.blogspot.com/"&gt;Jeunes&amp;amp;Psy&lt;/a&gt;« , fondée par Nicolas d’Inca, psychologue clinicien, qui tient également un blog, &lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/"&gt;Psychologie et méditation&lt;/a&gt;. Cette journée novatrice a permis à ce lien entre bouddhisme et psychanalyse, qui existe dans les pratiques, mais sans grande visibilité, d’apparaître sur le devant de la scène et, je le souhaite, de semer quelques graines intéressantes dans la réflexion psychanalytique contemporaine. Les rigidités dogmatiques et les catégorisations solides qui découpent jusqu’à présent la psychanalyse française en écoles et en pratiques souvent stéréotypées (lacaniens, freudiens, jungiens, etc.) sont en train de se « désolidifier » et finiront, je l’espère, par se dissoudre, sous l’impulsion de propositions de ce type.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Tous les chemins ne mènent pas au bouddhisme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J’ai suivi cette journée parce que ces trois domaines me sont familiers, et que leur articulation a piqué ma curiosité. La philosophie et la psychanalyse sont des terrains que le chercheur en sciences humaines et sociales peut rencontrer aisément, soit dans son activité scientifique, soit dans son cheminement personnel, donc rien de particulier à cet égard. Mais le bouddhisme est évidemment plus rarement présent dans nos travaux, et l’on n’y vient pas comme ça. Pour ma part, j’y suis venue par les sciences cognitives, par la lecture de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Francisco_Varela"&gt;Francisco Varela&lt;/a&gt; et des théories de l’énaction. Je suis arrivée à l’énaction par la cognition sociale, dans sa version distribuée, à laquelle je suis elle-même parvenue par ma réflexion sur les processus de production du discours, me sentant à l’étroit dans les théories du contexte disponibles dans les disciplines texte-discours contemporaines, et souhaitant intégrer à mon travail la réalité matérielle et expérientielle. Voilà pour mon cheminement. Mais quel rapport avec le bouddhisme, allez-vous me dire ? J’y viens. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’énaction&lt;/strong&gt; est un courant qui nous vient du Chili, proposé par Varela à partir de son travail avec Humberto &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Humberto_Maturana"&gt;Maturana&lt;/a&gt;, biologiste et philosophe, auteur du concept d’&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Autopoiesis"&gt;autopoièse.&lt;/a&gt; L’autopoièse signifie que les systèmes vivants sont autonomes, qu’ils produisent en quelque sorte leurs propres représentations, gèrent leurs fonctionnements dans leurs environnements et produisent finalement leur existence. Cette position constitue une contestation de la cognition internaliste (ou « paradigme de l’ordinateur ») qui avance au contraire que les représentations du monde extérieur sont prédéterminées et codées dans l’esprit humain, qui fonctionne à cet égard comme un ordinateur, et qu’on ne peut connaître les objets extérieurs qu’à travers les représentations qu’on en a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Varela insiste en particulier sur la notion d’émergence, qu’il emprunte à la pensée bouddhiste : selon lui, les représentations ne sont pas préalables, déposées dans des cadres (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;frames&lt;/span&gt;), mais émergent, sont « énactées » au fur et à mesure que les agents évoluent dans les environnements. Il déclare par exemple dans L’inscription corporelle de l’esprit, qui constitue une synthèse de la question élaborée avec Eleanor Rosch et Evan Thompson que « la cognition, loin d’être la représentation d’un monde prédonné, est l’avènement conjoint d’un monde et d’un esprit à partir de l’histoire des diverses actions qu’accomplit un être dans le monde » (Varela et al. 1993 : 35). Cet « avènement conjoint » constitue une interaction réciproque entre nos perceptions et nos manières de nous mouvoir dans le monde (notre motricité) ; il s’agit donc d’une cognition incarnée, autrement dit une élaboration corporelle de la conscience et de la connaissance : « La connaissance ne préexiste pas en un seul lieu ou en une forme singulière, elle est chaque fois énactée dans des situations particulières. » (Varela et al. 1993 : 97). Une des meilleures illustrations que Varela donne de l’émergence figure dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel savoir pour l’éthique ?&lt;/span&gt;, où il emploie une comparaison éthologique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Utilisons une des meilleures illustrations des propriétés émergentes : les colonies d’insectes. [...] Une chose est particulièrement frappante dans le cas de la colonie d’insectes: contrairement à ce qui se passe avec le cerveau, nous n’avons aucun mal à admettre deux choses : a) la colonie est composée d’individus ; b) il n’y a pas de centre ou de “moi” localisé. Pourtant, l’ensemble se comporte comme un tout unitaire et, vu de l’extérieur, c’est comme si un agent coordinateur était “virtuellement” présent au centre. C’est ce que j’entends lorsque je parle d’un moi dénudé de moi (nous pourrions aussi parler de moi virtuel) : une configuration globale et cohérente qui émerge grâce à de simples constituants locaux, qui semble avoir un centre alors qu’il n’y en a aucun, et qui est pourtant essentielle comme niveau d’interaction pour le comportement de l’ensemble (Varela 1996 : 85-87).&lt;br /&gt;Le sujet de la conscience selon Varela ne siège pas dans un centre, qu’il soit neuronal ou métaphysique, mais réside dans notre inscription dans les environnements de notre existence : il s’agit donc un esprit distribué dans le monde, et non plus encapsulé dans une forme d’intériorité de la conscience.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Une conception distribuée du sujet et du moi&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le colloque « Au delà du moi, la liberté ? » mettait en rapport avec beaucoup de fécondité des conceptions du moi de ce type, mais à partir de la psychanalyse et du bouddhisme. Nicolas d’Inca rappelait en introduction à quel point la vision actuellement dominante du moi en fait un monde clos sur lui-même, doté d’une « massivité » qui lui vient en partie de la conception cartésienne. Il rappelait également que Derrida, en 1990, recommandait déjà de « ne pas oublier la psychanalyse », pour que cette conception du moi ne finisse pas par dominer nos références.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques Tyszler explique en effet au début de la journée que chez Freud même, on ne trouve pas de conception du moi comme instance régulatrice ou comme synthèse, qui fonde en notre modernité une conception de l’identité qui envahit la vie sociale et politique. Il souligne que chez Freud, le moi est un « bric-à-brac », une notion instable et peu formalisée. Pour Lacan relecteur de Freud, ce moi massif et tout-puissant n’existe pas, mais il est au contraire une instance de méconnaissance, la fonction moïque étant porteuse de la paranoïa ordinaire du sujet. Croire à son moi, c’est tomber dans les rets du sujet, et donc céder à l’aliénation, au fantasme et à la pulsion. Pour Lacan, il est impossible que le sujet soit identique à quelque chose qui serait lui-même, puisque le sujet est défini comme sujet du fantasme. Notre identité nous échappe, puisque nous sommes le fantasme de l’autre, nous sommes ce que façonne le regard de l’autre : « Le moi est référentiel à l’autre. Le moi se constitue par rapport à l’autre. Il en est corrélatif », affirme-t-il dès le premier séminaire (1953-54 : 83). Jean-Jacques Tyszler souligne que la conception de Lacan n’est pas dénuée d’un certain pessimisme, car il a tendance à réduire l’humain à ses objets de tyrannie, au nombre de quatre : le sein, les fèces, la voix et le regard. Il rappelle que le « rien » (« l’objet a-rien ») a failli devenir le cinquième objet, ce qui aurait considérablement rapproché la psychanalyse lacanienne de la pensée bouddhiste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone, prenant ensuite la parole, revient sur ce cinquième objet écarté et rappelle que le moi est exactement défini par Lacan comme l’objet dont le sujet tombe amoureux, installant avec lui une relation imaginaire. La formule est connue : « L’objet aimé est dans l’investissement amoureux, par la captation qu’il opère du sujet, strictement équivalente à l’idéal du moi » (1953-54 : 201). Pour Lacan, il s’agit même de la structure de la folie : croire en son moi, croire que l’on est quelque chose et que ce quelque chose possède à la fois une existence « solide » et une importance. Or le moi, pour le bouddhisme, est une forme de rien, le non-moi (un prolongement de cette intervention sur le &lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/"&gt;blog&lt;/a&gt; de N. d’Inca). Sur ce point, il existe de véritables analogies entre la psychanalyse et le bouddhisme, en particulier dans les textes d’un des maîtres inspirateurs de cette journée, Chögyam Trungpa, principale figure du bouddhisme tantrique au 20e siècle. Dans Pratique de la voie tibétaine, sous-titré « Au-delà du matérialisme spirituel », publié en 1973, Trungpa a des formules que Lacan aurait pu produire vingt ans auparavant :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est important de voir que le point essentiel de toute pratique spirituelle est de sortir de la bureaucratie de l’ego, c’est-à-dire de ce constant désir qu’a l’ego d’une forme plus haute, plus spirituelle, plus transcendante du savoir, de la religion, de la vertu, de la discrimination, du confort, bref, de ce qui fait l’objet de sa quête particulière. Il faut sortir du matérialisme spirituel (1973 : 24).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin, dans un chapitre intitulé « Le développement de l’ego », Trungpa décrit comment la littérature bouddhiste représente l’ego, à travers la métaphore du singe prisonnier :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On parle d’un singe emprisonné dans une maison vide, une maison percée de cinq fenêtres représentant les cinq sens. Ce singe est très curieux : il sort sa tête par chacune des fenêtres et il n’arrête pas de sauter de-ci de-là inquiet. C’est un singe captif dans une maison vide. La maison est solide, ce n’est pas la jungle dans laquelle le singe bondissait et se balançait accroché aux lianes, ni les arbres dans lesquels il pouvait entendre souffler le vent et frémir les branchages et les feuillages. Toutes ces choses ont été complètement solidifiées. En fait, la jungle elle-même est devenue sa maison solide, sa prison. Au lieu de se percher dans un arbre, notre singe curieux a été emmuré dans un monde solide, comme si une chose fluide, une cascade dramatique et belle, avait soudain gelé. Cette maison gelée, faite de couleurs et d’énergies gelées, est complètement immobile (p. 135-136).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Cette parabole trouve d’étonnants échos dans le second séminaire, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954-55). C’est sans doute le plus « bouddhiste » des textes de Lacan, texte où il propose quelques notions fortes comme le « décentrement du sujet », la « tendance à croire que nous sommes nous », et où il explique que l’inconscient est « ce sujet inconnu du moi » (p. 59) : « Dans l’inconscient, exclu du système du moi, le sujet parle » (p. 77).&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un réseau contemporain de propositions anti-dualistes : entrer dans le post-humanisme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;En écoutant les communications, je pensais à Varela évidemment, mais aussi à d’autres propositions affines dans d’autres disciplines, qui ont en commun cette conception distribuée et fluide de l’esprit et du moi : le moi est dans l’autre, que cette altérité soit humaine ou non-humaine, et par conséquent, l’existence s’accomplit sur le mode de la distribution, de la médiation et du décentrement. Nous vivons en effet actuellement un tournant épistémologique important dans les sciences humaines, caractérisé par l’effacement des grands binarismes et une recomposition de la pensée sur le monde qui ne passe plus par la référence à des centres : les pensées en «-centrisme » sont de plus en plus contestées et invalidées : anthropocentrisme, ethnocentrisme, européanocentrisme, égocentrisme et logocentrisme. Nous sommes entrés dans l’ère du post-centrisme. Quelques exemples, au fil de ma pensée :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;– La cognition distribuée, lancée au début des années 1990 par Edwin &lt;a href="http://hci.ucsd.edu/hutchins/"&gt;Hutchins&lt;/a&gt; dans son étude princeps sur la circulation de l’intelligence à bord d’un avion (1991), pose que les objets de notre entourage sont des agents psychiques, et que, dans un cockpit par exemple, les informations ne circulent pas seulement dans l’interaction duelle entre le pilote et le copilote, mais se « distribuent » à travers les instruments de mesure.&lt;br /&gt;– La théorie de l’&lt;a href="http://consc.net/papers/extended.html"&gt;extended mind&lt;/a&gt; de Alan Clark et David J. &lt;a href="http://consc.net/chalmers/"&gt;Chalmers&lt;/a&gt;, qui défendent l’idée de l’externalité de l’esprit, emprunte cete voie de la distribution et du décentrement : mon esprit est, partiellement, non seulement dans le vôtre, mais aussi dans les artefacts et les objets matériels qui m’entourent et dont je fais usage.&lt;br /&gt;– La réflexion sur l’identité de François Laplantine dont je viens de relire l’essai Je, nous et les autres (lire un &lt;a href="http://leportique.revues.org/index415.html"&gt;compte rendu&lt;/a&gt;), tout juste republié aux Éditions du Pommier est absolument adéquate aux conceptions lacanienne et bouddhiste. Laplantine est très hostile aux deux concepts d’identité (dérivé d’une conception du moiet de représentation, qui solidifient selon lui de manière draatqiue notre rapport à l’autre et au monde.&lt;br /&gt;– Même si le concept est critique dans son esprit, et même si je trouve sa position conservatrice et déploratoire, la notion de « liquidité » avancée par Zygmunt Bauman, qui constitue un exact pendant à la « solidité » pensée par Laplantine, nous aide à penser les circulations et les décloisonnements post-cartésiens, dans Identité en 2004 et Le présent liquide en 2007.&lt;br /&gt;– Mais c’est sans doute la position d’Axel Honneth qui me semble la plus opératoire en sciences humaines, car issue d’une synthèse puissante des remises en cause du sujet dans la seconde moitié du 20e siècle (1993). Honneth propose la notion d’ »autonomie décentrée », ne souhaitant pas abandonner totalement le sujet au néant du non-moi, mais ne visant pas non plus le retour à une conception pré-structuraliste d’un moi de la maîtrise et de la pleine conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, les circulations sont intenses entre les différents paradigmes qui s’occupent de la question du sujet et du moi dans une perspective non cartésienne : psychanalyse, bouddhisme et méditation, cognition sociale, anthropologie, philosophie de l’esprit, philosophie morale. Il ne me semble désormais plus possible d’adopter une conception égocentrée du sujet, qui détiendrait une perspective sur l'autre et sur le monde. Reste à assumer cette modification épistémologique dans nos disciplines, ce qui, en linguistique en tout cas, aussi discursive soit-elle, reste encore largement à accomplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bauman Z., 2010 [2004],&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Identité&lt;/span&gt;, trad. anglais M. Dennehy, Paris, L’Herne.&lt;br /&gt;Bauman Z., 2007, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le présent liquide. Peurs sociales et obsessions sécuritaires&lt;/span&gt;, trad. anglais L. Bury, Paris, Seuil.&lt;br /&gt;Clark A., Chalmers D., 1998, « The extended mind », Analysis 58 (1) : 10-23.&lt;br /&gt;Honneth A., 2008 [1993], « L’autonomie décentrée. Les conséquences de la critique moderne du sujet pour la philosophie morale », dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychologie morale, Autonomie, responsabilité et rationalité pratique&lt;/span&gt;, Paris, Vrin, 347-364.&lt;br /&gt;Hutchins E., 1994 [1991], « Comment le cockpit se souvient de ses vitesses » (trad. de « How a Cockpit Remembers its Speed »), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sociologie du travail 4&lt;/span&gt; : 461-473.&lt;br /&gt;Lacan J., 1975 [1953-1954], &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Séminaire 1, Les écrits techniques de Freud&lt;/span&gt;, Paris, Éditions du Seuil.&lt;br /&gt;Lacan J., 1978 [1954-1955], &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Séminaire 2. Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse&lt;/span&gt;, Paris, Éditions du Seuil.&lt;br /&gt;Laplantine F., 2010 [1999],&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Je, nous et les autres&lt;/span&gt;, Paris, Le pommier.&lt;br /&gt;Trungpa C., 1976 [1973], &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pratique de la voie tibétaine. Au-delà du matérialisme spirituel,&lt;/span&gt; trad. de l’américain par V. Bardet, Paris, Seuil.&lt;br /&gt;Varela F., Thomson E. &amp;amp; Rosch E., 1993 [1991], &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’inscription corporelle de l’esprit : sciences cognitives et expérience humaine&lt;/span&gt;, trad. V. Havelange, Paris, Seuil.&lt;br /&gt;Varela F., 1996, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel savoir pour l’éthique ? Action, sagesse et cognition&lt;/span&gt;, Paris, La Découverte.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Crédits photographiques1. « Meditation Labyrinth », 2007, Nancy McClure, galerie de l’auteur sur &lt;a href="http://www.flickr.com/"&gt;Flickr&lt;/a&gt;, contrat Creative Commons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6777856527539042156?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://penseedudiscours.hypotheses.org/2527' title='Un sujet distribué. Lacan, Bouddha, Varela'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6777856527539042156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/un-sujet-distribue-lacan-bouddha-varela.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6777856527539042156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6777856527539042156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/un-sujet-distribue-lacan-bouddha-varela.html' title='Un sujet distribué. Lacan, Bouddha, Varela'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TRHt-HBTq-I/AAAAAAAAAJ4/oGxLTQfASjM/s72-c/les%2Bchemins%2Bdu%2Bsujet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1859847474002427669</id><published>2010-12-09T16:45:00.003+01:00</published><updated>2011-12-06T21:56:10.674+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Zen'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lacan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Le Zen de Lacan et le Tantra de Trungpa</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TQD6nQ2i9mI/AAAAAAAAAJw/9PzCNkLbn7w/s1600/fleurzen%25C2%25A9Laura%2BFoucault.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548710293366044258" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 320px; height: 318px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TQD6nQ2i9mI/AAAAAAAAAJw/9PzCNkLbn7w/s320/fleurzen%25C2%25A9Laura%2BFoucault.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Poursuivons ce mois-ci, après la réalisation du colloque « Au-delà du moi, la liberté ? » notre entretien avec Jean-Luc Giribone, qui nous parle du zen et du tantra, de Lacan à Trungpa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas d’Inca : J’aimerais vous interroger Jean-Luc Giribone sur votre intervention lors du colloque. « A la recherche du moi. Lecture croisée de Jacques Lacan et de Chögyam Trungpa ». Pourquoi mettre ces deux auteurs l’un en face de l’autre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone : Une question que je me pose est la suivante : chez Lacan, la critique de l’ego se fait au nom d’un lieu de vérité, la vérité du sujet. Elle lui est inaccessible, en tout cas en partie, ce dont on voit les effets tous les jours. Il y a quelque chose de profond en nous auquel nous n’avons pas accès. Lacan le désigne du terme de vérité, très clairement, ce mot venant de Heidegger. C’est le sujet vrai, dont il parle dans les Ecrits. La subjectivité de chacun est d’une certaine manière irréductible. J’ai l’impression que dans la tradition bouddhiste telle que Trungpa magnifiquement nous l’adresse, à nous Occidentaux, la critique de l’ego comme illusion ne se fait pas à partir d’un lieu vrai du sujet mais d’une vérité qui implique un non-sujet. Il y a là probablement quelque chose d’assez différent qui nous amènerait à réfléchir sur la notion de « soi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est intéressant est de confronter le fait que les deux sont des enseignants confrontés au même problème. Il y a d’un côté le Séminaire de Lacan, et d’autre part les Seminaries, les interventions orales de Trungpa qui n’a presque pas écrit de livres. A qui ont-ils affaire ? A des gens très sympathiques. Dans le Séminaire sur le moi, Lacan ironise sur le fait d’être entouré de gens très intelligents, qui veulent montrer qu’ils sont très intelligents… On ne peut s’empêcher de penser à l’étudiant de Trungpa qui pratique la méditation, connaît les textes, mais qui demande au fond par sa question à ce qu’on comble enfin le trou qui subsiste dans son savoir. C’est exactement à cela que se refuse le maître Zen, qui déçoit sans cesse cette demande, car elle vise à ce que je sois enfin délivré de la recherche au prix le plus bas possible. C’est quand même pesant, on aurait envie de faire autre chose… Comment ne pas délivrer l’autre de son effort mais l’encourager ? Un autre risque, et Trungpa est comme toujours génialement fin, c’est de ne pas voir ce qu’il faut recueillir d’authentique chez l’étudiant. L’étudiant apporte tout ce qu’il est, sa question est peut-être mal formulée, naïve, dans les préjugés de son époque ou de sa culture, mais sa demande est forte, émouvante et pure. Cela rappelle Lacan lorsqu’il parle du fameux transfert psychanalytique. C’est quelque chose qui l’émeut, comme si le sujet disait enfin sa vérité en faisant cette offre et cette demande d’amour. Que peut-il faire de plus profond que cela ? Il faut y trouver une écoute et même du respect, ce respect fondamental que sentaient très bien à la fois les analysants de Lacan et les apprentis de Trungpa. Et en même temps, le maître n’est pas là pour vous faire plaisir, mais pour vous aider à ce qu’éventuellement vous arriviez vous-même à vous faire plaisir, à vivre autrement. Ce n’est pas le maître qui peut vous combler. Encore faut-il que cette insatisfaction ne décourage pas, ne soit pas une fin de non-recevoir, et qu’elle soit appropriée. Là encore, quand on le regarde de près, Trungpa possède une incroyable façon de se sortir de tous les pièges dans lesquels il risquerait de tomber s’il répondait de manière plate à la demande des étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ND : La première page du premier séminaire de Jacques Lacan commence par une référence au maître zen, auquel il se compare lui-même : « le maître interrompt le silence par n’importe quoi, un sarcasme, un coup de pied ». Lacan semble avoir une lecture très fine du bouddhisme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JLG : Tout à fait, je suis très sensible à son rapport au Zen. Le Zen est lui-même un édifice, qu’on pourrait presque parcourir en connaissant assez mal ce qu’est le bouddhisme tellement il a sa cohérence interne. Et en même temps, malgré les pressions ou l’hostilité qui l’a entourée de la part d’autres courants, il n’y a jamais eu de séparation d’avec le bouddhisme. Il y a là une autre direction qu’on abordera peut-être, c’est le lien qui existe entre Lacan, pas globalement avec le bouddhisme ou avec Trungpa, mais avec le Zen, précisément. Ce serait intéressant, c’est pourquoi j’appelle déjà à un autre colloque, parce que vous avez raison, lui-même s’est vu comme cela. On n’est pas loin avec Lacan du maître zen qui donne un coup de bâton. Quand vous regardez les récits extraordinaires entre maître et disciple cela se termine souvent ainsi. Le maître frappe le disciple d’un coup de bâton, qui s’en empare et rend son coup au maître, très content : ça y est, tu as enfin compris. Il y a un autre élément important sur lequel Lacan a beaucoup insisté, c’est le fait que la psychanalyse est une anti-initiation, pensée qui le sépare radicalement d’une certaine vision analytique. Comme le Zen, une anti-initiation, ce ne sont pas les mystères d’Eleusis. Dans un de ces merveilleux récits d’accession à l’éveil, le disciple d’un maître que nous appellerons Tchouang-Hei, arrive à l’éveil, éclate de rire et dit devant son maître : « Finalement il n’y avait pas grand-chose dans le bouddhisme de Tchouang-Hei ». Voilà la parole qui vient au moment de l’accès à l’éveil, c’est extraordinaire par rapport à notre emphase occidentale grandiloquente. C’est souvent quelque chose de drôle, de simple, apparemment très ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ND : Pourriez-vous nous dire quelques mots de Chögyam Trungpa, la figure marquante du bouddhisme tantrique en Occident au XXe siècle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JLG : Il y a là deux choses, Trungpa et le tantra. Je suis loin d’être un spécialiste du tantra, je signale simplement au passage que dans le tantra comme chez Trungpa, on trouve une dimension « étrange » qui n’est pas loin du gai savoir nietzschéen. Trungpa l’avait très fortement, ce qui me rend sa lecture une vraie source d’émerveillement. Il a ces deux choses dont nous parlons, une extrême profondeur, dénuée de toute emphase qui ordinairement l’accompagne. Quelqu’un qui arrive à ce degré de profondeur ne peut plus être emphatique, car ce n’est que l’affectation de la profondeur. Il a lui-même insisté sur le sens de l’humour. Ses dialogues avec ses étudiants sont formidables. Vous le voyez se débattre avec des questions assez classiques d’Occidentaux de bonne volonté. Il sait que le gros problème de l’Occidental, c’est qu’il aimerait que le boulot soit fait sans avoir à le faire. Cela nous ramène à Lacan, une parenté qui existe entre les deux sur le thème de la vérité. Il y a un passage de Trungpa où il parle de cela, quand on dit la vérité pleinement, c’est une vérité comme les autres, les gens peuvent penser à autre chose. Chez Lacan, il y a une réflexion et même une pratique sur la question de l’expression de la vérité. Il a cette fameuse formule : je dis toujours la vérité, mais je ne peux que la mi-dire. On ne peut jamais dire la vérité dans sa totalité. C’est même ainsi que la vérité tient au réel. Dans ce colloque « Au-delà du moi », aucun des intervenants ne détient la vérité. Souhaitons alors que quelque chose de neuf, que ni Michel Cazenave, ni Fabrice Midal, ni moi-même n’avons pensé, puisse apparaître à ce moment-là, comme dans un mandala. Et alors, la notion de colloque trouve sa justification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvez le colloque « Au-delà du moi, la liberté ? Psychanalyse, Philosophie et Méditation en vidéo sur &lt;a href="http://www.philosophies.tv/"&gt;http://www.philosophies.tv/&lt;/a&gt; Pour plus d’information sur l’édition des actes du colloque prévue en 2011, se reporter au site des Editions du Grand Est.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Article paru dans &lt;em&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/em&gt;, N°130 Décembre 2010&lt;br /&gt;Photo ©Laura Foucault&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1859847474002427669?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1859847474002427669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/le-zen-de-lacan-et-le-tantra-de-trungpa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1859847474002427669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1859847474002427669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/le-zen-de-lacan-et-le-tantra-de-trungpa.html' title='Le Zen de Lacan et le Tantra de Trungpa'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TQD6nQ2i9mI/AAAAAAAAAJw/9PzCNkLbn7w/s72-c/fleurzen%25C2%25A9Laura%2BFoucault.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-8264307226661010155</id><published>2010-12-06T16:51:00.005+01:00</published><updated>2010-12-06T17:09:53.822+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><title type='text'>Non-violence et écologie spirituelle : rencontre avec Satish Kumar</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TP0KyP5tuaI/AAAAAAAAAJo/ZiXIK9YWeJE/s1600/Tu%2Bes%2Bdonc%2Bje%2Bsuis%2Bcouverture.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 198px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TP0KyP5tuaI/AAAAAAAAAJo/ZiXIK9YWeJE/s320/Tu%2Bes%2Bdonc%2Bje%2Bsuis%2Bcouverture.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547602174368659874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Satish Kumar, citoyen britannique d’origine indienne, a connu un destin hors du commun. Moine jaïn dès l’âge de neuf ans, infatigable marcheur pour le désarmement nucléaire reçu à la Maison Blanche, militant écologiste directeur de la revue &lt;i style=""&gt;Resurgence&lt;/i&gt;, inspiré par ses rencontres avec les maîtres spirituels les plus profonds de son époque, il nous présente l’enseignement de sa vie dans un livre autobiographique bouleversant, &lt;i style=""&gt;Tu es donc je suis&lt;/i&gt; (paru dans la collection &lt;a href="http://www.belfond.fr/site/belfond_etrager_l_site_collection__lesprit_douverture_&amp;amp;300&amp;amp;20.html"&gt;« L’esprit d’ouverture »&lt;/a&gt; chez Belfond). Rencontre avec un homme exceptionnel, disciple de Gandhi, autour de la non-violence et de l’écologie spirituelle.     &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Satish Kumar &lt;/b&gt;: Le sous-titre du livre &lt;i style=""&gt;Tu es donc je suis&lt;/i&gt;. &lt;i style=""&gt;Une déclaration de dépendance&lt;/i&gt; est une idée ancrée dans la tradition bouddhiste, celle d’« émergence co-dépendante ». Le vrai terme bouddhiste est « co-dépendance », parce que la notion d’être ensemble y est plus forte et plus humble que dans le terme « interdépendance ». &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Nicolas d’Inca : &lt;/b&gt;Cette notion de dépendance est illustrée dans votre livre par une approche holistique, une trinité combinant la Terre, l’Ame et la Société. Comment comprendre ces trois niveaux d’existence ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: Nous sommes avant tout dépendants de la Terre, la source de vie. Nous venons et retournons à la terre. Elle est une représentation symbolique du monde naturel et de l’existence tout entière. La Terre est l’ultime, le cosmos, et l’Âme est la qualité spirituelle, intime, le plus proche de vous. Comme une graine est l’intime et l’arbre l’ultime, tout provient de cette graine, l’âme. Puis, la Société, la communauté humaine est le pont entre Terre et Âme. La notion de dépendance a pour but de nous faire arriver jusqu’aux Temps Modernes et quitter l’idée cartésienne de « ego cogito ergo sum » : Je pense donc je suis. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Nous sommes ici en France, le pays du philosophe René Descartes. Vous traduisez sa phrase de manière humoristique : « Tu es, donc je suis ». Qu’en est-il de la non-dualité ou de l’absence d’ego ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: « Je pense, donc je suis » est une idée dualiste. Je pense dans ma tête, mon esprit, mon moi, que j’existe indépendamment du monde. Descartes était dualiste, le bouddhisme est holistique. Je voudrais que la France quitte Descartes pour une approche plus bouddhiste ! Dans cette phrase incroyable le mot « je » revient deux fois. C’est une vision égocentrique et dualiste, qui sépare l’esprit de la matière, alors que le bouddhisme les relie, l’un ne pouvant exister sans l’autre.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Vous l’avez appris durant votre enfance, auprès de votre mère ou de vos maîtres jaïns ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: Oui, le jaïnisme et le bouddhisme sont très proches. Le fondateur du jaïnisme, contemporain du Bouddha, s’appelait Mahavira. Il enseigna la non-violence, la compassion envers la nature, les autres, soi-même. Les êtres vivants ne sont pas là uniquement pour servir de ressources naturelles aux humains, mais possèdent une valeur intrinsèque. Les arbres existent de leur propre droit. Ce ne sont pas des objets dont on peut user à sa guise. Un théologien chrétien américain, Thomas Berry, dit que l’univers n’est pas une collection d’objets mais une communion de sujets. Les arbres ne sont pas des objets, la terre n’est pas un objet, mais un sujet. Nous devons abandonner cette idée de nature comme exploitable, pour l’usage, le bénéfice et le confort des humains. Tous les êtres vivants sont nos proches, les membres de notre famille. La terre est notre demeure. On pourrait l’appeler « Planète Chez Soi ». C’est l’enseignement des Jaïns, de ma mère, mais aussi du bouddhisme comme je l’appris plus tard en rencontrant Chögyam Trungpa. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Qui est pour vous Chögyam Trungpa ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: Je pense que Chögyam Trungpa est un des plus grands représentants de cette vision du monde holistique, entre écologie et spiritualité. Il est venu du Tibet à cause de l’exil, comme le Dalaï Lama, mais arrivant en Occident il réalisa qu’ici se trouvait la plus grande chance. Il saisit l’opportunité d’enseigner le bouddhisme, la pensée spirituelle, puisque l’Occident est trop pris par le matérialisme. Depuis les Lumières et l’avènement de la raison, nous avons oublié que la science n’est qu’une manière de connaître le monde. L’intuition, la spiritualité, la sagesse sont d’autres chemins de connaissance. Il y a de nombreuses voies d’exploration de l’existence, la science n’en est qu’une. Voilà l’idée promulguée et répandue par Chögyam Trungpa. De nos jours, la même idée est reprise par Thich Nhat Hahn et le Dalaï Lama. Ces trois grands maîtres arrivent à lier ensemble les visions écologique, spirituelle et sociale. C’est grâce à eux que j’ai développé cette nouvelle trinité Terre, Ame et Société. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Pourriez-vous nous parler plus avant de votre engagement profond dans ce que vous appelez « l’écologie révérencielle » et dans ce que Fritz Schumacher nomme « l’économie bouddhiste ». Comment vivre en paix avec notre environnement ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: Depuis l’industrialisation occidentale, le progrès et le développement sont devenus des sortes de guerres envers la nature. Nous n’allons pas dans le sens de na nature, mais contre elle, nous essayons de la conquérir et de l’exploiter, comme un ennemi. Quand vous travaillez à petite échelle, alors vous avez un espace pour vivre en harmonie avec le monde naturel, humain et spirituel, ce qui est à la fois plus écologique et plus juste. C’est un « mode de vie juste » pour reprendre le terme bouddhiste traditionnel, là où la société industrielle parle d’emploi. Les gens ne devraient pas chercher un « emploi » mais un mode de vie juste, qui vient d’une vocation intérieure. Vous voulez faire quelque chose grâce à votre créativité, qui répondra aux besoins des autres, et le travail devient une pratique spirituelle, comme une manière de servir l’humanité. Dès lors vous pouvez recevoir de la nature, comme un don, avec gratitude. L’Inde et la Chine, ayant été des pays bouddhistes, ont pourtant oublié l’économie bouddhiste et suivent le modèle occidental, qui conquiert la nature et cause des désastres. Le réchauffement climatique, la pauvreté mondiale, les injustices sociales et la crise, les sociétés occidentales y sont confrontées parce que prises dans une économie industrielle à grande échelle. Nous créons une situation très dangereuse. Cela ne peut continuer. L’économie bouddhiste est une véritable clef pour le bien-être futur de l’humanité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;ND &lt;/b&gt;: Satish Kumar, vous avez rencontré des guides spirituels merveilleux, qui luttaient pour la justice et la liberté de manière non-violente. Comment peut-on appliquer la non-violence pour changer les mentalités et aider le monde de manière effective ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;SK &lt;/b&gt;: Mahatma Gandhi, Vinobâ Bhave, Krishnamurti, Martin Luther King, Fritz Schumacher, Bertrand Russell, tous ces gens que je décris dans le livre – et ma mère, bien sûr ! Ma mère a été mon premier et plus grand maître. Tous ces gens sont source de lumière, dans ma vie mais aussi dans la société. Ils ont fait en sorte de conserver sa santé à notre monde. Mahatma Gandhi, Chögyam Trungpa, le Dalaï Lama nous rappellent que nous ne sommes pas au monde pour les possessions matérielles et la croissance économique, mais nous sommes sur terre pour le bien-être de l’humanité. Hélas l’équilibre est rompu et nous ne cherchons plus que les possessions extérieures, non plus l’illumination et la paix intérieures. Le Mahatma Gandhi appelait le pouvoir de la non-violence « le pouvoir de l’âme ». Tous les grands maîtres nous ont appris qu’il est possible de créer un monde meilleur uniquement à travers la non-violence. Quand je suis allé aux Etats-Unis à l’époque où Martin Luther King était vivant, son pays ne reconnaissait pas le droit de vote aux Noirs. Et cinquante ans plus tard, il y a un Noir à la Maison Blanche ! Ce changement des consciences est venu par la non-violence, celle des milliers de manifestants pour les droits civils, qui ont apporté ce bouleversement. Ainsi, le pouvoir de la non-violence est le plus grand de tous. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pour aller plus loin :&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://resurgence.gn.apc.org/"&gt;www.belfond.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://resurgence.gn.apc.org/"&gt;http://resurgence.gn.apc.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.schumachercollege.org.uk/"&gt;www.schumachercollege.org.uk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cet article, une fois n'est pas coutume, n'est pas directement dans notre horizon Psychologie et Méditation, mais ça a été une belle rencontre avec Satish Kumar, aussi je vous en fais profiter quand même !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Article publié en une de couverture&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/em&gt;, N°130 Décembre 2010&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-8264307226661010155?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/8264307226661010155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/non-violence-et-ecologie-spirituelle.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8264307226661010155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/8264307226661010155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/12/non-violence-et-ecologie-spirituelle.html' title='Non-violence et écologie spirituelle : rencontre avec Satish Kumar'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TP0KyP5tuaI/AAAAAAAAAJo/ZiXIK9YWeJE/s72-c/Tu%2Bes%2Bdonc%2Bje%2Bsuis%2Bcouverture.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-7731008145447590066</id><published>2010-11-09T16:50:00.004+01:00</published><updated>2010-11-09T16:58:14.839+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>Bouddhisme et Médecine. Avec Sogyal Rinpoché</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TNlugpVPlAI/AAAAAAAAAJQ/ty7PeUraN2Y/s1600/Khandro%2BSogyal%2BKabat-Zinn.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 202px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TNlugpVPlAI/AAAAAAAAAJQ/ty7PeUraN2Y/s320/Khandro%2BSogyal%2BKabat-Zinn.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537578723958559746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !mso]&gt;&lt;object classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id="ieooui"&gt;&lt;/object&gt; &lt;style&gt; st1\:*{behavior:url(#ieooui) } &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-ansi-language:#0400;  mso-fareast-language:#0400;  mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapedefaults ext="edit" spidmax="1026"&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:shapelayout ext="edit"&gt;   &lt;o:idmap ext="edit" data="1"&gt;  &lt;/o:shapelayout&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;Le troisième forum international Bouddhisme et Médecine s’est tenu, sous l’égide bienveillante de Sogyal Rinpoché, dans son fief européen de Lerab Ling les 2 et 3 octobre. Le thème de l’édition 2010 du forum était : « La méditation, une alliée thérapeutique pour le monde moderne », ce qui va au-delà de nos espérances pour la rubrique Psychologie et Méditation, car de nombreuses personnalités étaient réunies en un seul lieu et dans une inspiration commune, faire reconnaître les vertus thérapeutiques de la méditation assise. Nicolas d’Inca, psychologue clinicien et pratiquant à l’Ecole Occidentale de Méditation, a couvert l’événement pour Bouddhisme Actualités. Ce premier article est consacré à présenter le forum et à faire écho à l’enseignement traditionnel de Sogyal Rinpoché concernant la méditation. D’autres articles suivront, tant l’importance de cette rencontre donne à penser.  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Evenement&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Les intempéries de ce début d’automne n’ont pas réussi à assombrir l’humeur des quelques huit cent personnes qui ont suivi ces deux jours de forum. Venus d’Amérique du Nord, d’Allemagne, d’Italie ou encore des quatre coins de la France, les participants – dont une bonne moitié venait en tant que professionnel de la santé – ont eu la chance d’entendre des interventions de tout premier plan pour comprendre les rapports encore peu explorés dans l’Hexagone entre la médecine et la pratique bouddhiste. Fait exceptionnel, deux des maîtres de méditation les plus reconnus aujourd’hui en Occident étaient présents. Sogyal Rinpoché, auteur du très fameux &lt;i style=""&gt;Livre tibétain de la vie et de la mort&lt;/i&gt; et fondateur de Rigpa International, accueillait le forum. Quant à Mindrolling Jetsün Khandro Rinpoché, maître féminin des plus respectées, détentrice des lignées nyingma et kagyü du bouddhisme tibétain, elle rendait pour la première fois visite à son aîné dans son centre de Lerab Ling. A cet aspect traditionnel se joignait le côté scientifique, tout aussi impressionnant, car les intervenants comptaient entre autres Jon Kabat-Zinn, inventeur de la &lt;i style=""&gt;Mindfulness Based&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt; Stress Reduction&lt;/i&gt; (MBSR, réduction du stress par la pleine conscience) ; Clifford Sarron, neuroscientifique associé au &lt;i style=""&gt;Center for Mind &amp;amp; Brain&lt;/i&gt; et directeur du Shamatha Project ; ou encore Edel Maex, psychiatre, président de l’union bouddhiste belge et enseignant la &lt;i style=""&gt;Mindfulness Based&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt; Cognitive Therapy&lt;/i&gt; (MBCT, thérapie cognitive basée sur la pleine conscience). &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Science et spiritualité&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;La référence de ces journées très riches était à l’évidence le célèbre &lt;i style=""&gt;Mind &amp;amp; Life Institute&lt;/i&gt;, l’Institut de l’Esprit et de la Vie, pourrait-on dire si une version française en était créée. La désormais prestigieuse institution était, à ses débuts, un pari fou lancé par le regretté Franciso Varela, biologiste moléculaire génial, phénoménologue et maître de méditation, qui pour la première fois proposa un dialogue entre science et spiritualité. Sa Sainteté le Dalaï Lama, personnellement passionné par les sciences occidentales, reçut donc dans sa demeure de Dharamsala des chercheurs en neurosciences et sciences cognitives en l’année déjà lointaine de 1987. Depuis, ces rencontres ont fait leur chemin et le &lt;i style=""&gt;Mind &amp;amp; Life&lt;/i&gt; a vu sa notoriété s’accroître au fil des ans pour devenir une véritable référence tant scientifique que spirituelle. Sogyal Rinpoché a formulé le souhait d’œuvrer à réaliser les vœux de Sa Sainteté, ce qui l’a notamment conduit à créer le &lt;i style=""&gt;Tenzin Gyatso Institute&lt;/i&gt; aux Etats-Unis. Pour l’Europe, il a pris l’orientation de proposer en France un forum Bouddhisme et Médecine, qui en est à sa troisième édition, les deux précédentes ayant porté sur la douleur et la dépression. Cette fois la méditation était plus particulièrement à l’honneur, au grand bonheur des pratiquants qui sont aussi engagés dans une activité thérapeutique, qu’elle soit médicale, psychologique ou sociale. La méditation comme alliée thérapeutique pour le monde moderne, Francisco Varela aurait pu dire à ce sujet comme il le fit parfois : « Le bouddhisme attendait depuis 2500 ans d’offrir ses joyaux à la science. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Paix de l’esprit &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Selon Sogyal Rinpoché, qui s’exprimait ainsi samedi matin en ouverture du colloque, l’intérêt majeur de ces rencontres est de permettre à la fois une compréhension plus grande de l’esprit humain au niveau expérientiel, en même temps qu’une compréhension académique et scientifique. En particulier ce forum sur la valeur curative de la pratique permet de voir l’importance, la nécessité même, d’appliquer la méditation dans sa vie et son travail. Sogyal Rinpoché a présenté un enseignement en trois parties : 1/ le contentement et la paix intérieure 2/ l’esprit et sa vraie nature 3/la méditation. Voyons les deux premiers avant de passer à la troisième partie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Selon le Bouddha lui-même, « Le contentement est le plus excellent des biens », de même Nagarjuna renchérit « Il n’y a pas de trésor aussi précieux que le contentement ». Sogyal rappelait alors que le bonheur ne peut en aucun cas se trouver en-dehors de soi-même, car il réside dans le cœur et l’esprit de chacun. Ce qui amène à s’interroger sur cet esprit qui est le nôtre et pourtant si peu connu. Il faut, nous disait-il, apprivoiser cet esprit, le transformer, le conquérir pour le faire véritablement nôtre. Le grand sage indien Shantideva le comparait à un éléphant fou perdu dans une forêt de souffrance. L’esprit est la cause de tout, le principe ordinal universel, créateur du &lt;i style=""&gt;samsara&lt;/i&gt; et du &lt;i style=""&gt;nirvana&lt;/i&gt;, du bonheur et de la souffrance. Les traditions du &lt;i style=""&gt;mahamudra&lt;/i&gt; et du &lt;i style=""&gt;dzogchen&lt;/i&gt; tibétains en parlent ainsi : « Le &lt;i style=""&gt;samsara&lt;/i&gt; est l’esprit tourné vers l’extérieur, perdu dans ses projections. Le &lt;i style=""&gt;nirvana&lt;/i&gt; est l’esprit tourné vers l’intérieur, reconnaissant sa vraie nature. » Sogyal reprend cette vision quand il exhorte les méditants à regarder à l’extérieur mais à voir à l’intérieur. Car l’éléphant de l’esprit est bien tranquillement à la maison tandis que nous courons la forêt à la recherche de ses traces de pas. La méditation a donc le pouvoir de nous ramener à la maison. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Qu’est-ce que la méditation ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Selon Sogyal Rinpoché, qui donnait le ton pour le forum et permettait que les débats scientifiques reposent sur la base solide et authentique de la pratique contemplative, la méditation est une manière d’être avec son propre esprit, de s’en faire un ami. « L’esprit habituel veut sans cesse s’occuper et sauter d’une situation à l’autre. Alors donnez-lui un travail difficile, la méditation. » Rinpoché distingue ensuite entre &lt;i style=""&gt;mindfulness&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;awareness&lt;/i&gt; en anglais, &lt;i style=""&gt;shamatha&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;vipashyana&lt;/i&gt; en sanscrit ou encore &lt;i style=""&gt;shiné&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;lhaktong&lt;/i&gt; en tibétain : à savoir l’attention et la conscience en éveil. La première forme de pratique de base est le calme mental, le fait de reposer dans une immobilité profonde. C’est un état inné de non-distraction qui rend la méditation possible pour n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Mais il est nécessaire de passer à une vision plus claire, ample, brillante, qui est l’autre aspect de la pratique dite « unifiée », commune à la plupart des écoles tibétaines, de shamatha-vipashyana. La paix n’est alors pas le seul but de la méditation, qui utilise les sens, les pensées et les émotions comme une manière sans cesse nouvelle de revenir à plus d’attention et de présence. Selon Sogyal, grâce à l’enseignement du Bouddha sur la méditation, on peut découvrir pour soi-même sa vraie nature, qui n’est pas obscurcie par les nuages des pensées, mais semblable au ciel sans limites qui les accueille. Les pensées ne sont en rien un problème, mais ce sont nos pensées à leur sujet qui nous rendent confus. Il s’agit dès lors de garder son esprit inaltéré, sans manipulation. C’est la leçon cruciale du grand Longchenpa : « N’altérez pas cet esprit qui est le nôtre / Ne saisissez pas cet esprit qui est le nôtre ». Méditons sur ces paroles, et souhaitons que les organisateurs des futurs forums &lt;i style=""&gt;Bouddhisme et Médecine&lt;/i&gt; soient aussi bien inspirés que pour celui-ci : La méditation, une alliée thérapeutique pour le monde moderne. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;Nicolas d’Inca&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Liens &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;a href="http://www.rigpa.org/"&gt;www.rigpa.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;a href="http://www.mindandlife.org/"&gt;www.mindandlife.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;b style=""&gt;Bibliographie &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sogyal Rinpoché, &lt;i style=""&gt;Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort&lt;/i&gt;, 1994&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;« Neurosciences et Méditation » in &lt;i style=""&gt;View N°3, &lt;/i&gt;le journal de Rigpa, août 2009&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Article publié en une de couverture&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/em&gt;, N°129 Novembre 2010&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;Sur cette photo, les intervenants du forum, avec au centre Sogyal Rinpoché, à sa droite Khandro Rinpoché et à sa gauche Jon Kabat-Zinn.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-7731008145447590066?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/7731008145447590066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/11/bouddhisme-et-medecine-avec-sogyal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7731008145447590066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7731008145447590066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/11/bouddhisme-et-medecine-avec-sogyal.html' title='Bouddhisme et Médecine. Avec Sogyal Rinpoché'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TNlugpVPlAI/AAAAAAAAAJQ/ty7PeUraN2Y/s72-c/Khandro%2BSogyal%2BKabat-Zinn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1121931646816718315</id><published>2010-11-06T16:46:00.002+01:00</published><updated>2010-11-06T16:50:21.576+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>“Sollicitez votre guérisseur intérieur” : un entretien avec Frédéric Rosenfeld</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;" id="primary"&gt;&lt;div class="entry"&gt;    Nouvelle reprise d'un blog ami, PsychoBlogue de Delphanne, pour une interview intéressante pour (re)découvrir la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mindfulness&lt;/span&gt; (pleine conscience). Bonne lecture. N. d'Inca&lt;br /&gt;&lt;div class="post-content"&gt; &lt;p&gt;"Delphine Rochet a interviewé pour vous le Dr Frédéric Rosenfeld, Médecin psychiatre à la Clinique Lyon Lumière et auteur du livre &lt;em&gt;Méditer c’est se soigner.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Diplômé en neurosciences et en thérapies comportementales et cognitives, il allie ses compétences de chercheur à son expérience auprès de ses patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il possède une grande expérience en matière d’applications cliniques de la méditation et a joué un rôle majeur dans la diffusion de ces applications en France, notamment avec la publication de son livre &lt;em&gt;Méditer c’est se soigner.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il pratique depuis plusieurs années la méditation vipassana, le zen et le taï chi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : En bref, comment définiriez-vous le pratique de la méditation de la Pleine Conscience ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; La pleine conscience c’est une thérapeutique d’abord, définie par Jon Kabat-Zinn comme un art de prêter attention aux choses selon trois modes : de façon intentionnelle, dans l’instant présent et sans porter de jugement sur les choses.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;Intentionnelle, dans le sens où cet exercice demande un effort de concentration : ce n’est pas une rêverie solitaire, c’est un exercice actif.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dans l’instant présent, c’est-à-dire en essayant d’accueillir ce qui vient instant après instant, sans chercher à fuir les éléments négatifs et sans avidité ou tentative de retenir en soi les choses agréables.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Et sans jugement, c’est-à-dire en acceptant ce qui vient à la conscience instant après instant, sans se crisper sur ce qui est agréable ou suave ; et sans chercher à éviter ce qui est pénible.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : Pour quels troubles selon vous est-ce utile et pourquoi ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; En premier lieu, ça a été inventé pour le stress : La MBSR ou &lt;em&gt;Mindfulness Based Stress Reduction&lt;/em&gt; est une technique de réduction du stress physique et psychique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis il y a eu des indications beaucoup plus larges et des études ont montré que c’était efficace pour des affections corporelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Mindfulness est donc notamment efficace pour des pathologies telles que l’hypertension artérielle, le psoriasis, la gestion de la douleur physique, les acouphènes (bourdonnements d’oreille). Il a aussi était démontré que cette technique renforce l’immunité car les globules blancs deviennent plus efficaces à défendre l’organisme. Chez les sportifs, méditer permet d’augmenter les performances sportives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais c’est également efficace en tant que méthode de soutien pour les patients souffrant de maladies comme le cancer et le sida, car méditer peut être une aide importante pour gérer le stress dans les maladies graves ou les fins de vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Méditation a aussi été utilisée dans les écoles, les prisons et les entreprises pour gérer le stress et augmenter la performance chez les étudiants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : J’ai entendu dire que certaines études avaient mis en avant des effets positifs de la méditation pour le trouble bipolaire ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Plusieurs études américaines montrent que la MBSR modifie le fonctionnement du cerveau au niveau de la zone impliquée dans les émotions. Concernant le trouble bipolaire en particulier, des études sont en cours pour ces affections, cherchant à montrer comment la Mindfulness peut aider à gérer les virages de l’humeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : Et pour la dépression ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Il existe une thérapie qui consiste en une association de la Mindfulness avec les TCC (Thérapies cognitivo-comportementales). Cette technique est nommée la MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy), créée en 1994  et qui marche pour la dépression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette thérapie ne va pas être intéressante chez les gens qui sont &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; la dépression, mais sera utile pour ceux qui en sont sortis et qui ne veulent pas rechuter. Plus précisément, la MBCT est efficace pour les gens qui ont fait au moins trois dépressions dans leur vie, en tant qu’elle aide à stabiliser leur bien-être, et qu’elle peut être un moyen, s’ils le désirent et en accord avec leur médecin, pour arrêter le traitement médicamenteux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : Alors quelle est la différence entre la MBCT et la MBSR ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; La MBCT insère des techniques propres aux TCC qu’il n’y a pas dans la MBSR pure comme l’observation des pensées, les techniques de résolution et d’autogestion des problèmes. De plus, la MBCT s’adresse précisément à la prévention de la dépression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant certains groupes, on enseigne des techniques. On pose par exemple la question : Comment prendre soin de moi au mieux ? Et nous apprenons aux patients à trouver des solutions, des stratégies pour dépasser leurs difficultés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : Pourquoi la Mindfulness se décline aussi facilement à tant de traitements différents ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Toutes ces pathologies ont probablement un facteur commun sur le plan psychologique et biologique : le stress, la tension nerveuse. En jouant sur ce facteur, on peut avoir une action plurifocale sur les maladies et le stress dans un sens très large.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’autre part, il y a une demande de la part du public de guérir de façon plus naturelle. En effet, sur un plan plus philosophique, on se rend compte que le corps et l’esprit ne sont pas séparés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le dit un de mes maîtres, le Docteur Jean Cottraux : « pensées et émotions sont les deux faces d’une même feuille de papier ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, cette méthode donne des preuves scientifiques de son efficacité et peut être entendue par le monde médical. Il est désormais acquis qu’en agissant sur le psychisme, on a une efficacité sur la douleur et que c’est un facteur de succès.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D.R. : Qu’est-ce que cette pratique vous a apporté dans votre vie ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F.R. :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Disons que ça me met en joie de réaliser qu’il y a une technique qui réunit le corps et l’esprit, et qui peut aider les gens à aller mieux. Je suis content parce que c’est un partage, une communion, un échange, entre un versant médico-scientifique d’une part, et celui de la conscience, de la psyché d’autre part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dialogue entre ces 2 domaines est fructueux parce qu’il donne naissance, en fin de compte, à une technique de soin qui marche ! C’est certainement une première marche vers d’autres outils  de soin qui viendront dans le futur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette technique me met en joie aussi parce qu’elle ne demande pas de prescrire de médicaments et que, dans une certaine mesure, le patient devient son propre thérapeute.&lt;strong&gt; Il sollicite son guérisseur intérieur !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;Méditer, c’est se soigner&lt;/em&gt; de Frédéric Rosenfeld, éditions Les Arènes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon weekend en pleine conscience,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Delphanne"&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A découvrir sur &lt;a rel="nofollow" target="_blank" href="http://delphanne.wordpress.com/2010/11/05/sollicitez-votre-guerisseur-interieur/"&gt;http://delphanne.wordpress.com/2010/11/05/sollicitez-votre-guerisseur-interieur/&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1121931646816718315?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1121931646816718315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/11/sollicitez-votre-guerisseur-interieur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1121931646816718315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1121931646816718315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/11/sollicitez-votre-guerisseur-interieur.html' title='“Sollicitez votre guérisseur intérieur” : un entretien avec Frédéric Rosenfeld'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-2736983594142044930</id><published>2010-10-31T15:20:00.005+01:00</published><updated>2010-11-01T15:35:20.846+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Samsara et compulsion de répétition</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TM17-AGacII/AAAAAAAAAJI/H8AekcZ4MlA/s1600/Samsara.444.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TM17-AGacII/AAAAAAAAAJI/H8AekcZ4MlA/s320/Samsara.444.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534215822217212034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les colonnes du blog sont aujourd'hui amicalement ouvertes à un collègue qui nous fait écho dans son intérêt pour les ponts bouddhisme/psychanalyse en offrant cette réflexion sur le samsara et la compulsion de répétition freudienne. Merci à Jack Addi, en souhaitant que son blog continue longtemps d'alimenter la réflexion thérapeutique. N. d'Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"En marge de la préparation du colloque A&lt;span style="font-style: italic;"&gt;u-delà du Moi, la Liberté&lt;/span&gt;, organisé par l'association Jeunes &amp;amp; Psy, le 27 novembre prochain, à propos des ponts qui peuvent associer méditation, bouddhisme et psychanalyse, j'ai eu le privilège de quelques échanges avec Nicolas d'Inca. Ces échanges ont effectivement porté sur deux points cruciaux de la psychanalyse (freudienne et lacanienne) qui occupent d'une autre manière, une place également tout à fait centrale dans le bouddhisme.    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; J'ai en effet déjà eu l'occasion dans de précédents articles de vous parler de la dimension tout à fait illusoire des instances moïques, narcissiques pour la psychanalyse lacanienne, pour qui l'important dans l'exploration de l'inconscient est de se pencher sur la question de l'élucidation du fantasme organisateur du désir et de la strucure du sujet, et non pas sur ce qu'il imagine être, cet être lui étant davantage défini par ce qu'il imagine percevoir du regard de l'Autre à son sujet... et qui est davantage représentatif de ce qu'il en est de son désir d'un désir venant de l'Autre. &lt;/p&gt;&lt;div&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; En effet, pour la psychanalyse lacanienne, les effets de vérité, et le soulagement subjectif et de libération qu'ils entraînent pour le sujet qui s'y risque, se situent bien au-delà des mirages du Moi, instance sur laquelle aucune thérapeutique durablement efficace ne peut se fonder, sans cruelles déconvenues pour le consultant, chaque jour exposé à la dimension de douloureuse aliénation du Moi dans le regard de l'Autre, seul miroir permettant au sujet qui s'y laisse prendre, de capter quelque chose de l'illusion du soi. C'est à ce même détachement des illusions de l'ego que la méditation invite. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Autre point commun entre le bouddhisme et la psychanalyse lacanienne : le statut concédé à la question du désir. L'enseignement du Bouddha, renonçant aux plaisirs d'une brillante vie de cour pour se diriger vers l'ascétisme afin d'accéder à la sagesse, a été en définitive de renoncer aux excès de l'ascétisme, pour choisir la Voie du Milieu. A trop se priver, on finit par ne plus penser qu'à ce dont on manque, et l'obsession de ce manque ne fait qu'accroître l'acuité du désir dont on devient autant l'esclave qu'en se vautrant dans les excès. La psychanalyse lorsqu'elle se penche sur la question du désir du fait de l'étiologie du symptôme qui découle de la confrontation du désir à la part psychiquement mortifère de sa réalisation totale qu'est la jouissance, nous enseigne que c'est justement la mise en lumière du désir fondateur de la structure psychique du sujet qui permet à ce dernier de trouver une position de compromis permettant au sujet une satisfaction partielle du fantasme. Réalisation partielle qui lui permet de ne plus être esclave du symptôme qui découle du désir et de l'impossible de sa réalisation. Pour le bouddhisme, comme pour la psychanalyse, ce n'est pas l'extinction pure et simple du désir qui est recherchée, mais le fait de s'affranchir de ses effets tyranniques. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Un autre point commun entre bouddhisme et psychanalyse nous est apparu lors d'un échange récent et tardif avec une lectrice régulière du blog. Notre échange m'avait en effet conduit à associer sur la notion de répétition en psychanalyse. Freud avait lui-même déjà isolé ce qu'il nommait "compulsion de répétition" dans ses observations cliniques, repérant que certains patients ne pouvaient pas s'empêcher de reproduire dans la réalité de leur histoire la répétition de certaines situations douloureuses. C'est à partir de cette observation qu'il parlera chez certains sujets de "névrose de destinée". Il commençait à saisir qu'au travers du symptôme, ainsi qu'au travers de nos propres choix existentiels, le sujet répète inlassablement quelque chose de la tragédie de son aliénation au désir. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; C'est dans sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Métapsychologie&lt;/span&gt; que Freud mettra en lumière, à la fin de sa longue carrière, une autre théorisation des pulsions, abandonnant le premier système composé des "pulsions d'autoconservation" et "pulsions sexuelles", pour penser sa théorie au travers d'un système composé de la pulsion de vie (à rapprocher davantage de la fonction d'autoconservation) et de la pulsion de mort. La pulsion de mort ayant paradoxalement pour fonction de pousser le sujet vers l'état initial du bien-être psychique précédant à son émergence, c'est à dire à un état d'indifférenciation fusionnelle entre le sujet et le grand-tout. Cela étant en rapport avec le principe d'homéostasie posant que toute excitation pulsionnelle est une gêne qui doit être évacuée par la décharge de cette excitation, afin de permettre à l'appareil psychique de retrouver la paix. Nous voyons bien d'ailleurs là comment dès Freud, on soulignait comment l'affranchissement de la pulsion passe par... sa satisfaction. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Tandis que beaucoup d'auteurs post-freudiens, se détachaient de la théorisation de Freud sur la pulsion de mort, probablement sous l'effet du refoulement face à l'évocation de ce Réel insupportable, Lacan et quelques autres ont voulu démontrer sa place centrale dans la clinique analytique en l'articulant notamment à la question de la jouissance (qui découle en fait de l'apaisement de toute excitation, et en particulier, par le truchement de la réalisation du fantasme qui structure le sujet), et de la répétition observable dans la clinique. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Au travers de chacune de ses répétitions, et sous couvert de la déformation métaphorique propre au symptôme, qui ne permet pas de  le saisir directement, le sujet essaie de réaliser un fantasme inconscient, mais... Rate son coup à chaque fois afin de ne pas atteindre la satisfaction de son fantasme, et l'apaisement absolu de la jouissance qui viendrait signer sa mort psychique. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Le sujet est de ce fait pris dans cette éternelle répétition où il met en scène son fantasme par le biais du symptôme ou de la répétition des échecs ou des choix qui le mettront dans des situations difficiles... Allant de répétition en répétition. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; Or, dans le bouddhisme tibétain, où l'on croit à la réincarnation, celle-ci s'inscrit dans un cycle où l'Homme, étape par étape doit progresser pour au terme de son cycle de ces existences qui se répètent, en être libéré. Ce cycle de la répétition des existences que l'Homme est invité à infléchir pour accéder à l'illumination qui l'en délivrera, s'appelle le Samsarâ. Alors que les Occidentaux intéressés par la réincarnation, voient là la promesse providentielle d'échapper à une mort définitive, ils semblent ignorer le plus souvent que ce Samsarâ est une sorte de malédiction : que la répétition de ces vies est plus un fardeau qu'une récompense pour le bouddhiste. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; La malédiction du Samsarâ dont on serait libéré par l'Illumination, qui est également censée délivrer le méditant des illusions de l'égo, et de l'esclavage du désir, n'est pas sans analogie avec ce que propose la psychanalyse. Car en effet, la psychanalyse (lacanienne et donc freudienne - je passe beaucoup de temps à le redire parce que nombreux sont ceux qui veulent faire autre chose de la psychanalyse), en questionnant les illusions du Moi et en invitant le sujet à composer avec le désir qui le structure, propose de libérer le sujet du cycle infernal de la répétition du symptôme, de l'échec et de ses choix douloureux."&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cet article est disponible sur le site de Jack Addi, Lettres de l'Un Conscient : &lt;a href="http://jack-addi-the-blog.over-blog.com/article-samsara-59995713.html"&gt;http://jack-addi-the-blog.over-blog.com/article-samsara-59995713.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-2736983594142044930?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/2736983594142044930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/samsara-et-compulsion-de-repetition.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2736983594142044930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/2736983594142044930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/samsara-et-compulsion-de-repetition.html' title='Samsara et compulsion de répétition'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TM17-AGacII/AAAAAAAAAJI/H8AekcZ4MlA/s72-c/Samsara.444.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6780965795640543676</id><published>2010-10-30T11:27:00.009+02:00</published><updated>2010-10-30T11:49:24.032+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychiatrie Française'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Psychanalyse et Bouddhisme dans la revue Psychiatrie Française</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TMvp-Kw3QBI/AAAAAAAAAJA/ELasaAYSCCs/s1600/PsyMedit.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 185px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TMvp-Kw3QBI/AAAAAAAAAJA/ELasaAYSCCs/s320/PsyMedit.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5533773821405249554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TMvoehQFNMI/AAAAAAAAAIw/O3yayuGK2TQ/s1600/PF.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 85px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TMvoehQFNMI/AAAAAAAAAIw/O3yayuGK2TQ/s400/PF.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5533772178174325954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un événement, la prestigieuse revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychiatrie Française&lt;/span&gt; a publié in extenso l'entretien avec Jean-Luc Giribone sur le thème de la rencontre entre le bouddhisme et la psychanalyse. L'article dans son entier se trouve dans le N°1/2010, pp.133-145. En voici un premier extrait offert aux lecteurs du blog Psychologie et Méditation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;"Jean-Luc Giribone est agrégé, professeur de lettres, il a longtemps exercé des fonctions éditoriales en sciences humaines au Seuil. Il a œuvré pour la diffusion de l’école de Palo Alto en France, a suivi le Séminaire de Jacques Lacan, il est l’auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le rire étrange. Bergson avec Freud&lt;/span&gt; (éd. du Sandre, 2008). Il est l’invité d’un colloque, organisé par l’association de psychologues Jeunes&amp;amp;Psy, dont le thème est « Au-delà du moi, la liberté ? Psychanalyse, Philosophie et Méditation » qui aura lieu à l’Institut de Psychologie de l’université Paris V le 27 novembre 2010. C’est à cette occasion qu’il rencontre Psychiatrie Française et nous expose les rapports peu connus mais profonds entre la psychanalyse et la pensée bouddhiste. Et ce, avec une érudition où se mêle l’humour, dans un parcours qui nous amène de Freud à Chögyam Trungpa, de La Rochefoucauld à Gregory Bateson, de Lacan au Zen… où l’on voit que le moi n’est pas loin d’une formation symptomatique. Des ponts sont possibles et Jean-Luc Giribone nous aide à les jeter par-dessus des eaux encore peu fréquentées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas D’Inca : Psychanalyse et bouddhisme, le thème peut surprendre, nous allons essayer de comprendre avec vous le rapport entre le monde de la psychologie et celui de la spiritualité. Ces deux champs sont longtemps restés séparés. Voyez-vous dans cette invitation de la part de ce collectif de jeunes psychologues cliniciens un signe que les temps ont changé, que l’université ou le monde scientifique s’ouvrent peut-être à un dialogue possible ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone : Tout à fait, et j’irai même plus loin, c’est quelque chose que j’attends depuis longtemps, depuis une vingtaine d’années pour être précis. On est toujours ému et surpris de constater que les fruits finissent par être mûrs, sans qu’on ai fait grand chose pour qu’ils le soient, parce que le passage du temps a créé une nouvelle situation qui permet un dialogue qui jusqu’alors n’était pas possible. Après tout, il est compréhensible que  le monde « psy », celui des thérapeutes et des psychanalystes, nourrisse de l’intérêt à l’égard de ces pratiques qui sont faites pour induire un changement et sont par conséquent intéressantes en elles-mêmes. Elles portent une réflexion sur ce qu’on pourrait appeler le changement intérieur, le progrès intérieur, réflexion immémoriale qui n’est pas seulement présente dans le bouddhisme. Je trouve extrêmement intéressant, même d’un point de vue séculier ou profane, d’essayer de comprendre ce que ces gens ont « isolé », par exemple cette notion d’ego, notion fondamentale tant pour le bouddhisme que pour la psychanalyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas D’Inca : Le dialogue entre bouddhisme et psychanalyse est une nouveauté, mais une nouveauté seulement en France, puisque des rencontres ont eu lieu dans les pays anglo-saxons ou en Suisse dès l’après-guerre, dès les années 50 ou 60. Cette réflexion arrive seulement maintenant en France. Il faut dire qu’à la différence de l’époque, les gens pratiquent aujourd’hui la méditation. Est-ce que cela marque une évolution positive dans l’approche occidentale du bouddhisme selon vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone : Oui, il me semble. Je crois que le plus catastrophique serait que le bouddhisme soit limité à son pré carré, considéré comme une sorte de « chose orientale » qui séduit quelques esprits mais qui au fond n’a rien à nous dire. Je pense au contraire, et je ne suis pas le seul, qu’il est très important que l’Occident s’ouvre à cet autre continent culturel, spirituel, philosophique. Il faut souligner ce fait que le bouddhisme défie notre système de catégorie classique. Il est unique dans son ensemble, pour employer des termes mathématiques, il appartient à un ensemble dont il est pour nous le seul élément. Cela a sans doute nuit d’une certaine manière à  son extension, ce fait que nous ne sommes pas parvenus à le faire entrer dans nos catégories occidentales habituelles. En même temps, c’est tout à fait son intérêt, car il appartient à une carte du monde dans laquelle ces choses-là que nous appelons religion, spiritualité, morale pratique, politique, art, sont reliées. S’il nous rappelle quelque chose à nous autres Occidentaux, c’est l’époque où ces champs n’étaient pas séparés, à l’époque dite des « Présocratiques », où les champs de la pensée communiquent ensemble et sont liées profondément pour décrire le même lieu. Puis, il y a eu ce que Bourdieu appelle l’autonomisation des champs, grâce à laquelle ils ont acquis force et stabilité. C’est ainsi que s’est constitué l’Occident, avec sa richesse de pensée. Il ne s’agit pas de le nier, mais de comprendre que cela ayant eu lieu, nous arrive un monde culturel dont la cartographie est différente. Il y a là quelque chose de fort, même si l’apparition du bouddhisme ne s’est pas faite sans ce que l’auteur contemporain Chögyam Trungpa appelle le « matérialisme spirituel ». Le goût des « orientaleries », comme on dirait le goût des japonaiseries ou chinoiseries, est incontestable et on ne peut le nier. Mais il y a quelque chose de plus profond, qui est une réflexion de l’Occident sur lui-même, qui ne serait ni mea culpa ni reniement, mais plutôt une vision où il se voit lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas D’Inca : Ce que vous dites là, c’est que le bouddhisme arrive en Occident à un moment très particulier de son histoire, au moment où il peut avoir un regard sur sa propre histoire. Et au moment où les différentes disciplines sont séparées en champs qui communiquent peu, c’est peut-être le bouddhisme qui pourrait permettre d’avoir une vue d’ensemble. Il se trouve que le colloque « Au-delà du moi, la liberté ? » a comme sous-titre « Psychanalyse, Philosophie et Méditation ». Vous pointez bien que ces trois champs sont liés. La pensée tient une place très importante dans la vision de ce colloque, qui viendrait alimenter, soutenir une pratique thérapeutique. On sait par ailleurs que vous êtes ancien élève de l’Ecole Normale Supérieur, que vous avez écrit un livre Le rire étrange. Bergson avec Freud qui est justement un dialogue et qui montre que vous êtes sensible à la dimension philosophique de la psychanalyse, puisque vous essayez de retrouver les liens entre ces deux traditions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone : En effet, c’est la question du lien. Quand on met en relation deux champs, il faut se demander : quelle mise en relation est artificielle ou factice, et laquelle au contraire est justifiée, féconde, épistémologiquement fondée ? Je me suis toujours méfié des vastes synthèses, cela n’a jamais été ma démarche, qui est plutôt intuitive. Dans le livre auquel vous faisiez allusion, ce qui m’a frappé c’est que la description magnifique que donne Bergson du comique, fait écho non pas tant au mot d’esprit de Freud, mais sur ce qu’il dit par ailleurs sur l’inquiétante étrangeté. Un certain nombre de thèmes sont quasiment les mêmes, comme la répétition par exemple. En fait il ne s’agit pas de faire la synthèse entre Bergson et Freud mais d’essayer de comprendre cette parenté, de l’interroger et de l’interpréter. Il s’agit de se demander si l’un parlant du comique, l’autre de l’inquiétante étrangeté – c’est la thèse du livre – ne parlent pas tous deux de la même chose, du même lieu vu selon des perspectives différentes. En ce qui concerne le bouddhisme et la psychanalyse, c’est d’ailleurs le centre même du colloque, je trouve que le lien incontestable se trouve dans cette notion d’ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas D’Inca : Jean-Luc Giribone, le thème du colloque est « Au-delà du moi, la liberté ? », qu’en est-il de cette notion de moi, d’ego, de sujet ? Pourquoi cette question est-elle si cruciale pour la psychanalyse aujourd’hui au XXIe siècle et pourquoi est-elle également si importante pour comprendre le bouddhisme en Occident ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone : Effectivement, il y a eu un changement de valeurs, je crois qu’on peut le dire ainsi même si le colloque amènera des formulations plus précises, de la notion d’ego de Freud à Lacan. Lacan dit bien qu’il est freudien, il l’est en effet, car un certain nombre de formulations lacaniennes trouvent leur origine chez Freud. Il n’en demeure pas moins qu’on est passé d’une vision de l’ego comme lieu d’une synthèse psychique à une autre notion, assez différente, d’une instance qui est fondamentalement dans la méconnaissance de la vérité du sujet. La fonction du moi telle qu’elle se repère dans le rêve ou dans le comportement quotidien, consiste très largement à méconnaître, à ignorer une certaine vérité qui sourd du sujet, le constitue et qu’il ne veut pas reconnaître comme venant de lui. Le sujet veut se situer à ce niveau du moi et ce qui se passe en lui à cet autre niveau, il ne veut pas en entendre parler car ce n’est pas son image dans le miroir. Le fameux texte de Lacan parle du Stade du miroir où l’enfant se voit enfin comme unité, pour la première fois – on ne le peut jamais en réalité, n’étant à ses propres yeux qu’un corps morcelé. Mais le problème est que je me vois comme un autre. Le moment où j’accède à l’unité est aussi celui où elle est aliénée. Cette instance dans laquelle je vais toute ma vie essayer de me situer, je ne vois pas en même temps qu’elle s’est construite dès le départ comme une instance aliénante."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(A suivre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;INSCRIVEZ-VOUS AU COLLOQUE JEUNES&amp;amp;PSY DU 27 NOVEMBRE à PARIS !&lt;br /&gt;Il reste quelques places mais leur nombre diminue chaque jour, ne ratez pas cet événement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }p.MsoFootnoteText, li.MsoFootnoteText, div.MsoFootnoteText { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }a:link, span.MsoHyperlink { color: blue; text-decoration: underline; }a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed { color: purple; text-decoration: underline; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; }&lt;/style&gt;    &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Contact Anne-Céline Karli &lt;a href="mailto:jeunes.psy@gmail.com"&gt;jeunes.psy@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://ks39417.kimsufi.com/spip.php?article255"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://ks39417.kimsufi.com/spip.php?article255"&gt;www.philosophies.tv&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6780965795640543676?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6780965795640543676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/psychanalyse-et-bouddhisme-dans-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6780965795640543676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6780965795640543676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/psychanalyse-et-bouddhisme-dans-la.html' title='Psychanalyse et Bouddhisme dans la revue Psychiatrie Française'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TMvp-Kw3QBI/AAAAAAAAAJA/ELasaAYSCCs/s72-c/PsyMedit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-185611371756466345</id><published>2010-10-07T12:58:00.007+02:00</published><updated>2011-12-06T21:58:44.855+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lacan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Non-Moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Une nouvelle cartographie du moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TK2o1l9rTwI/AAAAAAAAAIo/O3FqTaCUg6c/s1600/Lumi%C3%A8re+du+soir%C2%A9Laurence+Gardin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5525257956530802434" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 400px; height: 295px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TK2o1l9rTwI/AAAAAAAAAIo/O3FqTaCUg6c/s400/Lumi%C3%A8re+du+soir%C2%A9Laurence+Gardin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Jean-Luc Giribone est écrivain, agrégé, professeur. Il a exercé pendant de longues années des fonctions éditoriales au Seuil. Nous le rencontrons aujourd’hui en tant qu’invité du colloque &lt;em&gt;Au-delà du moi, la liberté ? Psychanalyse, Philosophie et Méditation&lt;/em&gt;&lt;a title="" style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=6724563961302767155#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nicolas D’Inca&lt;/strong&gt; : Le dialogue entre psychanalyse et bouddhisme est une nouveauté, mais seulement en France, puisque des rencontres ont eu lieu dans les pays anglo-saxons dès l’après-guerre. A la différence de l’époque, les gens pratiquent aujourd’hui la méditation. Est-ce que cela marque une évolution positive dans l’approche occidentale du bouddhisme selon vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc Giribone&lt;/strong&gt; : Oui, il me semble. Je crois que le plus catastrophique serait que le bouddhisme soit limité à son pré carré, considéré comme une sorte de « chose orientale » qui séduit quelques esprits mais qui au fond n’a rien à nous dire. Je pense au contraire, et je ne suis pas le seul, qu’il est très important que l’Occident s’ouvre à cet autre continent culturel, spirituel, philosophique. Il faut souligner que le bouddhisme défie notre système de catégories occidental classique. S’il nous rappelle quelque chose à nous autres Occidentaux, c’est l’époque où les champs de la pensée n’étaient pas séparés. Cependant, ces choses se sont aussi séparées pour de bonnes raisons, il y a eu ce que Bourdieu appelle l’autonomisation des champs. C’est en s’autonomisant qu’ils ont acquis force et stabilité, ainsi s’est constitué l’Occident, avec sa richesse de pensée. Il s’agit de comprendre que cela ayant eu lieu, nous arrive un monde culturel dont la cartographie est différente. Il ne s’agit pas de savoir qui a tort et qui a raison. Toute cartographie se fait peut-être sur certains points de cécité, mais propose une carte du monde intéressante, nouvelle, féconde. Il y a là quelque chose de profond, même si l’apparition du bouddhisme ne s’est pas faite sans ce que Chögyam Trungpa appelle le « matérialisme spirituel ». Ce qui a lieu désormais est une réflexion de l’Occident sur lui-même, qui ne serait ni mea culpa ni reniement, mais plutôt une vision où il se voit lui-même. Quand on met en relation deux champs, il faut se demander : quelle mise en relation est artificielle ou factice, et laquelle au contraire est justifiée, féconde, épistémologiquement fondée ? En ce qui concerne le bouddhisme et la psychanalyse et le colloque dont vous parlez, c’est d’ailleurs le centre même du colloque, je trouve que ce qu’il y a de fort et d’incontestable, c’est effectivement cette notion d’ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N.D.&lt;/strong&gt; : Le thème du colloque est « Au-delà du moi, la liberté ? », qu’en est-il de cette notion de moi, d’ego, de sujet ? Pourquoi cette question est-elle si cruciale pour la psychanalyse aujourd’hui au XXIe siècle et pourquoi est-elle également si importante pour comprendre le bouddhisme en Occident ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J.-L.G.&lt;/strong&gt; : Effectivement, il y a eu un changement de valeurs, je crois qu’on peut le dire ainsi, même si le colloque amènera des formulations plus précises, de la notion d’ego de Freud à Lacan. On est passé d’une vision de l’ego comme lieu d’une synthèse psychique à une autre notion, assez différente, d’une instance qui est fondamentalement ancrée dans la méconnaissance de la vérité du sujet. La fonction du moi telle qu’elle se repère dans le rêve ou dans le comportement quotidien, consiste très largement à méconnaître, à ignorer, une certaine vérité qui sourd du sujet, le constitue et qu’il ne veut pas reconnaître comme étant lui. Le sujet veut se situer au niveau du moi. Le fameux texte de Lacan, très connu, parle de cet enfant au stade du miroir où il se voit enfin comme unité corporelle, pour la première fois. Mais le problème est que je me vois comme un autre. Le moment où j’accède à l’unité est aussi celui où l’unité est aliénée, elle n’est pas moi. Cette instance dans laquelle je vais toute ma vie essayer de me situer, elle s’est construite dès le départ comme une instance aliénante. C’est très profond. Quand on voit l’énergie que chacun met à la construction de son ego, qui est au centre de la vie classique de l’Occidental : un homme qui passe son temps à entretenir une statue qui n’est pas lui. Dès qu’elle est ébréchée il est très angoissé, il n’a rien pour parer à cette angoisse. Cet espace qui me sépare d’elle ne sera jamais aboli, quelles que soient les qualités que j’accumulerais. Il y a là quelque chose de très profond dont Lacan a donné l’expression psychanalytique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N.D.&lt;/strong&gt; : Chez Lacan il a donc cette notion de béance, de faille, de manque impossible à combler, qui est cette différence entre « moi » et « je » dont vous parlez. Et le bouddhisme de son côté arrive à cette notion de non-ego, ou de vacuité qui est une traduction assez mauvaise du terme shunyata. Est ce que vous voyez un lien à faire entre ces deux notions ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J.-L.G.&lt;/strong&gt; : Tout à fait, absolument, ce qui me paraît très profond dans le bouddhisme, c’est que l’ego est l’obstacle de l’éveil, parce qu’il est une illusion. Donc si je décide de vivre dans ce lieu-là, je vis effectivement hors de l’apprentissage qui pourra finalement m’éveiller. Cela me paraît fondamental. La question n’est pas de savoir qui on est, parce que bien entendu on est tous quelque chose et rien. On a tous de toute façon un ego, et ce lien passionnel à la statue dont je parlais on ne le brisera jamais, et même peut-être ne vaut-il pas mieux le briser, parce qu’il contient en lui-même une incroyable énergie, très forte, qui nous meut. D’où d’ailleurs la vanité d’une voie qui consisterait à se flageller, que, comme vous savez, le Bouddha a dans un premier temps épousé pour ensuite le rejeter. Ce n’est quand même pas un hasard s’il l’a fait. En revanche, la bonne manière de voir les choses est de se demander : « où vais-je vivre ? Où est-ce que je vais placer le mot je ? Quand je dis je, qu’est ce que je vais vouloir dire en définitive ? »&lt;br /&gt;Alors la fameuse formule de Freud qui avait été traduite par « Le moi doit déloger le ça », vous savez que Lacan ne cesse d’ironiser sur cette traduction, et il propose de la remplacer par « Là où c’était, je dois advenir. » Là où c’était depuis toujours, c’est mon devoir que j’advienne à l’être. Ce qui avait lieu comme ça simplement, c’est-à-dire un non pronom personnel, et bien il faudrait désormais qu’il soit désigné par un je. Et si je le dis effectivement à partir de ce lieu-là, ma parole sera vraie. La vérité ne se définit pas ici comme conformité ou exactitude, mais comme authenticité : c'est le sens de la référence de Lacan à Heidegger. Le moi ne sera pour autant pas aboli, puisqu’il n’est pas question de l’abolir, on en parlera dans le colloque. En tout cas ce qui se passera c’est que la méconnaissance qui le constitue fondamentalement, je ne la méconnaîtrai plus, je connaîtrai cette méconnaissance. Par conséquent, ses effets négatifs seront au moins tempérés, c’est-à-dire que je pourrai dire je à partir de ma vérité. C’est quelque chose qu’on sent absolument, dit ainsi cela paraît très abstrait mais je crois qu’on ressent une certaine sécurité de soi. Le problème du discours de l’ego c’est que c’est un discours de défense de soi permanent. Permanent ! je suis attaqué sans cesse, on m’en veut, on me prend mon territoire, il n’avait pas à dire ça, pourquoi l’a-t-il dit ? etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N.D.&lt;/strong&gt; : Ce sont exactement les termes de Ch. Trungpa quand il parle de l’ego, il dit toujours qu’il y a un quartier général qui veille sur le territoire, car il faut absolument savoir tout ce qui s’y passe, est-ce que c’est bon pour moi, mauvais pour moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J.-L.G.&lt;/strong&gt; : Et c’est sans fin. Car il faut bien voir que l’ego est au centre du monde, il n’y a pas d’autre centre que lui, tout est organisé pour lui. C’est une vie de combat permanent qui est extrêmement fatigante en définitive, qui ne donne jamais cette sécurité qu’elle est supposée provoquer. Parce qu’en fait pourquoi se défendre ainsi ? Parce que l’ego est sans cesse attaqué. Par définition, ce dont je parlais tout à l’heure en mentionnant le texte de Lacan « Le stade du miroir », la faille fondamentale c’est que je ne suis pas cette image. Cette faille fondamentale qui est là, jamais, malgré tous les renforcements, je ne pourrai la combler. Donc c’est effectivement une vie de défense perpétuelle de soi, qui souvent, comme vous avez dû le remarquer, se renverse en attaque et provoque l’agressivité. Il faudrait reprendre la chose à zéro. Se demander, et là j’en reviens à Trungpa, qui veut se défendre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(A suivre. La vidéo de l’entretien est disponible sur le site &lt;a href="http://www.philosophies.tv/"&gt;http://www.philosophies.tv/&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Psychologie &amp;amp; Méditation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Par Nicolas d’Inca, psychologue clinicien, thérapeute, licencié en philosophie. Il pratique au sein de l’Ecole Occidentale de Méditation. Rendez-vous sur &lt;a href="http://psychologie-meditation.blogspot.com/"&gt;http://psychologie-meditation.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=6724563961302767155#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Paris, samedi 27 novembre 2010, organisé par l’association Jeunes&amp;amp;Psy (contact &lt;a href="mailto:jeunes.psy@gmail.com"&gt;jeunes.psy@gmail.com&lt;/a&gt;) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Article paru dans &lt;em&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/em&gt;, N°128 Octobre 2010&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-185611371756466345?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/185611371756466345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/une-nouvelle-cartographie-du-moi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/185611371756466345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/185611371756466345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/10/une-nouvelle-cartographie-du-moi.html' title='Une nouvelle cartographie du moi'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TK2o1l9rTwI/AAAAAAAAAIo/O3FqTaCUg6c/s72-c/Lumi%C3%A8re+du+soir%C2%A9Laurence+Gardin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1101115073675636655</id><published>2010-09-17T20:19:00.006+02:00</published><updated>2010-09-17T20:43:47.273+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>Journée d'étude interdisciplinaire sur la Pleine Conscience à Paris</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TJOy6hdQzeI/AAAAAAAAAIY/4PsDL_KrAt0/s1600/Clipboard02-11.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 296px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TJOy6hdQzeI/AAAAAAAAAIY/4PsDL_KrAt0/s400/Clipboard02-11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517950686942252514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une information&lt;/span&gt; à partager avec les lecteurs de Psychologie et Méditation. La "mindfulness"  développée par Jon Kabat-Zinn devient en France la "Pleine Conscience". Pour se familiariser avec cette technique thérapeutique issue de la méditation bouddhiste, une journée d'étude est organisée :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;"Une journée d'étude interdisciplinaire sur la Pleine Conscience aura lieu à Paris à l'hôtel Méridien dans le 14ème arrondissement le dimanche 26 septembre 2010 de 9h à 17h15.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette journée est organisée par &lt;a href="http://www.blogger.com/www.emergences-asbl.org"&gt;l'asbl Emergences&lt;/a&gt;, en partenariat avec l'&lt;a href="http://www.association-mindfulness.org/"&gt;Association pour le Développement de la Mindfulness&lt;/a&gt; (ADM), au profit de l'association &lt;a href="http://france.karuna-shechen.org/"&gt;Karuna-Shechen&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Journée interdisciplinaire car quatre intervenants viendront apporter un regard différent et complémentaire sur la Pleine Conscience (Mindfulness).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Christophe André&lt;/span&gt; développera le lien entre la Pleine Conscience et la santé mentale (psychologie/psychiatrie), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Thierry Janssen&lt;/span&gt; exposera le lien entre la Mindfulness et le corps (relation corps/esprit), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Guido Bondolfi &lt;/span&gt;évoquera l'avancement des recherches en neurologie dans le domaine de la Pleine Conscience et enfin &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Matthieu Ricard &lt;/span&gt;abordera une vision spirituelle de ces pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La pleine conscience (ou « mindfulness » en anglais) est un thème central de la philosophie bouddhiste.  L’étude de la mindfulness et de ses effets a été au cœur des recherches scientifiques en neurosciences affectives ces dernières années.  Il s’est avéré que la pratique de la mindfulness pouvait avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire, la gestion des émotions, l’anxiété et la dépression.  Depuis quelques années, cette pratique est connue et accessible en France par le biais de programmes tels que la MBSR (réduction du stress basée sur la pleine conscience et la MBCT (thérapie cognitive basée sur la pleine conscience)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un mot de Psychologie et Méditation :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il sera tout à fait intéressant de confronter les points de vue des intervenants qui viennent tous quatre d'horizons divers. On se demande à juste titre, et c'est bien l'enjeu de ce blog, comment psychiatrie et spiritualité peuvent se rejoindre ? Comment la méditation peut-elle être intégrée dans l'expérience du thérapeute pour soulager ses patients de leur souffrance, dans le domaine psychique ou somatique ? Ici psychiatrie, médecine, bouddhisme tibétain se rencontrent et dialoguent. Quelle est la position officielle, que Matthieu Ricard représente très largement en France, de l'Eglise tibétaine sur l'usage moderne de la méditation hors de son cadre traditionnel ? De l'autre côté, comment la médecine occidentale s'accommode-t-elle de recevoir de l'Orient bouddhiste une pratique qui peut révolutionner son approche globale du patient, mais n'a pas été inventée dans un cadre scientifique ? Autant de questions que nous espérons voir débattues lors de cette journée du 26 septembre prochain. Et comme toujours, des articles de presse  ou des billets de blog suivront cette rencontre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1101115073675636655?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1101115073675636655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/journee-detude-interdisciplinaire-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1101115073675636655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1101115073675636655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/journee-detude-interdisciplinaire-sur.html' title='Journée d&apos;étude interdisciplinaire sur la Pleine Conscience à Paris'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TJOy6hdQzeI/AAAAAAAAAIY/4PsDL_KrAt0/s72-c/Clipboard02-11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1542652805142386047</id><published>2010-09-14T21:33:00.006+02:00</published><updated>2011-07-11T17:04:18.534+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A voir'/><title type='text'>Bouddhisme et Psychanalyse, entretien avec Jean-Luc Giribone</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_Qsucj2dI/AAAAAAAAAIA/mZImcv5qKmk/s1600/Image+1.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 141px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_Qsucj2dI/AAAAAAAAAIA/mZImcv5qKmk/s200/Image+1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516857535352789458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un entretien réalisé en juillet 2010 pour présenter le colloque "Au-delà du moi, la liberté ?" dont Jean-Luc Giribone sera l'invité. L'association &lt;a href="http://jeunes-psy.blogspot.com/"&gt;Jeunes&amp;amp;Psy&lt;/a&gt; est fière de vous inviter à voir la vidéo de cette interview sur le site de notre partenaire &lt;a href="http://ks39417.kimsufi.com/spip.php?article255"&gt;Philosophies.tv&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Luc Giribone est éditeur au Seuil, écrivain, il a joué un rôle crucial dans l'introduction de l'Ecole de Palo Alto en France, normalien, il a également suivi les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Séminaires &lt;/span&gt;de Jacques Lacan durant de nombreuses années. Son intérêt pour le bouddhisme, la méditation et l'oeuvre de Chögyam Trungpa l'a conduit à s'interroger depuis longtemps sur les liens entre cette voie de transformation de soi et la psychanalyse. Il nous parle ici du rapport très intime qu'ont ces deux pensées autour de la notion de "moi", vécue dans les deux cas comme une illusion à dépasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, une grande chance de le rencontrer et de l'interviewer sur ces sujets passionnants ; pour tous ceux que la question du lien entre bouddhisme et psychanalyse intéresse, une occasion à ce jour unique d'entendre un spécialiste en parler avec une telle verve et une telle ouverture d'esprit. Avec précision, humour et chaleur, J.-L. Giribone nous rend des notions  complexes très accessibles, et pose des questions qui trouveront une  réponse lors du colloque du 27 novembre.&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_Q3f48oqI/AAAAAAAAAII/xMaSx98qTWU/s1600/Image+3.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 182px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_Q3f48oqI/AAAAAAAAAII/xMaSx98qTWU/s200/Image+3.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516857720423883426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous sur le site &lt;a href="http://philosophies.tv/"&gt;http://philosophies.tv/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d'Inca,&lt;br /&gt;Président Jeunes&amp;amp;Psy&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1542652805142386047?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1542652805142386047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/bouddhisme-et-psychanlyse-entretien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1542652805142386047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1542652805142386047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/bouddhisme-et-psychanlyse-entretien.html' title='Bouddhisme et Psychanalyse, entretien avec Jean-Luc Giribone'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_Qsucj2dI/AAAAAAAAAIA/mZImcv5qKmk/s72-c/Image+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-5466296456549283493</id><published>2010-09-02T09:14:00.005+02:00</published><updated>2011-09-16T15:40:02.009+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Non-Moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colloque &quot;Bouddhisme et Psychanalyse&quot;'/><title type='text'>Au-delà du moi, la liberté ? Bouddhisme et Psychanalyse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_LfuOJ7ZI/AAAAAAAAAH4/S4KBlBUpS-4/s1600/%C2%A9manuelab%C3%B6hme09.17.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_LfuOJ7ZI/AAAAAAAAAH4/S4KBlBUpS-4/s400/%C2%A9manuelab%C3%B6hme09.17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516851814395932050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Evénement &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le 27 novembre 2010, Paris attend un heureux évènement : la rencontre de sommités du monde psychanalytique et du monde bouddhiste. Si les pays anglo-saxons ont très tôt connu des rencontres interdisciplinaires fécondes entre bouddhisme et psychanalyse, autour d’Erich Fromm et D.T. Suzuki notamment, puis de Trungpa, Searles, Laing et Podvoll, la France a suffisamment attendu. L’arrivée nouvelle des techniques de méditation adaptées à la santé globale (somatique et psychique) dans notre pays accélère sans doute un mouvement d’ouverture déjà entamé du côté des penseurs. Il suffit pour s’en convaincre de voir l’excellent colloque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme et Philosophie&lt;/span&gt; qui s’est tenu à la Cité Universitaire Internationale de Paris en 2005, (disponible chez Nangpa diffusion).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le colloque intitulé « Au-delà du moi, la liberté ? Psychanalyse, Philosophie et Méditation » est un événement en plusieurs sens. D’abord, il signe la fin d’une mise à l’écart de la dimension spirituelle au profit du seul point de vue scientifique comme voie de connaissance de l’homme. L’université intègre petit à petit l’existence d’autres discours que le sien propre, tout aussi valides et solidement fondés dans l’expérience. Par ailleurs, les psychanalystes, qui communiquent rarement en-dehors de leur sphère qu’on leur reproche à juste titre de garder close, se prêtent au jeu de la rencontre et du débat. D’éminents représentants des principaux courants psychanalytiques en France, organisés autour des trois figures majeures que sont Freud, Lacan et Jung, acceptent la confrontation critique et constructive autour d’un sujet difficile : le moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Argument&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nos jours, les discours sur le sujet et sa nécessaire sauvegarde face à un monde devenu technique et déshumanisant sont monnaie courante. Il nous faut engager une réflexion plus radicale encore, qui va à la base même de cette notion de sujet et répondre à cette question : « Au-delà du moi, la liberté ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les inventeurs de la psychanalyse au XXe siècle, de Freud à Lacan en passant par Jung, ont tous tenté une sortie hors de la conception étroite de la subjectivité. Les notions d’inconscient, de Soi opposé au moi, de sujet clivé par le désir – autant de manières de dire l’impossibilité à saisir l’essence du psychisme humain et à le classer du côté d’un ego. En philosophie, le moi est avec l’ego cogito de Descartes, la référence autour de laquelle s’articule notre appréhension moderne de la psyché. Est-ce le seul horizon de notre pensée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méditation en propose l’épreuve, il n’y a rien de tel chez l’homme qu’un moi, qu’une âme existant réellement. La pensée bouddhiste soutient l’absence de solidité des phénomènes et l’ouverture première de l’homme, avant toute détermination en « moi » et « l’autre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psychanalyses, philosophies d’Orient et d’Occident, quel dénominateur commun, dans leur entente de l’homme au-delà du moi, qui en préserve une vérité libre de tout enfermement ? Un dialogue peut-il s’articuler ? La méditation peut-elle être thérapeutique, comme l’est la cure analytique ? Lors d’une journée de colloque organisée par l’association Jeunes&amp;amp;Psy, des psychanalystes, des philosophes, des enseignants de méditation confrontent leur point de vue sur la question du moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Intervenants &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Michel Cazenave &lt;/span&gt;est philosophe et poète, directeur du Centre d’Etudes et de Recherche Francophone Carl Gustav Jung. Il est bien connu des auditeurs de France Culture pour son émission Les vivants et les dieux qu’il a produite pendant près de douze ans. Son intervention portera sur : « Relecture de Jung. Le nécessaire dépassement du complexe du moi (Jung et la pensée orientale) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Alain Gaffinel&lt;/span&gt; est médecin, praticien hospitalier en réanimation, il pratique la méditation depuis une dizaine d’années. Lors de la journée, il donnera des éléments de réponse à la question : « La méditation est-elle une thérapie ? » qui interpelle autant les pratiquants que ceux qui n’ont jamais eu d’expérience de la méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Jean-Luc Giribone&lt;/span&gt; est écrivain, éditeur en sciences humaines au Seuil. Il a joué un rôle crucial dans l’introduction de l’école de Palo-Alto en France et, élève de l’ENS, a longtemps suivi les Séminaires de Lacan. Il proposera un dialogue entre deux auteurs majeurs, sans doute les plus importants dans leur domaine respectif en cette deuxième moitié du XXe siècle : « A la recherche du moi : lecture croisée de Chögyam Trungpa et de Jacques Lacan ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Fabrice Midal &lt;/span&gt;est docteur en philosophie, éditeur, bien connu du monde bouddhiste pour être un de ses représentants francophones les plus novateurs, dans son interrogation constante de la tradition du dharma à la lumière de la philosophie et de la poésie. Auteur de nombreux ouvrages dont « Quel bouddhisme pour l’Occident ? », Seuil, 2006, il a fondé l’association Prajña &amp;amp; Philia où il enseigne la méditation. Il éclairera la notion de moi : « L’ego au sein du bouddhisme. Structure d’une illusion ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Pierre Sullivan &lt;/span&gt;est membre titulaire de la prestigieuse Société Psychanalytique de Paris, institution fondée en 1926 du vivant de Freud et avec son appui. Maître de conférence à l’Institut de Psychologie de l’Université Paris V René Descartes, où aura lieu le colloque, il est également directeur de la revue La Psychiatrie de l’Enfant. Il illustrera cette formule : « Moi, Moi, Moi » en montrant comment la psychanalyse freudienne permet un dépassement de cette instance nécessaire mais trompeuse qu’est l’ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Jean-Jacques Tyszler&lt;/span&gt;, dernier mais non des moindres d’une liste d’intervenants reconnus dans leur domaine, est psychanalyste, psychiatre, président de l’Association Lacanienne Internationale, la plus grande école française issue de l’enseignement de Lacan. Il a pour tâche de rendre audible la pensée analytique parfois méconnue sur la question du sujet : « Y a-t-il un sujet de l’Inconscient ? Sujet dénaturé par la pulsion, sujet divisé par le fantasme ou objet cause du désir… ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce moment fort de l’année 2010 est ouvert à tous, et n’est à rater sous aucun prétexte. Les lecteurs de la rubrique Psychologie &amp;amp; Méditation y retrouveront nombre des sujets qui leur tiennent à cœur, dans une réflexion conjointe entre bouddhisme et psychanalyse. Soulignons à nouveau que c’est une opportunité unique à ce jour pour la pensée, une grande première dans l’Hexagone, dont on peut souhaiter que l’initiative sera reprise par d’autres et engagera véritablement une mise en lumière de ces deux traditions, dans le respect de leur différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;cf Michel Cazenave in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt; N°118 « Un autre visage de Jung » et N°119 « Jung et la spiritualité »&lt;br /&gt;cf Fabrice Midal in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;B.A.&lt;/span&gt; N°121 « Le bouddhisme et l’amour », « L’amour n’est pas une relation subjective »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Colloque, infos pratiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au-delà du moi, la liberté ?&lt;/span&gt;  aura lieu à l’Institut de Psychologie Henri Piéron (Université Paris V,  Boulogne-Billancourt) le samedi 27 novembre 2010. Frais de participation  15 euros. L’association de psychologues Jeunes&amp;amp;Psy, qui organise  cette journée, tient un blog où se trouve un dossier thématique sur le  colloque :  &lt;a href="http://jeunes-psy.blogspot.com/"&gt;http://jeunes-psy.blogspot.com&lt;/a&gt;  Leur partenaire principal est Philosophies.tv où l’on trouve des  interviews de Michel Cazenave, Jean-Luc Giribone, Fabrice Midal, et la  vidéo de présentation de la rencontre. Pour tous renseignement ou  inscription : Anne-Céline Karli, 23 rue du Rendez-Vous, 75012 Paris ou  sur l’email : jeunes.psy@gmail.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Article paru dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, N°127 Septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Photo ©manuelaböhme&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-5466296456549283493?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/5466296456549283493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/au-dela-du-moi-la-liberte-bouddhisme-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5466296456549283493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5466296456549283493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/09/au-dela-du-moi-la-liberte-bouddhisme-et.html' title='Au-delà du moi, la liberté ? Bouddhisme et Psychanalyse'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TI_LfuOJ7ZI/AAAAAAAAAH4/S4KBlBUpS-4/s72-c/%C2%A9manuelab%C3%B6hme09.17.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6009631551979914308</id><published>2010-08-11T20:31:00.008+02:00</published><updated>2010-08-30T20:57:06.387+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme et Médecine'/><title type='text'>La Méditation, une alliée thérapeutique pour le monde moderne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TGLtcU1KQ_I/AAAAAAAAAHg/idMI2vm_qvY/s1600/Image+1.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 206px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TGLtcU1KQ_I/AAAAAAAAAHg/idMI2vm_qvY/s400/Image+1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504222765483967474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici une information que j'aimerais communiquer aux lecteurs de Psychologie et Méditation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3e Forum Bouddhisme &amp;amp; Médecin, Lerab Ling, 2-3  octobre 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À qui est ce forum s'adresse-t-il ?&lt;br /&gt;Cette conférence s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la méditation  et à la santé, d’un point de vue professionnel ou  personnel :  universitaires, médecins, thérapeutes, professionnels de la santé,  pratiquants bouddhistes, et bien sûr le grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des experts de premier plan présenteront les preuves toujours plus nombreuses des bienfaits de la méditation sur la santé, issues de recherches menées en collaboration entre scientifiques, professionnels de la santé et pratiquants de la méditation.&lt;br /&gt;Les intervenants comprennent notamment Jon Kabat-Zinn, Clifford Saron et Frédéric Rosenfeld, ainsi que Sogyal Rinpoché et Jetsün Khandro Rinpoché qui présenteront l’approche et la vision de la tradition bouddhiste tibétaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier jour sera consacré à la présentation détaillée des résultats des recherches les plus récentes ainsi qu’à un aperçu de certaines applications médicales et thérapeutiques de la méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième jour, nous explorerons plus en profondeur différentes techniques de méditation et de pleine conscience et verrons comment elles peuvent être utilisées dans des domaines tels que la gestion de la douleur, la guérison, la réduction du stress ainsi que dans le traitement de la dépression et de diverses formes de dépendance.&lt;br /&gt;Il y aura également des moments consacrés aux questions et aux discussions et vous aurez l’occasion de faire directement l’expérience de certaines de ces méthodes de méditation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous sur &lt;a href="http://www.forum-meditation.com/index.php/lang-fr.html"&gt;www.forum-meditation.com&lt;/a&gt; pour plus de détails sur le Forum :&lt;br /&gt;- biographie des intervenants,&lt;br /&gt;- programme détaillé,&lt;br /&gt;- liste des spécialités médicales dans lesquelles la méditation a des effets prouvés,&lt;br /&gt;- informations pratiques et inscription&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les applications et techniques  de méditation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pendant le 3e forum, seront présentées :&lt;br /&gt;   •    les méthodes traditionnelles de méditation bouddhiste, Shamatha  et Vipashyana, dans le plus grand respect de la tradition spirituelle bouddhiste tibétaine&lt;br /&gt;   •    les programmes et applications de la méditation dans le milieu médical et dans la société, notamment :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MBSR &lt;/span&gt;Mindfulness Based Stress Reduction  (Programme d’entraînement à la pleine conscience) :&lt;br /&gt;Développé par Jon Kabat Zinn au sein de l’University of Massachusetts Medical School, USA, ce programme est principalement destiné à la réduction du stress et des souffrances physiques et mentales au sens large et se déroule sur huit semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MBCT&lt;/span&gt; Mindfulness Based Cognitive therapy  (Thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience) :&lt;br /&gt;Développé dans les années 1990 par Zindel Segal, Mark Williams et John Teasdale, ce programme propose une nouvelle approche de prévention de la rechute dépressive. Il a permis d’introduire la méditation Mindfulness dans la psychologie occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shamatha Project&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;Étude dirigée par Cliff Saron en collaboration avec le spécialiste du bouddhisme Alan Wallace et plus de 30 autres scientifiques et chercheurs. Il s’agit à ce jour de l’étude transdisciplinaire la plus complète quant aux effets à long terme d’une pratique intensive de la méditation. Sont étudiés les effets sur les processus mentaux et physiques fondamentaux liés à la cognition, à la motivation, aux émotions, à la physiologie et à la santé."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un mot de Psychologie et Méditation :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après un échange très intéressant avec Céline Demarcq, chargée des relations publiques de Lerab Ling, je suis en mesure de fournir des précisions quant au contenu de ce forum de deux jours sur la méditation, à la croisée du bouddhisme et de la médecine. Ce sera vraiment une rencontre à la pointe de ce qui se pense et se pratique aujourd'hui dans le monde, par la présence des intervenants qui mènent des recherches au niveau international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déjà bien connu Jon Kabat-Zinn parlera des applications de la "mindfulness", sa technique d'attention thérapeutique issue de la méditation. Il faut garder en mémoire la défense de la tradition qu'opère Kabat-Zinn lorsqu'il insiste pour que la mindfulness ne perde pas de vue ses origines et ne se réduise pas à un outil de développement personnel sans envergure ; il appelle à un retournement des modes de pensée. C'est pourquoi j'avais intitulé le premier article de ma rubrique "Psychologie et Méditation" de Bouddhisme Actualités en septembre 2009 : Guérir par la méditation. Vers une révolution silencieuse. Tel est bien l'enjeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clifford Saron, moins connu de l'Hexagone, dirige une équipe de chercheurs pour évaluer les bienfaits médicaux de la méditation dans son organisation, le "Shamatha Project". Sarron est un collaborateur de longue date du Mind &amp;amp; Life Institute, qui oeuvre en relation avec le Dalaï Lama et des scientifiques du monde entier, pour trouver une application occidentale de la méditation bouddhique. Ce sera donc l'occasion d'être informé des dernières avancées du projet et des découvertes scientifiques liées à l'attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres intervenants francophones apporteront aussi leur pierre à l'édifice, comme le Dr Frédéric Rosenfeld de Lyon, ou Edel Maex de Belgique, qui ont une approche originale de la pratique thérapeutique de la méditation ; ou encore le Dr Cathy Blanc qui a créé l'association Tonglen pour aider à soulager la souffrance des malades, à partir de la célèbre pratique du mahayana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour l'aspect occidental, non des moindres, de ces journées, mais qui ne seraient pas un tel événement sans la présence simultanée de deux grands maîtres de la tradition nyingma, Sogyal Rinpoché qui reçoit ici dans son fief de Lerab Ling et Khandro Rinpoché, sans doute le lama féminin le plus reconnu de nos jours. Il sera tout à fait éclairant de recueillir leur témoignage direct quant à l'usage occidental de la méditation pour ses bienfaits physiques ou psychologiques. Quel est le point de vue de la tradition sur ces approches nouvelles ? Comment s'inscrivent-elles dans l'histoire millénaire de la connaissance de soi et de l'entraînement de l'esprit ? Ces deux figures majeures du bouddhisme tibétain donneront par ailleurs un enseignement sur la méditation et sans doute une initiation à la pratique telle qu'elle leur a été transmise, ce qui ne manquera pas d'éclairer à neuf ce qui aura été dit par les scientifiques occidentaux et amènera l'atmosphère de la pratique parmi tous ces débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux jours très pleins s'annoncent prometteurs. A ne surtout pas manquer, car c'est un rendez-vous important pour l'avenir de la méditation thérapeutique en France. J'y serai et préparerai une série d'articles pour Bouddhisme Actualités, à paraître dans l'année à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas D'Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6009631551979914308?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6009631551979914308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/08/la-meditation-une-alliee-therapeutique.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6009631551979914308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6009631551979914308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/08/la-meditation-une-alliee-therapeutique.html' title='La Méditation, une alliée thérapeutique pour le monde moderne'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TGLtcU1KQ_I/AAAAAAAAAHg/idMI2vm_qvY/s72-c/Image+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-4102824693237797969</id><published>2010-07-07T16:27:00.006+02:00</published><updated>2011-07-13T10:49:17.995+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychologie Bouddhiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chögyam Trungpa'/><title type='text'>Psychose et Compassion</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TDSPhvEfx6I/AAAAAAAAAHY/2B_p-UmyLMk/s1600/Kannon.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TDSPhvEfx6I/AAAAAAAAAHY/2B_p-UmyLMk/s400/Kannon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491171655405258658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quelqu’un auprès de vous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La rencontre de la psychologie occidentale et du monde bouddhiste a récemment donné un film documentaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Someone beside you&lt;/span&gt;. Il faut le dire d’emblée, il s’agit d’un beau film. L’image est superbe, le réalisateur prend le temps de montrer les paysages d’Europe ou d’Amérique, les montagnes, l’océan, un coucher de soleil. Cette présence de la nature apporte du souffle et donne l’exact contrepoint de la folie dont nous parlent les principaux personnages de ce documentaire, qui ont tous traversé de graves crises psychotiques. Car c’est alors la claustrophobie qui l’emporte, la terreur de ne plus s’appartenir, les hallucinations morbides, les actes violents. Ce qui est bouleversant dans ce film, très émouvant par bien des aspects, est la parole enfin rendue à ces « malades ». D’ailleurs, mieux que « maladie mentale » le terme de folie les écarte peut-être moins de leur vécu qui n’a rien de médical, mais constitue une véritable quête existentielle. Car la folie est dépeinte ici comme la tentative individuelle et désespérée de trouver un monde meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réalisateur Edgar Hagen, habité par un questionnement fort sur la psychose, interroge l’esprit humain et la façon de le perdre comme de le retrouver. Il rend ici hommage au travail de pionnier du psychiatre et psychanalyste Edward M. Podvoll (1936-2003), également connu sous le nom de lama Mingyur. Il retrace la naissance de son grand projet d’aide aux patients psychotiques, le projet Windhorse, en interrogeant par exemple la première malade, Karen, grâce à qui ce traitement alternatif a pu voir le jour. Elle témoigne de sa folie et de sa première rencontre avec le Dr Podvoll, que l’on rencontre également à plusieurs reprises au cours du documentaire, à Boulder dans le Colorado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parole à la psychose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Entendre ces témoignages de première main est nécessaire. Chacun peut dire, de lui-même, pour lui-même, ce que représente sa folie, donner les raisons – car il y a de la raison dans la folie – qui l’ont poussé à glisser de la normale pour tomber dans ces voies de traverse, parfois sans savoir comment en revenir. Hors du délire, la lucidité des patients psychiatriques est frappante. Ils peuvent se révéler, grâce à la caméra amie de Hagen, dans toutes leur humanité, leur désarroi, leur envie de vivre et de communiquer leur expérience à une société que souvent ils ont abandonné, mais aussi qui les a abandonné. Ils revivent leurs crises les plus décisives, nous les font connaître, de l’intérieur, avec beaucoup de précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des maîtres mots du film est l’amour, palpable entre les individus qui travaillent ensemble, psychothérapeutes, psychotiques, la distinction étant souvent floue entre les deux d’ailleurs, dans une espèce de communauté de pensée. L’enjeu est pour eux tous de comprendre comment on évite la folie si possible, et comment on en sort une fois tombé hors de la santé, débordé par son propre esprit. Le comprendre, c’est rendre l’humanité à elle-même, retrouver une vie en commun, frayer un passage entre des personnes qui sont généralement si coupées de leur propre vécu qu’elles sont inaccessibles à l’autre et à sa parole. C’est ici que l’amour intervient, ou la compassion, l’envie de travailler ensemble, que deux esprits puissent se rejoindre au-delà des barrières du toi et du moi, de la santé et de la maladie. D’ailleurs l’ouvrage majeur d’Edward Podvoll « Recovering Sanity » est paru en français sous le titre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychose et Guérison&lt;/span&gt;, mais le sous-titre en est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le chemin de la compassion&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Naropa, Trungpa et Podvoll&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il faut savoir que Boulder a été un incroyable centre spirituel et culturel à partir des années 70, puisque Chögyam Trungpa y établit sa résidence et y fonde une vaste communauté, un lieu de séminaire et de retraites dans les Rocheuses, mais aussi la première université d’inspiration bouddhiste reconnue par l’état, l’Université Naropa. Devenu élève de Trungpa, qui lui enseigne la méditation et les techniques tantriques pour travailler avec son propre esprit, Podvoll fonde la chaire de psychothérapie contemplative de Naropa, qu’il dirige de 1978 à 1990. En 1981 il élabore le projet Windhorse (cheval du vent, lungta), terme issu du cycle d’enseignements sur la voie sacrée du guerrier cher à Trungpa, selon lequel chacun possède en lui une bonté primordiale, avant tout égarement dans la folie. Pour Trungpa, la santé fondamentale est à l’œuvre dans la vie de tout être humain, en tant qu’il est humain, issu de cette terre bien réelle. C’est cette vision résolument humaine, loin d’une dérive culpabilisatrice de la maladie mentale, qui guide Ed Podvoll dans son approche révolutionnaire de l’accueil et du traitement des psychoses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe du projet Cheval du Vent travaille selon trois principes simples.&lt;br /&gt;1. « Tous les êtres humains possèdent une base de santé mentale. » Selon  Chögyam Trungpa, certes « la confusion mentale existe et opère, mais de façon secondaire par rapport à la santé fondamentale ».&lt;br /&gt;2. « Puisque les êtres humains ne sont pas séparés de leur environnement, si on crée un environnement sain pendant leur traitement, alors les patients auront plus de chance de guérir ». Trungpa encore : « Le point central est d’évoquer une certaine gentillesse, une certaine tendresse, la bonté primordiale, un sens du contact. Quand nous mettons en place un environnement pour traiter les gens, il s’agit d’une situation d’environnement global. Un patient très dérangé ou coupé du monde pourrait ne pas répondre sur-le-champ, cela mettra sans doute longtemps. Mais si un sens général de bienveillance lui est communiqué, alors peut-être une fissure apparaîtra dans le béton armé de la névrose : elle deviendra maniable et on pourra dès lors travailler avec elle. »&lt;br /&gt;3. « La guérison consiste à découvrir et à se synchroniser avec sa propre santé de base ».&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Entre folie et santé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Celui qui a un esprit peut aussi le perdre. Nous savons tous cela, sinon nous ne ferions pas constamment tout notre possible pour garder la raison. Si nous n’avions pas une telle peur, nous réaliserions que nous vivons en permanence aux frontières de la folie. » d’après Eric Chapin, psychothérapeute au projet Windhorse. Osciller entre les deux pôles est notre lot commun et montre que la vie n’est pas fixée une fois pour toutes d’un côté ou de l’autre d’une ligne imaginaire qui départagerait folie et raison. C’est une mauvaise nouvelle pour celui qui se pense à l’abri ; c’en est une bonne pour celui qui se voit soudain de l’autre côté du miroir sans plus arriver à se reconnaître. Le changement, la transformation, la guérison sont possibles. La frontière est mouvante, et c’est un des effets même de la compassion bouddhiste, que de réduire l’écart entre soi et l’autre par la réalisation de l’ouverture première (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;shunyata&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vision moderne du moi est une des pierres d’achoppement de la psychologie occidentale, car elle est trop influencée par la métaphysique, c’est-à-dire par une pensée très active qui nous influence malgré nous. Aujourd’hui se considérer comme un moi et voir en son prochain un autre, ou distinguer le monde en sujet et objet, est devenu une évidence dont il est très difficile de sortir. C’est un des buts de cette rubrique d’en montrer une alternative. On y retrouve à l’œuvre la pensée du psychanalyste américain Bruno Bettelheim : « Une grande part de la psychologie moderne cherche à établir un savoir sur l’autre ; une trop grande part, à mon avis, qui n’est pas contrebalancée par un engagement au moins aussi important envers la connaissance de soi. Mais je crois que connaître l’autre - ce qui n'est pas la même chose que connaître des choses sur l’autre - ne peut qu’être fonction de la connaissance de soi. » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La forteresse vide&lt;/span&gt;). Cela fait écho à la parole de Podvoll lorsqu’il met en garde : « quand on s'accroche à la différence entre soi et l’autre, un énorme fossé se creuse. Quand on s’identifie comme étant le thérapeute, on a déjà perdu la moitié de son humanité. Il faut descendre de ce piédestal et être un humain ordinaire, ce que vous êtes, avec ce que vous savez et ce que vous ignorez. » La psychologie est une science humaine, une pratique emprunte d’humanité, le traitement de la folie nous rappelant sans cesse à l’humilité de la position de celui qui ne sait pas – mais est disposé à entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sources &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Edward Podvoll, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychose et Guérison&lt;/span&gt;, La Tempérance&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Someone Beside You&lt;/span&gt;, le film de Edgar Hagen (voir le site &lt;a href="http://www.temperance.com/"&gt;www.temperance.com&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Chögyam Trungpa, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The sanity we are born with&lt;/span&gt;, Shambhala, 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Article paru dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, N°126 Juillet/Août 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-4102824693237797969?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/4102824693237797969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/07/psychose-et-compassion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4102824693237797969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/4102824693237797969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/07/psychose-et-compassion.html' title='Psychose et Compassion'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TDSPhvEfx6I/AAAAAAAAAHY/2B_p-UmyLMk/s72-c/Kannon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-6989149271959073831</id><published>2010-06-13T11:24:00.005+02:00</published><updated>2010-06-13T11:31:14.135+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditation'/><title type='text'>Sortir du stress par l’attention</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TBSkW4uPXdI/AAAAAAAAAGY/GFo3GRp73AM/s1600/tigre%C2%A9DR.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 266px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TBSkW4uPXdI/AAAAAAAAAGY/GFo3GRp73AM/s400/tigre%C2%A9DR.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5482187359507144146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arrêter la chasse aux pensées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le tigre est aux aguets. Ses muscles se tendent. Son attention se resserre. Il guette ses proies. Il choisit une gazelle qui semble plus faible que les autres, et se focalise sur elle uniquement, reléguant le reste du troupeau à l’arrière-plan. Lorsque la chasse commence, il ne court plus qu’après ce seul animal, oubliant tout le reste. Une fois son but atteint, l’attention du tigre repu se relâche et les animaux qui passent à sa portée non pas plus d’importance pour lui que le paysage qui l’environne. Nous empruntons ce détour par une scène de la vie animale pour parler aujourd’hui d’un problème de santé publique dans les sociétés occidentales : le stress. Le stress est un état de tension intérieure, qui prend une forme aussi bien physique que mentale et se manifeste par toutes sortes de désagréments, agitation, douleurs chroniques, anxiété généralisée, troubles du sommeil, de l’alimentation, et surtout troubles des capacités d’attention. Ce tableau clinique, bien connu des médecins et des psychologues, mais aussi de monsieur tout-le-monde car il en souffre directement, n’est pas une fatalité. Le monde moderne va en ce sens, et nous bombarde d’informations, de stimuli en tout genre, et nous contraint à suivre une vitesse croissante dans le traitement de ces informations. Certains peuvent le déplorer, mais le ressort de cet état de fait collectif est le plaisir que l’on peut ressentir à être ainsi soumis à une pression grandissante, sommé de réagir, dans une tension certes douloureuse mais qui fait se sentir vivant, « au taquet » dit-on. Nous adorons sentir notre esprit comme un tigre en chasse… Mais l’animal, parfois plus sage que l’homme, sait quand il faut s’arrêter et une fois son objectif à court terme rempli, il passe à un autre mode attentionnel. Cela, les hommes ne savent plus le faire. Ils courent sans cesse après leurs pensées, leurs préoccupations, leurs obligations professionnelles ou sociales, entre le téléphone mobile et internet, entre la télévision et les divertissements, comme autant de stimulations accaparantes. Nous en sommes venus au point d’être des handicapés de l’attention, prisonniers du stress, qui fait des ravages, causant un grand nombre de maladies et de dépressions réactionnelles. Mais en sortir est possible : par l’attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’attention n’est pas la concentration&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;D’abord, qu’est-ce que l’attention ? La méditation, au premier chef, nous l’apprend. Il s’agit d’y développer un sens de pleine présence, d’ouverture consciente. Ce n’est pas l’attention coincée du « fais attention ! » mais une présence d’esprit plus large et précise à la fois. L’attention est le vrai secret de la pratique de la méditation par où la vie change, les choses s’ouvrent. Ce secret est connu des pratiquants bouddhistes, mais commence à trouver écho hors de la sphère de la spiritualité. La médecine occidentale commence à s’en nourrir. En France, la vague arrive, pour preuve le Nouvel Observateur a fait sa une de couverture sur la méditation comme nouvelle forme thérapeutique. L’approche mindfulness développée par Jon Kabat-Zinn en est un exemple éminent, de même que l’Open-Focus du psychologue américain Les Fehmi.&lt;br /&gt;Ce dernier explore dans son livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pleine conscience &lt;/span&gt;(Belfond, 2010) une découverte simple mais féconde : l’attention, et surtout la manière que nous avons de prêter attention est au cœur de notre esprit et de notre manière d’être au monde. « La maîtrise de l’attention conduit à des changements (…) sur la totalité du système nerveux, sur les muscles, le corps, la force morale et l’esprit dans son ensemble » Nous ne connaissons encore qu’imparfaitement les ressources de l’esprit, et nous restons fixés sur une dimension étroite de l’attention, comparable à la concentration, à la focalisation (focus) sur un objectif unique, au détriment d’autres dimensions plus ouvertes et intégratives. Fehmi recense les richesses qui sont nôtres à ce niveau et distingue quatre formes d’attention : étroite, diffuse, objective et immergée.&lt;br /&gt;Pour Les Fehmi, de nombreux problèmes peuvent être résolus en changeant simplement de mode d’attention. Il s’agit d’équilibrer entre les quatre types et retrouver une balance plus juste. L’esprit n’a pas à se limiter ainsi, obnubilé par la performance de ce qui est à faire sur l’instant, mais il connaît souplesse et plasticité, permettant de faire rentrer dans le champ de la conscience toutes les nuances de l’expérience qu’une visée étroite exclue pour plus d’efficacité. La visée ouverte préconisée par la méthode Open-Focus est un mode d’attention qui admet à la fois la visée étroite (concentration) et la visée diffuse (perception élargie), les invitant à cohabiter pour une attention plus pleine et une vie plus unifiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Attention ouverte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Attention veut dire "être à l’affût" et non regarder "quelque chose". Ce qui implique un processus de vivacité intelligente et non pas l’action mécanique d’observer bêtement ce qui arrive. » écrit Trungpa Rinpoché dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Cœur du sujet&lt;/span&gt;. Il ne renverse pas ici la perspective, car cela se réfère plutôt au tigre attentif, ouvert, avant qu’il n’engage sa course effrénée et manque toutes les possibilités qui s’offrent à lui. L’esprit ressemble alors plutôt à l’image traditionnelle du porc qui mange tout ce qui traîne sur son chemin et fonce droit devant sans discrimination, sans intelligence. Ce type de focalisation sur « quelque chose » n’est pas souhaitable, car cela nous fait perdre l’ouverture, la présence, ou ce que Thich Nhat Hanh nomme la pleine conscience. Il est crucial de voir comment l’attention fonctionne, et le travail de Les Fehmi peut y aider par sa précision scientifique qui sépare et analyse les modes attentionnels. Après tout, il n’y a pas à faire de l’attention une idole, quelque chose d’intouchable dans un domaine séparé de la vie, loin des préoccupations quotidiennes. Ce n’est rien de particulier, rien de plus naturel en un sens, si seulement nous ne l’avions oublié avec tant de force. La méditation ouvre des capacités présentes chez tout être humain, mais perdues. Ce n’est pas un exercice spirituel en tant que tel, mais il s’agit d’y ouvrir un rapport au monde que notre éducation nous a fait oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prêter attention transforme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Toutefois il ne faudrait pas confondre les domaines. La méditation est une révolution quant à notre être entier. Ce n’est pas un outil technique de développement personnel mais un nouveau rapport à l’entièreté de ce qui est. C’est l’appel de la liberté qu’apporte l’attention ouverte. Entendue ainsi, il n’y a pas de contradiction entre les approches psychologiques ou médicales de l’attention et la voie du Bouddha. L’enseignant bouddhiste Fabrice Midal en atteste : « Quelque chose œuvre en vous par la méditation, qui n’est pas de l’ordre de la pensée, la saisie y est impossible. La méditation vous transforme indépendamment de ce que vous voulez. Votre vie change, mais nous ne décidez pas dans quelle direction. Une sagesse plus grande œuvre en vous, par le fait même que vous portez attention. » Prêter attention transforme de soi-même. Les Fehmi va en ce sens lorsqu’il écrit « Chacun a la capacité de rééquilibrer et de guérir son système nerveux pour mettre fin à ses problèmes, soulager sa souffrance, ralentir son rythme de vie tout en accomplissant davantage de choses, vivre plus en profondeur, optimiser ses fonctions physiques et mentales et améliorer radicalement sa vie quotidienne. Comment ? La réponse est simple, elle est à la portée de tous. Il s’agit de changer sa façon de faire attention. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d'Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les Fehmi et Jim Robbins, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pleine conscience. Guérir le corps et l’esprit par l’éveil de tous les sens&lt;/span&gt;, Belfond, 2010. Pour plus de détails voir &lt;a href="http://www.openfocus.com/"&gt;www.openfocus.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Midal, enseignement inédit sur « L’attention », lors du week-end &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ouvrir son cœur&lt;/span&gt;, Genève, juin 2009.&lt;br /&gt;Chögyam Trungpa, « Les quatre fondements de l’attention » in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le cœur du sujet&lt;/span&gt;, Seuil, 1993.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvel Observateur « Les pouvoirs de la méditation », numéro 2372 du 22 au 28 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Article paru dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Bouddhisme Actualités&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, N°125 Juin 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-6989149271959073831?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/6989149271959073831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/06/sortir-du-stress-par-lattention.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6989149271959073831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/6989149271959073831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/06/sortir-du-stress-par-lattention.html' title='Sortir du stress par l’attention'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TBSkW4uPXdI/AAAAAAAAAGY/GFo3GRp73AM/s72-c/tigre%C2%A9DR.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-7347122008411171578</id><published>2010-06-06T23:07:00.006+02:00</published><updated>2010-08-31T19:34:58.003+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><title type='text'>La méditation au risque de la philosophie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TAwPPCxf4FI/AAAAAAAAAGQ/ir1Rl4rV3fM/s1600/Et+si+de+l+Amour+%288%29.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 383px; height: 374px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TAwPPCxf4FI/AAAAAAAAAGQ/ir1Rl4rV3fM/s400/Et+si+de+l+Amour+%288%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479771597719986258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« La terre et l’air du pays, le cœur des mortels et les habitants de ciel, tout doit être ouvert, c'est-à-dire à la mesure de l’esprit. » Martin Heidegger, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Approche de Hölderlin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La méditation ne consiste pas seulement à ne "rien" faire, mais aussi à faire rayonner son ouverture au monde. » Chögyam Trungpa, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le cœur du sujet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce post est emprunté à la newsletter de Fabrice Midal, qui explique le sens du travail à la croisée de la méditation et de la philosophie, thème du week-end à venir "Etre ouvert à soi, aux autres et au monde" les 18 et 19 juin 2010 à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sortir du cadre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, je suis parti faire une retraite. C’est un moment important de l’année, où je me confronte de manière très directe à la solitude et à l’intensité de la pratique.  La méditation est parfois décrite comme un geste d’hygiène de l’esprit. Certes, comme il est bon de se laver les dents ou de faire un peu d’exercice, entrer en rapport à son propre esprit, par la pratique de la méditation, permet de trouver ce fil de confiance et de stabilité au cœur du tumulte des émotions, des angoisses et des difficultés que nous rencontrons tous.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la pratique est, de façon plus profonde encore, une aventure et une façon de faire de son existence une aventure.  Nous vivons trop souvent notre vie comme si elle était une autoroute. Tout y serait déjà tracé. A cause de la peur, du manque de courage et surtout des petites compromissions, des petits renoncements, du manque de vision, nous vivons une existence qui ne nous ressemble pas vraiment. Nous avons parfois même alors le sentiment diffus que nous vivons à côté de nous.  Nous pouvons accomplir des projets qui succèdent à d’autres projets — le sens profond de tout ce que nous faisons fait défaut. La pratique de la méditation implique de vivre son existence comme une aventure, comme une façon d’entrer dans l’inconnu. Nous y découvrons des visages de soi, des paysages du réel et des états d’être tout à fait étonnants.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrangement, la plupart des hommes comprennent l’aventure comme impliquant de prendre des potions hallucinogènes, de consommer des plantes en Amérique du Sud ou de façon plus commune de voyager dans des pays étrangers.  Mais, ce ne sont, dans la plupart des cas, que des formes sophistiquées de divertissement. Rien de grand, de réel ne s’est ouvert.  Des expériences vécues intenses n’ont strictement rien de commun avec des expériences authentiquement spirituelles. Les premières ne sont que des confirmations de notre existence, des manières de se centrer sur soi-même-et-encore-soi-même. Les secondes nous font entrer de façon très décisive dans cette ouverture où soi, les autres et le monde se montrent vraiment. Une ouverture qui déplace notre manière d’être et remet tout en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est frappant. Les gens qui reviennent de leur voyage au bout du monde, vous montrent les photos qu’ils ont prises, et qui ne montrent rien de vivant. Nous n’y voyons que des images que nous connaissons par avance, que nous avons déjà vues dans tous les livres et les magazines. Ils ne sont pas sortis du cadre de leur esprit. Ils ont juste déplacé le cadre dans d’autres paysages. Ils confondent la nouveauté du paysage, avec la véritable découverte d’un inconnu.  La vraie aventure consiste à toucher au cadre de nos habitudes, de nos peurs, de nos idées reçues, de nos conformismes.  Or toucher au cadre, en prendre conscience, en être moins prisonnier, se libérer de nos œillères, impose une discipline et un travail réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Apprendre à méditer...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La méditation, dans sa rigueur et sa beauté, est une ressource précieuse pour regagner cet espace ouvert où il est possible d’entrer en rapport à soi, aux autres et au monde — de manière réellement neuve. Le cœur du projet de Prajña &amp;amp; Philia est, pour cette raison, de présenter la pratique de la méditation, non comme une forme religieuse qui nous enfermerait dans des certitudes mais comme une façon directe et simple d’ « ameuter la vie » pour reprendre l’expression du poète Antonin Artaud.  Comme l’écrit le poète allemand Johan Peter Hebel, (1760-1822) : « Qu’il nous plaise ou non de nous l’avouer, nous sommes des plantes qui ont besoin de racines pour sortir de terre afin de pouvoir fleurir dans l’éther et porter des fruits ».  La méditation est aujourd’hui, au XXIe siècle, la voie royale pour retrouver un ancrage qui donne cette confiance fertile et nous permette de croître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour vivre et penser autrement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mais la méditation nous conduit aussi à penser et à vivre autrement. Elle n’est pas un enfermement dans une tour d’ivoire, mais un risque soutenu de s’ouvrir et de reconnaître l’ouverture au cœur du monde.  Elle trouve son sens en tant qu’elle nous fait remettre en question nombre d’évidences, d’habitudes et de comportements. Qu’elle nous libère.  Plus décisivement encore, elle nous fait questionner les implicites de nos cadres de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end de méditation qui aura lieu le vendredi 18 et le samedi 19 juin, voudrait tenter d’approcher la méditation dans ce risque profond qu’elle contient. Et pour tenter de penser plus avant cette ouverture, nous aurons la grande joie de recevoir le philosophe Hadrien France-Lanord, qui accompagne l’existence de Prajña &amp;amp; Philia depuis sa fondation. &lt;br /&gt;Dans le précédent week-end organisé à Paris, autour de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et si de l’amour on ne savait rien?&lt;/span&gt;, j’avais eu le plaisir de recevoir Michel Cazenave et l’helléniste Jean-Paul Savignac, de confronter le chemin pour retrouver l’amour qui se déploie à partir de la pratique de la méditation (au cœur de mon propre engagement) à deux grandes traditions de l’Occident. C’était, de l’avis de tous, un moment fort. Ecouter en grec ancien la poésie de Sappho dans un séminaire de méditation, ouvrait le cœur à l’essentiel et donnait à la méditation une plus grande ampleur.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enjeu de ce week-end du mois de juin à Paris est en un sens plus ambitieux encore : approcher la responsabilité de la méditation dans notre monde pour changer notre rapport à tout ce qui est et en faire l’espace d’une aventure considérable qui s’attaque non seulement au cadre étroit de nos propres enfermements mais aussi à ceux de notre propre temps et de notre civilisation. Nous n’avons, en réalité, à l’âge de la globalisation et de la dévastation, de la haine de la terre, pas d’autres possibles.  Mais comme le souligne Martin Heidegger : « Il est difficile, je l’avoue, de se débarrasser des représentations d’une tradition de 2500 ans ». Or telle est la tâche que nous avons à accomplir.  Je n’enseigne pas la méditation pour permettre de perpétuer l’ignorance qui détruit notre monde, mais au contraire pour nous en libérer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-7347122008411171578?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/7347122008411171578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/06/la-meditation-au-risque-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7347122008411171578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/7347122008411171578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/06/la-meditation-au-risque-de-la.html' title='La méditation au risque de la philosophie'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TAwPPCxf4FI/AAAAAAAAAGQ/ir1Rl4rV3fM/s72-c/Et+si+de+l+Amour+%288%29.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-3311566329425695669</id><published>2010-05-28T11:40:00.007+02:00</published><updated>2011-09-06T14:27:32.642+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amour'/><title type='text'>S’ouvrir à soi, aux autres et au monde</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_-QC8kI7CI/AAAAAAAAAGI/9upfjNdvRP4/s1600/-mg-8422.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 350px; height: 233px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_-QC8kI7CI/AAAAAAAAAGI/9upfjNdvRP4/s400/-mg-8422.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5476254052197657634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« Il est difficile, je l’avoue, de se débarrasser des représentations  d’une tradition de 2500 ans »&lt;br /&gt;Martin Heidegger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne  joue que les œuvres que j’aime. »&lt;br /&gt;Sviatoslav Richter&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La méditation et la philosophie comme chemin de liberté&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un séminaire dirigé par Fabrice Midal avec la participation d’Hadrien France-Lanord, Paris, 18 et 19 juin 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méditation, dans sa rigueur et sa beauté, est une ressource précieuse pour regagner l’espace ouvert où il est possible d’entrer en rapport à soi, aux autres et au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cœur du projet de Prajña &amp;amp; Philia est de présenter la pratique de la méditation, non comme une forme religieuse qui nous enfermerait dans des certitudes mais comme une façon directe et simple d’ « ameuter la vie » pour reprendre l’expression du poète Antonin Artaud.&lt;br /&gt;En un week-end, vous découvrirez la pratique de la méditation, comment se poser, trouver la droiture et toucher son cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la méditation nous conduit aussi à penser et à vivre autrement. A remettre en question nombre d’évidences, d’habitudes et de comportements. Plus décisivement encore, à questionner les implicites de nos cadres de pensées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce dessein et pour donner à la méditation toute son ampleur, nous entrerons dans l’écoute de la philosophie, et plus particulièrement de la phénoménologie, en ce qu’elle nous permet de prendre la mesure de l’appel de l’Ouvert dans notre existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurons la grande joie de recevoir Hadrien France-Lanord, qui accompagne l’existence de Prajña &amp;amp; Philia depuis sa fondation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hadrien France-Lanord est agrégé de philosophie. Il enseigne en classes préparatoires au Lycée Malherbe à Caen.  Il a notamment publié : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d’un dialogue&lt;/span&gt;, (Fayard) et il est le traducteur du livre de Martin Heidegger, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La dévastation et l’attente&lt;/span&gt;, (Gallimard).  &lt;br /&gt;Hadrien France-Lanord publie aux Editions du Grand Est, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;S’ouvrir en l’amitié&lt;/span&gt;, qu’il nous présentera lors de ce séminaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce séminaire nous conduira dans un voyage pour découvrir ce qu’est l’ouverture comme dimension même de l’amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Pourquoi l’Occident a-t-il choisi la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sophia&lt;/span&gt; (le savoir), devenue sagesse puis science au détriment de l’amitié (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;philia&lt;/span&gt;) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Pourquoi l’amitié n’est plus pour nous qu’une question sentimentale ? Comment en regagner l’ampleur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Pourquoi les poètes (et tous les artistes qui sont poètes) sont en rapport réel et profond à cette amitié et gardent ainsi sauf le monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Midal enseigne la méditation bouddhiste depuis plus de quinze ans. Il a fondé l’association Prajña &amp;amp; Philia pour établir un bouddhisme occidental en dialogue avec la philosophie et la poésie de l’Occident.   Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Risquer la liberté&lt;/span&gt; (Seuil), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et si de l'amour, on ne savait rien &lt;/span&gt;(Albin Michel) dessinant à partir de la philosophie, du bouddhisme et de l'art moderne, un chemin rigoureux pour notre temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emploi du temps&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vendredi 18 juin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;19.30 Accueil&lt;br /&gt;Introduction à la méditation&lt;br /&gt;Fabrice Midal : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le sens de l’ouverture selon la voie de la méditation : s’ouvrir au feu du ciel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Samedi 19 juin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;9.30 Pratique de la méditation guidée&lt;br /&gt;Questions/réponses&lt;br /&gt;12.30 Déjeuner libre 14.30 Méditation puis&lt;br /&gt;15.00 Hadrien France-Lanord : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;S’ouvrir en l’amitié : rapport à soi, à l’être et au monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;16.30 Pause puis&lt;br /&gt;Méditation&lt;br /&gt;17.30 : Fabrice Midal et Hadrien France Lanord : « Tout ici est amitié »&lt;br /&gt;Suivi d’un cocktail dans les jardins de l’Hôtel de Massa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le séminaire se déroulera dans le cadre magnifique et poétique de l’Hôtel de Massa. Il se veut un moment de célébration, et la méditation et l’enseignement y sont présentés dans cette perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lieu &lt;/span&gt; : Hôtel de Massa, Société  des Gens de Lettres, &lt;br /&gt;38, Rue du Faubourg Saint-Jacques 75014 Paris &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tarif&lt;/span&gt; :  120 euros (hors repas /  cocktail inclus) — 90 euros pour les membres de l'association Prajña  &amp;amp; Philia&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Renseignements et  inscriptions&lt;/span&gt;  : &lt;a href="http://www.ecolemeditation.com"&gt;http://www.ecolemeditation.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plus d'informations voir le site &lt;a href="http://www.fabrice-midal.org/"&gt;http://www.fabrice-midal.org/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-3311566329425695669?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/3311566329425695669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/souvrir-soi-aux-autres-et-au-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3311566329425695669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3311566329425695669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/souvrir-soi-aux-autres-et-au-monde.html' title='S’ouvrir à soi, aux autres et au monde'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_-QC8kI7CI/AAAAAAAAAGI/9upfjNdvRP4/s72-c/-mg-8422.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-3286122013156208410</id><published>2010-05-27T12:41:00.008+02:00</published><updated>2011-09-27T13:49:47.860+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecole Occidentale de Méditation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amour'/><title type='text'>S'ouvrir en l'amitié</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_5Qj0hc1QI/AAAAAAAAAFw/9PAkM05Nb28/s1600/Couv._S_ouvrir_petite_-4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 280px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_5Qj0hc1QI/AAAAAAAAAFw/9PAkM05Nb28/s400/Couv._S_ouvrir_petite_-4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5475902773253690626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"À partir de la question de la philia (amicalité), Aristote nous aide à nous déshabituer d’une entente « sentimentale » de l’amitié. Nous voyons dès lors qu’il s’agit dans la philia d’un rapport à l’autre eu égard à son être et à son excellence. Sont ici en débat des problèmes métaphysiques centraux dans la mesure où la philia met en jeu chez les Grecs la question de l’être. Comme nous permet de le préciser Heidegger, le rapport entre deux êtres humains est impensable sans que soit élucidée la question du rapport à l’être en général. L’ami est celui qui m’octroie le libre rapport à mon être. Le plus extraordinaire tient au fait que l’ami m’octroie quelque chose dont il n’a pas lui-même la possession. Il donne quelque chose qu’il n’a pas. Mais c’est par lui et grâce à lui que je vais y prendre part – prendre part à cela qui m’est propre. Telle est la splendeur de la finitude humaine : ce qui m’est le plus propre, je n’en ai pas la possession. Dans l’amitié, vous êtes le là de ce que vous avez à être, parce que l’ami vous octroie votre ouverture à l’être. Quant à cet octroi, il n’est pas possible sans la parole qui a de manière très singulière trait à l’amitié dans son sens le plus ample. C’est pourquoi le poète s’appelle l’ami de la maison du monde."&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;S'ouvrir en l'amitié&lt;/span&gt;, quatrième de couverture)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici comment parle un vrai philosophe, de manière simple et profonde, ce qui est le cas du jeune philosophe Hadrien France-Lanord.  La difficulté du simple réside en ceci que nous sommes peu habitués à penser avec assez de rigueur et d'ouverture pour voir ce dont il s'agit. Le phénomène que cherche à atteindre le philosophe est ici l'amitié en son sens le plus haut. Néanmoins, que vous ayez ou non pratiqué les textes philosophiques n'a aucune importance si vous êtes prêts à vous mettre à l'écoute de ce qu'ils ont à dire d'essentiel sur la condition humaine. Quelques rares penseurs sont assez intelligents pour rendre cela perceptible et questionner de manière neuve, personnelle, le sens de l'existence. Hadrien France-Lanord fait partie de ce petit nombre, c'est pourquoi je suis ravi d'annoncer ici la parution de son dernier livre, qui donne son titre à ce post, et l'événement qui se prépare. Les pratiquants de méditation qui suivent les enseignements laïcs de Fabrice Midal au sein de Prajña &amp;amp; Philia ont la chance d'avoir entendu Hadrien donner un enseignement sur l'amitié en 2007. Il revient sur ce thème les 18 et 19 juin prochains lors du week-end "S'ouvrir à soi, aux autres et au monde" à l'occasion de la parution de son ouvrage "S'ouvrir en l'amitié" (Editions du Grand Est, 2010). En voici un court extrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Question : Quelle est la différence entre amour et amitié ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, il n’y a pas de différence radicale (la principale différence réside ici à mon sens dans la dimension du souhait, dans la manière dont est interprété l’optatif du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;volo&lt;/span&gt; dans l’amour ou dans l’amitié).&lt;br /&gt;Dans l’amour comme dans l’amitié, il y a partage d’une ouvertude commune.&lt;br /&gt;Je signale au passage qu’il y a une prodigieuse pensée de l’amour dans les premières pages de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettre sur l’humanisme&lt;/span&gt;. Lisons à présent un autre extrait de Heidegger, celui du tome 38 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’amitié ne prend son essor qu’à partir de la plus haute possibilité pour chacun qu’est cette constance à être intimement soi, ce qui, à vrai dire, est tout à fait autre que la quête d’un je . Malgré ce qui sépare chacun des individus eu égard à leur décision d’être soi, ici, dans l’amitié, est porté à sa plénitude l’unisson abrité en retrait d’une harmonie, à l’aître duquel l’être-abrité en retrait est essentiel. Cet unisson, quant au fond, est toujours ce en quoi se rassemble le fait d’être proprement chez soi à demeure : secret. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hadrien France-Lanord est agrégé de philosophie. Il enseigne en classes  préparatoires au Lycée Malherbe à Caen. Il a notamment publié : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d’un  dialogue&lt;/span&gt;, Fayard. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heidegger à  plus forte raison&lt;/span&gt; (coll.), Fayard. Martin Heidegger (traduction),  L&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a dévastation et l’attente&lt;/span&gt;,  Gallimard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi le post sur le prochain week-end à Paris&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S'ouvrir à soi, aux autres et au monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Du 18 juin 2010 au 19 juin 2010&lt;br /&gt;Avec Hadrien France-Lanord et Fabrice Midal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ecole-occidentale-meditation.com/"&gt;http://www.ecole-occidentale-meditation.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-3286122013156208410?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/3286122013156208410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/souvrir-en-lamitie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3286122013156208410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/3286122013156208410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/souvrir-en-lamitie.html' title='S&apos;ouvrir en l&apos;amitié'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S_5Qj0hc1QI/AAAAAAAAAFw/9PAkM05Nb28/s72-c/Couv._S_ouvrir_petite_-4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-5175336342888382259</id><published>2010-05-12T21:28:00.006+02:00</published><updated>2011-03-26T11:33:58.914+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouddhisme Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Psychanalyse'/><title type='text'>De la sérénité à l’angoisse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S-sB0DbygOI/AAAAAAAAAFI/i2_CQxWp0ZY/s1600/oiseaux%C2%A9Laurence+Gardin.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 297px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S-sB0DbygOI/AAAAAAAAAFI/i2_CQxWp0ZY/s400/oiseaux%C2%A9Laurence+Gardin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470468166158287074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’angoisse, pas sans rapport à la vérité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après une séance particulièrement difficile, un patient de Jacques Lacan hésite à le quitter. Il s’accroche à la main de son analyste : « Mais enfin docteur, j’ai de l’angoisse ! ». A quoi Lacan lui répond : « Mon cher, l’angoisse n’est pas une maladie. Il vous faut comme tout le monde apprendre à vivre avec. » L’anecdote est parlante. Elle appartient au domaine analytique, thérapeutique, mais tout aussi bien existential. Dans son ouvrage Inhibition, Symptôme et Angoisse Freud rappelle que l’angoisse est sans objet défini (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Objektlosigkeit&lt;/span&gt;), contrairement à la peur qui est focalisée sur un danger. Mais l’angoisse est une irruption dans l’inconnaissance générale où nous tenons notre propre vie, pas nécessairement psychopathologique. Ce n’est pas sans rapport avec l’analyse du phénomène de l’angoisse chez le penseur Soren Kierkegaard, qui fait de l’angoisse « le vertige de la liberté ». Ce n’est pas quelque chose qui vous effraie, mais le rien, l’absence de barrière entre vous et le monde, ce monde tel qu’il est. Lacan traite la question de l’angoisse en lui donnant toute son importance en psychanalyse, puisqu’il y consacre une année entière d’enseignement en 1962-1963. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Séminaire Livre X. L’Angoisse &lt;/span&gt;éclaire le point de vue du psychanalyste français sur l’angoisse entendue comme « signal du réel » mais aussi « signe du désir » – le vrai. Dans l’ignorance et l’endormissement, gouverné par l’automatisme de la pensée et du mode de vie, pas d’angoisse. Celle-ci, bien qu’elle ne soit pas considérée comme désirable ou agréable, est le signe d’une vérité plus grande qui ne demande qu’à se faire jour et vient bousculer les habitudes, ouvrir, souvent malgré soi, vers le large. Lacan insiste et affirme en 1970 que dans l’angoisse « nous ne sommes pas sans un rapport avec la vérité » car l’angoisse est « l’affect central, celui autour de quoi tout s’ordonne. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général, on refuse l’angoisse et on croit qu’une existence humaine réussie consisterait à vivre dans la sérénité. On cherche une forme d’existence où l’on serait plutôt à l’aise. On parle, on fait des choses, parfois stressés, pressés, bousculés, mais au fond il n’y a pas de risque. On ne parle pas vraiment, on bavarde ; on n’a pas de vrais problèmes insurmontables, on les monte en épingle pour s’occuper et remplir sa conversation, avec les autres ou soi-même. On agit à moitié, sans trop y croire, les relations, le boulot, on fait aller. La plupart des gens trouvant que tout est très bien ainsi. Or la pratique de la méditation et l’engagement du Bouddha révèlent que ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Bouddha quitte la sérénité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le Bouddha vivait dans un palais où il était supposé demeurer inatteignable, protégé des malheurs de la vie. Néanmoins, la découverte du Bouddha est l’angoisse devant le tragique de l’existence, la vieillesse, la maladie et la mort. Le monde contemporain, par une mise à distance effrénée des vérités pénibles de la vie, se plait dorénavant à croire que ce lot d’épreuves peut être évité, repoussé, oublié. Ce ne sont que des accidents, des ratés dans la gestion technique mondiale. Nous avons tant de gadgets pour éloigner l’angoisse désormais, la société en fabrique sans cesse de plus sophistiqués, et l’échec est tellement colossal… Les bouddhistes doivent redoubler de vigilance. Car la méditation si elle est mal comprise comme une recherche d’une plus grande maîtrise de soi, d’un refoulement de ses affects douloureux, d’une mise à distance de l’angoisse, participe de cette pente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la découverte du Bouddha ne contient aucune promesse. Il commence son enseignement par la première noble vérité de la souffrance. En ce sens, le hinayana est absolument indépassable. C’est vrai, ça a été vrai, ce sera toujours vrai : la roue grince, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;duhkha&lt;/span&gt;. Aucune chance d’échapper à la douleur d’être mortel, habité par une fragilité et une finitude qui nous débordent de toutes parts. Chögyam Trungpa aimait à le rappeler, ici dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jeu d’illusion. Vie et enseignement de Naropa &lt;/span&gt;: « Le problème consiste à adopter l’attitude selon laquelle la douleur doit disparaître et qu’à ce moment-là ce sera le bonheur. C’est la croyance erronée qu’on cultive. La douleur ne s’en va jamais, et nous ne serons jamais heureux. C’est ça la vérité de la souffrance, dukhka satya. La douleur est toujours là ; on ne sera jamais heureux. Il existe donc un mantra pour vous. Ça vaut le coup de le répéter. Vous disposez désormais de la première initiation : vous avez un mantra ». La croyance aveugle dans le « droit au bonheur » qui nie les aspects douloureux de la vie, en mettant l’angoisse de côté comme n’étant pas une vérité spirituelle, se fourvoie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’angoisse réveille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’angoisse est nécessaire. C’est à ce tournant qu’on attend généralement le bouddhisme, qu’il est alors aisé d’étiqueter « pessimiste » car il parle de la souffrance et l’élève comme vérité – et non pas une petite vérité en passant, sur laquelle il ne sera plus nécessaire de revenir une fois dite – une vérité noble. Considérer le bouddhisme comme pessimiste est fallacieux. C’est la recherche du confort qui est un poison d’après le Bouddha, c’est cela n’avoir aucune confiance dans la vie, en jetant le bébé avec l’eau du bain, la grandeur avec la fragilité, la vérité avec la souffrance. C’est, aussi curieux que cela puisse paraître, la sérénité qui nous étouffe le cœur. Qui l’étreint et le contraint à se faire chaque jour plus petit, plus endormi. L’éveil du Bouddha est aux antipodes de cette attitude. Quitter le palais et la route toute tracée pour marcher sur une voie qui reconnaisse l’angoisse au lieu de la nier, voilà l’exemple qu’il nous a laissé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité du dharma est irréductible à la sérénité, elle est bien plus vaste. C’est d’ailleurs très frappant qu’une pensée à ce point sensible à l’angoisse humaine ait été ravalée au rang de la sérénité la plus mièvre. Les enseignements bouddhiques sur l’ego, les trois poisons, la souffrance, la ronde des existences dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;samsara&lt;/span&gt;, tout cela est fait pour nous plonger dans l’angoisse la plus vive, nous réveiller ! Et non nous conforter dans le fait que tout va bien se passer. L’angoisse en ce sens est synonyme de lucidité, d’intelligence, elle nous plonge la tête dans l’eau salutairement sobre de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prajna&lt;/span&gt;, elle tranche le voile des faux-semblants éthérés. La pratique de la méditation est faite de moments d’épreuve intenses, mais parfois dans cette épreuve quelque chose d’immense se donne. Ces épreuves que nous traversons dans la méditation sont autant de manières de nous rappeler que le monde est plus grand que toutes nos fabrications, que toutes nos compréhensions, nos conceptions. Citons pour finir Lacan dans le chapitre intitulé, ce qui devrait en ravir plus d’un, « Les paupières de Bouddha » du séminaire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Angoisse&lt;/span&gt; : « Au reste, en droit, chacun de vous est un Bouddha – en droit, parce que, pour des raisons particulières, vous pouvez avoir été jeté dans le monde avec quelque boiterie qui fera à cet accès un obstacle plus ou moins irréductible. » Le reconnaître est déjà s’engager sur la voie et retrouver, à travers l’angoisse, la vérité de son être. Ces propos sur l’angoisse paraissent à première vue paradoxaux, car la méditation, comme la psychanalyse, sont dorénavant coupées de leur vocation première, qui est d’éveiller celui qui souffre à sa vérité, et non de l’endormir. La première noble vérité est-elle complètement oubliée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Nicolas d’Inca&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Sigmund Freud, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inhibition, Symptôme et Angoisse&lt;/span&gt;, PUF, 2005&lt;br /&gt;Jacques Lacan, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Séminaire Livre X. L’angoisse&lt;/span&gt;, Seuil, 2005&lt;br /&gt;Fabrice Midal, enseignement public « De la sérénité à l’angoisse », inédit&lt;br /&gt;Chögyam Trungpa, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jeu d’illusion&lt;/span&gt;, Seuil, 1997&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouddhisme  Actualités&lt;/span&gt;, N°124, mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-5175336342888382259?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/5175336342888382259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/de-la-serenite-langoisse.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5175336342888382259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/5175336342888382259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/de-la-serenite-langoisse.html' title='De la sérénité à l’angoisse'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S-sB0DbygOI/AAAAAAAAAFI/i2_CQxWp0ZY/s72-c/oiseaux%C2%A9Laurence+Gardin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-1374190873049198347</id><published>2010-05-02T17:46:00.005+02:00</published><updated>2010-05-02T18:07:49.388+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mindfulness'/><title type='text'>Les pouvoirs de la méditation</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S92iSJWNbiI/AAAAAAAAAFA/yXnrm-ewQfo/s1600/897058.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 192px; height: 256px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S92iSJWNbiI/AAAAAAAAAFA/yXnrm-ewQfo/s400/897058.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466703955328069154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel Observateur&lt;/span&gt; fait sa une de couverture (numéro 2372 du 22 au 28 avril 2010) sur la méditation comme nouvelle forme thérapeutique acceptée par la science, hors du domaine strictement spirituel. Les techniques MBSR et MBCT inspirées des travaux de  Jon Kabat-Zinn sont à l'honneur.  Une telle reconnaissance médiatique de la pratique méditative est un événement. Pour fêter cela voici reproduit l'article principal du dossier spécial méditation, par Ursula Gauthier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Connaissance de soi, thérapie antistress, sagesse... Voici que se développe une nouvelle façon de faire le vide et de se concentrer sur l'instant. Hérité des pratiques orientales mais validé par la science, cet art de méditer séduit désormais intellectuels et cadres suractifs&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand vous entendez «méditation », avez-vous tendance à penser ashram, Katmandou, zazen, temple tibétain, musique planante et fumée d'encens ? Pour la plupart d'entre nous, la méditation reste en effet marquée par la grande vague exotique des années 1960 qui a vu son apparition sous nos latitudes. Peu importe l'étonnant succès rencontré depuis dans les monastères d'Europe, où on ne compte plus les bénédictins ou les carmélites qui ont adopté ces méthodes avec ferveur. Ni l'installation durable dans nos paysages de communautés de bouddhistes convertis, avec leurs temples, leurs monastères et leurs congrégations. La méditation continue encore d'être ressentie par le plus grand nombre comme «bizarre», «venue d'ailleurs». Mais les choses risquent de changer rapidement. Cinquante ans après son irruption, la méditation s'est en effet imposée dans un milieu a priori peu propice aux spéculations mystiques : le monde hospitalier. Le mouvement a débuté il y a une vingtaine d'années en Amérique du Nord sous l'impulsion de médecins et des scientifiques intéressés par ses effets thérapeutiques. L'une de ses versions baptisée mindfulness - « pleine conscience » est aujourd'hui pratiquée dans 250 hôpitaux et cliniques. La France commence seulement de s'y mettre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est un besoin désespéré de ne pas me laisser écraser par une maladie incontrôlable qui m'a poussée vers la méditation, écrit Rose M. sur un forum consacré à la fibromyalgie, une affection extrêmement invalidante accompagnée de fatigue constante et de douleurs dans tout le corps. J'avais entendu parler de l'effet du mindfulness sur la douleur chronique, j'ai trouvé sur internet des exercices gratuits. Je pratique depuis trois ans, et je compte bien continuer car la méditation a tout changé pour moi. » Rose M. raconte comment elle ajoutait jadis « la souffrance à la douleur» en luttant sans cesse contre elle-même, en étant «folle de rage » contre ce corps qui la trahissait. Elle vivait dans la plainte, la rancoeur et l'amertume d'avoir perdu sa vie d'avant, sa santé, sa carrière. «La méditation m'a appris à écouter les craquements de mon organisme avec attention et douceur, à travailler avec eux plutôt que contre eux et, du coup, je sais apprivoiser la douleur. Elle m 'a appris aussi à vivre dans le présent, au point que je me demande si au fond je n'y ai pas gagné... » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis, plus de 10 millions de personnes déclarent pratiquer régulièrement une forme de méditation, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. La plupart d'entre elles ne choisissent pas un gourou pour les guider dans les arcanes. Elles sont initiées dans les écoles, les hôpitaux, les administrations, les grandes compagnies, et jusque dans les cabinets d'avocats et les prisons. La recherche n'est pas en reste. Le NIH, Institut national de Santé américain, a financé en 2008 plus de 50 études - contre 3 en 2000 - ayant pour objet d'évaluer l'effet de la mindfulness sur le stress, les addictions, la concentration, la dépression et même les bouffées de chaleur.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La pleine conscience &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas un hasard si Jon Kabat-Zinn, le scientifique qui a mis au point la nouvelle méthode, étudiait le zen dans les années 1970 auprès d'un maître coréen et que, pour se faire de l'argent de poche, il donnait des cours de yoga. Convaincu de l'efficacité de ces pratiques, il cherche un moyen de les rendre assimilables dans une société qui regarde ces jeunes passionnés de spiritualité orientale comme « une armée de Wisigoths aux portes de la ville », se souvient-il avec humour. La solution : purger la pratique de toute référence religieuse ou rituelle. Avec des éléments apparentés empruntés au yoga, au zen et au vipassana (une pratique bouddhiste indo-birmane), il crée une méthode très précise, dotée d'un protocole rigoureux, d'une méthode de formation non moins exigeante, qu'il baptise d'un concept courant dans le bouddhisme : la pleine conscience. Le nom officiel est MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), « réduction du stress basé sur la pleine conscience ». Avec son doctorat de biologie moléculaire obtenu auprès d'un prix Nobel du fameux MIT, il n'a pas trop de mal à convaincre l'hôpital universitaire du Massachusetts de créer une clinique du stress où des malades souffrant de douleurs chroniques seraient formés à la nouvelle méthode. Le succès est tel que peu à peu les indications s'étendent des maux de tête aux douleurs liées aux maladies cardiaques, au sida, au cancer, puis aux affections chroniques, aux maladies immunitaires ou infectieuses, à l'infertilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ses collègues dermatologues, Kabat-Zinn réalise même une expérience frappante sur des malades atteints de psoriasis, soignés dans une cabine d'UV trois fois par semaine. Ceux qui bénéficient d'un simple enregistrement de méditation guidée, diffusé dans la cabine pendant les quelques minutes que dure l'exposition aux rayons UV, verront leurs lésions guérir quatre fois plus rapidement que les autres ! Pour le père de la mindfulness, le doute n'est plus permis : la pleine conscience agit effectivement sur l'organisme. A condition que nous soyons présents au présent, entièrement tournés vers ce qui se passe en nous au moment où ça se passe. « La méditation, ce n'est pas ce que vous croyez, a l'habitude de dire Kabat-Zinn à ses auditeurs. Il ne s'agit pas de «faire le vide» dans sa tête, mais de faire attention au présent, moment après moment. Ce «presque rien» est la chose la plus simple et la plus difficile qui soit, insiste-t-il. Notre révolution digitale nous a catapultés dans un monde où nous sommes sollicités de façon démentielle, où il n'y a plus d'espace de respiration pour notre pauvre intériorité. Nous sommes constamment sur pilote automatique, tellement plus dans le faire que dans l'être ! Or il s'agit précisément de renouer avec notre être. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le potentiel de cette approche pour la pacification du mental et le maintien de l'équilibre émotionnel n'a pas longtemps échappé aux psys. Dès 1993, le psychiatre cognitiviste canadien Zindel Segal et deux de ses collègues anglais s'emparent de la mindfulness et mettent au point une version - intégrant des aspects de leur propre pratique psychothérapeutique - intitulée MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) « thérapie cognitive basée sur la pleine conscience ». Testée sur des patients avec des antécédents dépressifs et anxieux dans son Centre pour les Addictions et la Santé mentale à Toronto, la méthode fait la preuve de son efficacité en réduisant de moitié le risque de nouvelle rechute sur deux ans. Un résultat extraordinaire quand on connaît la fragilité de ces patients et la rareté des interventions adaptées.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour gagner en liberté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Depuis 2000, Zindel Segal vient chaque année en Suisse prodiguer des formations où se presse la fine fleur des psychiatres et psychologues cliniciens d'Europe. Parmi ses premiers auditeurs, le psychiatre Christophe André : «L'idée que nous pouvions éviter la rechute de nos patients dépressifs était une grande nouvelle, qui a permis à la psychiatrie française de s'intéresser à la prévention, chose à laquelle elle s'est mise avec beaucoup de retard. » Le psychiatre de Sainte-Anne est le premier en France à ouvrir dans son service un groupe de méditation, composé pour moitié de patients et pour moitié de personnels médicaux. Au fil des ans, des jeunes soignants viennent s'y former et partent monter des groupes dans différents coins de France. C'est donc d'abord à travers les psys que la mindfulness commence à se répandre en France, d'où elle est en train de se propager vers les centres antidouleur - un schéma inverse à celui qu'ont connu les Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aux psys formés aux thérapies cognitives et comportementales, les TCC, que l'on doit cette ouverture sur la méditation. Les TCCistes cherchent en effet à «recadrer» les patients anxieux ou déprimés en agissant soit sur leurs comportements, soit sur leurs «cognitions », c'est-à-dire sur les «idées automatiques » et généralement fausses et dévalorisantes qu'ils entretiennent en permanence à propos d'eux-mêmes et qui ont pour effet de les pousser à l'échec. Mais comment approcher les émotions inadéquates ou disproportionnées ? « La méditation est un outil plus efficace pour aider à gérer les émotions négatives, la peur, la tristesse, la honte, explique le docteur André. Elle doit passer par d'autres circuits cérébraux que les consignes verbales que nous pouvons leur donner Ces malades, qui font d'habitude tout pour fuir les émotions pénibles, de peur qu'elles les entraînent dans la spirale de la panique ou de la déprime, apprennent concrètement à cohabiter avec eux, le temps de la méditation, sans les fuir ni les corriger. Résultat : ils ont moins peur de leur peur, ils ruminent moins, ils collent moins à leur discours intérieur Ils gagnent donc en liberté. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, explique le psychiatre Frédéric Rosenfeld dans son guide de la méditation (1), cet exercice n'est pas dénué de dangers. Il ne devrait pas être pratiqué par des personnes en phase de dépression ou des personnes vulnérables prédisposées aux délires et aux hallucinations. Le mieux est de s'adresser à des professionnels ayant reçu une bonne formation (2). Quant à ceux qui voudraient s'abreuver à la source originelle, ils peuvent se tourner vers les conseils du moine Matthieu Ricard (3), qui a appris la méditation bouddhiste auprès de vénérables lamas tibétains. Notre moine national est de ceux qui font le pont entre la tradition plurimillénaire de l'Orient bouddhique et les développements les plus récents des neurosciences. En prêtant son cerveau d'athlète à leurs IRM et autres techniques d'imagerie cérébrale, il a contribué à montrer que la pratique régulière de la méditation modifie concrètement la physiologie cérébrale. Depuis les expériences menées sur ces cobayes d'un genre particulier, la notion de «plasticité cérébrale» a pris le pas sur celle de «perte neuronale ». Non, notre cerveau ne s'appauvrit pas irrémédiablement avec l'âge. Il peut au contraire se muscler, s'étoffer et gagner des qualités que seul l'entraînement intensif permet d'acquérir, comme les états durables de sérénité, de compassion et de bonheur.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)«Méditer, c'est se soigner», Les Arènes. &lt;br /&gt;(2) Voir l'annuaire de l'Association pour le Développement de la Mindfulness&lt;br /&gt; (3) «L'Art de la méditation», Nil &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6724563961302767155-1374190873049198347?l=psychologie-meditation.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/097924/les-pouvoirs-de-la-meditation.html' title='Les pouvoirs de la méditation'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/feeds/1374190873049198347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/les-pouvoirs-de-la-meditation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1374190873049198347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6724563961302767155/posts/default/1374190873049198347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychologie-meditation.blogspot.com/2010/05/les-pouvoirs-de-la-meditation.html' title='Les pouvoirs de la méditation'/><author><name>Nicolas D'Inca</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02140959995854884498</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='25' src='http://2.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/TC81E1RBIRI/AAAAAAAAAG0/5dKKOzy7yYo/S220/_MG_8222.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S92iSJWNbiI/AAAAAAAAAFA/yXnrm-ewQfo/s72-c/897058.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6724563961302767155.post-7357940915932517919</id><published>2010-04-19T15:50:00.003+02:00</published><updated>2010-04-19T16:05:12.762+02:00</updated><title type='text'>"Méditation, psychothérapie et développement intérieur" par le Dr Jacques Vigne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S8xh5NHB-hI/AAAAAAAAAEw/PSlg13NBwjc/s1600/vigne.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_joBPf00OyFs/S8xh5NHB-hI/AAAAAAAAAEw/PSlg13NBwjc/s320/vigne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5461848083493157394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une fois n'est pas coutume, c'est à Jacques Vigne, un spécialiste de la méditation hindouiste, de la transe profonde et de la psychologie transpersonnelle que je laisse la parole dans ces colonnes du blog "Psychologie et Méditation". En chiasme parfait avec ce titre, son dernier ouvrage "Soigner son âme" (Albin Michel, 2007) est sous-titré "Méditation et Psychologie". Il y développe nombre d'idées fort intéressantes pour notre sujet.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le Dr Jacques Vigne a reçu une formation de psychiatre à Paris. Il est ensuite parti en Inde dans le cadre de la bourse de recherche Romain Rolland, allouée à trois ou quatre chercheurs chaque année pour des sujets d'étude permettant une meilleure rencontre entre l'lnde et la France, puis avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme. Il vit depuis dix ans en Inde, où il écrit et suit une formation traditionnelle dans la voie du Yoga et du Védanta. Ses livres sont traduits ou en cours de traduction dans plusieurs langues et sont en passe de devenir des classiques en matière de psychologie et de psychothérapie transpersonnelle. Voici comment il explique son approche :&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Méditation, psychothérapie et développement intérieur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La thérapie la plus naturelle de l'esprit, c'est la méditation. Encore faut-il être capable de se l'appliquer à soi-même, ou trouver quelqu'un qui puisse nous aider à la pratiquer. Nous allons envisager différents aspects de cette question.&lt;br /&gt;La médecine traditionnelle de l'Inde s'appelle l'Ayur-Véda. On y trouve une classification des troubles psychiatriques qui correspond à notre distinction entre psychose et névrose, et des idées de traitement médicamenteux par des herbes, la Réserpia par exemple, pour des états d'excitation. La thérapie par la parole est aussi abordée. Les guérisseurs traditionnels sont très actifs; 80 % des indiens ont été les voir au moins une fois dans leur vie . Ils peuvent pratiquer des rituels pour le malade, et l'amener dans un temple de guérison où il rentrera en transe. Ces traitements sont de courte durée, pour faire passer une crise. Si le sujet veut s'explorer plus à fond, qu'il en a à la fois la motivation et la capacité, il ira voir un g(o)ur(o)u, qui lui conseillera des pratiques, qui, chez des jeunes ou des sujets au mental agité, sont davantage orientées vers le service à rendre à la communauté plutôt que vers la recherche d'une méditation intensive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question du choix du g(o)ur(o)u est des plus importantes, car il sera l'objet d'un transfert majeur, pour employer le vocabulaire de la psychologie; à cause de cela, le véritable g(o)ur(o)u traditionnel a beaucoup plus de devoirs que de droits envers le disciple. Il se doit en particulier de mener une vie pure et d'être détaché des biens matériels, critère qui rentre parfois en conflit avec des institutions à l'assiette financière bien établie. On peut dire que le g(o)ur(o)u traditionnel est l'archétype de celui qui aide; en cela on peut tirer profit d'un rapprochement avec le thérapeute. C'est ce sujet que j'ai traité dans mon premier ouvrage" Le Maître et le thérapeute ". Devant la multiplication des écoles de psychothérapie et des groupes spirituels indépendants, la question se pose pour le public de savoir qui peut aider, à quel niveau et dans quelles conditions. Sur ce sujet-là, nous avons beaucoup à apprendre du pluralisme de l'hindouisme, qui a toujours connu une multiplicité d'écoles et d'idées sur l'esprit sans que cela nuise pour autant à sa vitalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai abordé dans mon second ouvrage « Eléments de psychologie spirituelle », la façon dont certains syndromes de psychopathologie peuvent être compris dans une perspective spirituelle ouverte. Par exemple, la dépression avec son immobilité, son détachement des objets antérieurs d'investissement habituel peut être le point de départ d'un retour à soi méditatif, pour autant que le patient puisse arriver à considérer positivement l'irruption dépressive: celle-ci est, au début, une sorte de coup de force du corps qui ne veut plus disperser son énergie à l'extérieur et qui fait en sorte de rester plus à l'intérieur. C'est là que l'habileté d'un thérapeute accoutumé aux questions spirituelles pourra constituer une grande aide. Je discute de cette façon d'autres symptômes de la dépression, ainsi que ceux de la schizophrénie et de la régression. Je remets en question la notion de normalité. La véritable normalité du point de vue spirituel n'est pas statique, mais évolutive. Une personnalité vraiment saine doit être capable de se dépasser elle-même, de transcender ses limites pour pouvoir faire l'expérience de l'unité fondamentale avec tous les êtres dans leur variété. C'est ce qu'enseigne l'Orient répétitivement, et en fait la tradition chrétienne également, pour peu qu'on la connaisse. Dans la seconde partie d' "Eléments de psychologie spirituelle", je cherche à comprendre pourquoi la notion de maître spirituel si courante en orient ne s'est guère développée dans le Christianisme; il semble que ce soit principalement parce qu'il s'agit d'une notion en concurrence avec le pouvoir d'une hiérarchie centralisée. J'y aborde aussi la notion du sens du corps et de la souffrance, thème que j'étudie à nouveau, dans les pratiques spirituelles chrétiennes (les Pères du désert) et hindoues (Ie Yoga) à l'occasion d'un écrit postérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Méditation et psychologie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans mon troisième livre " Méditation et psychologie " paru récemment, j'essaie de préciser ce qu'est l'approche méditative: ni introspection verbale, ni analyse, mais présence intuitive aux messages du corps à chaque instant et essai, par la pacification et la compréhension du lien corps-mental, de percevoir une conscience stable en-dessous du brouillage continu qu'apportent les pensées et les sensations automatiques. Il y a de nombreuses
